L'ambassadrice du Gabon en France dépose plainte pour «menaces»

«Je suis profondément attachée à la liberté d'expression que je respecte, mais je ne saurais tolérer ni le sexisme, ni la menace, encore moins la violence», a réagi Mme Massala, nommée ambassadrice du Gabon en France le 3 septembre. (Capture d'écran, YOUTUBE)
«Je suis profondément attachée à la liberté d'expression que je respecte, mais je ne saurais tolérer ni le sexisme, ni la menace, encore moins la violence», a réagi Mme Massala, nommée ambassadrice du Gabon en France le 3 septembre. (Capture d'écran, YOUTUBE)
Short Url
Publié le Dimanche 11 avril 2021

L'ambassadrice du Gabon en France dépose plainte pour «menaces»

  • Dans une vidéo sur YouTube d'un peu plus de 24 minutes, un homme s'adresse directement à Mme Massala
  • «Si on touche un cheveu des Gabonais, tu nous verras à l'ambassade», ajoute-t-il, précisant connaître l'adresse personnelle de Mme Massala

PARIS: L'ambassadrice du Gabon en France Liliane Massala a déposé plainte pour «menaces» après la diffusion d'une vidéo dans laquelle un homme appelait à s'en prendre à elle, a indiqué samedi l'un de ses avocats, confirmant une information du Parisien.

«Les menaces proférées par cette personne ont été vécues comme choquantes par Mme Liliane Massala», qui «entend refuser les menaces de violences qui la visent», est-il écrit dans la plainte déposée mardi auprès du procureur de Paris par Me Martin Pradel et Georges-Jean Betto, avocats de l'ambassadrice.

Dans une vidéo d'un peu plus de 24 minutes, publiée le 21 octobre sur la chaine Youtube d'un journaliste gabonais en exil et opposant au régime, un homme s'adresse directement à Mme Massala. 

«Je viens t'annoncer la bonne nouvelle, la résistance viendra te souhaiter la bienvenue à Paris (...) Tu viens représenter la junte au pouvoir, un régime dictatorial», annonce l'auteur.

«Si on touche un cheveu des Gabonais, tu nous verras à l'ambassade», ajoute-t-il, précisant connaître l'adresse personnelle de Mme Massala.

«Celui qui t'a nommée à Paris t'a envoyée au casse pipe. On va s'occuper de toi copieusement (...) Ce ne sera pas méchant, mais ce sera pour exprimer notre ras-le-bol (...) Tu vas devoir coopérer avec nous, si tu ne coopères pas, tant pis pour toi», dit-il à Mme Massala, ancienne conseillère de l'ex-chef de l'Etat Omar Bongo. 

«Nous apportons notre entier soutien à notre ambassadeur», a déclaré Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence gabonaise. «Les propos tenus particulièrement violents, sont proprement inadmissibles et condamnables. Il est intolérable qu'aujourd'hui, en France, des personnes puissent se sentir investies d'un tel sentiment d'impunité qu'elles en viennent à proférer des insultes et voir même des menaces d'agression. (...) Nous déplorons à regret que malgré des plaintes déposées sur de telles affaires, aucune suite judiciaire n'ait été donnée. Il est désormais grand temps que tout cela ne cesse. Vraiment», a-t-il poursuivi.

«L'individu filmé menace directement et nommément Mme Liliane Massala, en particulier si elle ne se comporte pas comme le souhaite le groupe “La Résistance”», faisant notamment allusion à «une prise d'otage», est-il indiqué dans la plainte.

«Je suis profondément attachée à la liberté d'expression que je respecte, mais je ne saurais tolérer ni le sexisme, ni la menace, encore moins la violence», a réagi Mme Massala, nommée ambassadrice du Gabon en France le 3 septembre. 

Dans la plainte, il est rappelé que des manifestants avaient envahi et dégradé l'ambassade gabonaise, située dans le XVIe arrondissement de Paris, en juin 2018. Ils avaient piétiné la photo du président, Ali Bongo, dont la réélection en 2016 avait entrainé des émeutes au Gabon.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

Short Url
  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Short Url
  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Short Url
  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.