Erdogan ne souhaite pas une «hausse des tensions» entre l'Ukraine et la Russie

«Nous ne voulons pas une hausse de tensions dans notre région commune», a dit le président turc pendant une conférence de presse avec son homologue ukranien Volodymyr Zelensky, en visite dans son pays. (Photo, AFP)
«Nous ne voulons pas une hausse de tensions dans notre région commune», a dit le président turc pendant une conférence de presse avec son homologue ukranien Volodymyr Zelensky, en visite dans son pays. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 11 avril 2021

Erdogan ne souhaite pas une «hausse des tensions» entre l'Ukraine et la Russie

  • La Turquie était prête à accorder «toute forme de soutien» en vue du règlement du conflit et qu'elle refusait de reconnaître l'annexion de la Crimée par la Russie
  • Erdogan: Notre principal objectif est d'assurer que la mer Noire puisse demeurer une mer de paix et de coopération

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi ne pas souhaiter une hausse des tensions entre la Russie et l'Ukraine, où le conflit dans l'est perdure, tandis que la Turquie a annoncé le passage prochain de navires de guerre américains par ses détroits en mer Noire.

«Notre principal objectif est d'assurer que la mer Noire puisse demeurer une mer de paix et de coopération. Nous ne voulons pas une hausse de tensions dans notre région commune», a dit le président turc pendant une conférence de presse avec son homologue ukranien Volodymyr Zelensky, en visite dans son pays.

«Nous pensons que la crise actuelle doit être réglée par des moyens pacifiques, sur la base du droit international et du respect de l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a-t-il ajouté.

Des responsables ukrainiens et américains se sont inquiétés ces derniers jours de l'arrivée de milliers de soldats et de matériel russes à la frontière russo-ukrainienne, sur fond de regain des incidents entre forces de Kiev et séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Le chef de l'Etat turc a aussi souligné que la Turquie était prête à accorder «toute forme de soutien» en vue du règlement du conflit et qu'elle refusait de reconnaître l'annexion de la Crimée par la Russie. 

«Le soutien de la Turquie au rétablissement de notre souveraineté territoriale est primordial», a de son côté affirmé le président ukrainien.

Ankara a annoncé vendredi que deux bâtiments de guerre américains allaient transiter les 14 et 15 avril par le détroit du Bosphore en direction de la mer Noire, conformément à la convention de Montreux.

Ce traité datant de 1936 garantit la libre navigation des navires civils dans les détroits turcs. Mais les pays non riverains de la mer Noire doivent annoncer 15 jours au préalable le passage de leurs bateaux de guerre qui ne peuvent rester sur place plus de 21 jours.

Le président russe Vladimir Poutine a demandé vendredi au cours d'un appel téléphonique passé à son homologue turc de préserver ce traité dont une éventuelle remise en question à cause d'un projet de canal a récemment suscité des débats en Turquie.

Selon des observateurs, une éventuelle suspension du traité pourrait faciliter l'accès à la mer Noire des navires de guerre de pays non-riverains, comme les Etats-Unis et d'autres Etats membres de l'Otan, ce que Moscou voit d'un mauvais œil.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.