Algérie: 23 détenus d'opinion en grève de la faim (ONG)

Des petits groupes d'activistes tentent aussi de défiler le samedi, lors de marches qui sont souvent rapidement étouffées dans l'oeuf par la police. (AFP)
Des petits groupes d'activistes tentent aussi de défiler le samedi, lors de marches qui sont souvent rapidement étouffées dans l'oeuf par la police. (AFP)
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Publié le Samedi 10 avril 2021

Algérie: 23 détenus d'opinion en grève de la faim (ONG)

  • «Samedi 10 avril 2021, les 23 détenus sont au quatrième jour de grève de la faim à la prison d'El Harrach (à Alger) entamée depuis mercredi 7 avril», a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook
  • Après un an d'interruption, pandémie oblige, les hirakistes redescendent dans la rue depuis le 22 février, date du deuxième anniversaire du soulèvement populaire, pour réclamer le démantèlement du «système» en place depuis l'indépendance de l'Algérie en 1

ALGER : Vingt-trois détenus, écroués après une marche du mouvement antirégime du Hirak il y a une semaine à Alger, sont en grève de la faim depuis mercredi, a rapporté samedi une association de soutien aux prisonniers d'opinion.

"Samedi 10 avril 2021, les 23 détenus sont au quatrième jour de grève de la faim à la prison d'El Harrach (à Alger) entamée depuis mercredi 7 avril", a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

Le 3 avril, 24 personnes avaient été arrêtées, dont les 23 grévistes de la faim, poursuivies pour "atteinte à l'unité nationale et attroupement non armé".

Elles avaient été interpellées alors que des militants du Hirak tentaient de défiler dans le centre de la capitale algérienne.

Après un an d'interruption, pandémie oblige, les hirakistes redescendent dans la rue depuis le 22 février, date du deuxième anniversaire du soulèvement populaire, pour réclamer le démantèlement du "système" en place depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962.

Ils manifestent habituellement chaque mardi, pour les étudiants, et vendredi, jour emblématique de la contestation. 

Des petits groupes d'activistes tentent aussi de défiler le samedi, lors de marches qui sont souvent rapidement étouffées dans l'oeuf par la police.   

Plusieurs militants ont encore été interpellés ce samedi à Alger, notamment à la Casbah (vieille ville) et dans le quartier populaire de Bab El Oued, bastion du Hirak, selon le CNLD qui n'en précise pas le nombre. 

Cette association a recensé une soixantaine de personnes associées au Hirak et aujourd'hui derrière les barreaux.

En février, une quarantaine de détenus d'opinion avaient été libérés après une mesure de grâce du président Abdelmadjid Tebboune.

Le Hirak est aujourd'hui accusé par le pouvoir d'être infiltré par des activistes islamistes, héritiers du Front islamique de salut (dissous en 1992), qui chercheraient à entraîner le mouvement de protestation dans l'action violente.

Dans son dernier rapport annuel publié mercredi, Amnesty International a dénoncé le fait que "cette année encore, les autorités ont arrêté et poursuivi en justice des manifestant.e.s pacifiques, des journalistes, des militant.e.s et des citoyen.ne.s qui n'avaient fait qu'exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique".

La diplomatie américaine a également épinglé l'Algérie, dans son rapport sur la situation des droits humains dans le monde, dénonçant en particulier la détention arbitraire de prisonniers politiques, le manque d'indépendance de la justice et les restrictions à la liberté d'expression et de la presse.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.