Moyen-Orient: retour aux PIB pré-Covid dès 2022 pour les pays les plus vaccinés (FMI)

Les gens s'inscrivent avant de recevoir une dose de vaccin contre la maladie covid-19, au Centre international de convention et d'exposition de Riyad dans la capitale saoudienne Riyad, le 21 janvier 2021. L'Arabie saoudite a lancé sa campagne de vaccination contre le coronavirus le 17 décembre après avoir reçu le premier envoi de le vaccin Pfizer-BioNTech. (Fayez Nureldine / AFP)
Les gens s'inscrivent avant de recevoir une dose de vaccin contre la maladie covid-19, au Centre international de convention et d'exposition de Riyad dans la capitale saoudienne Riyad, le 21 janvier 2021. L'Arabie saoudite a lancé sa campagne de vaccination contre le coronavirus le 17 décembre après avoir reçu le premier envoi de le vaccin Pfizer-BioNTech. (Fayez Nureldine / AFP)
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Publié le Dimanche 11 avril 2021

Moyen-Orient: retour aux PIB pré-Covid dès 2022 pour les pays les plus vaccinés (FMI)

  • Selon le FMI, la croissance dans la région va s'accélérer pour atteindre 4% cette année, soit une hausse de 0,9 point par rapport à sa dernière projection publiée début février
  • Le Liban, frappé par des crises économique, sociale et politique, est le seul pays de la région où l'activité devrait encore se contracter après une récession de 25% en 2020

DUBAI: Les économies du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) qui auront le plus vacciné leur population contre le Covid-19 retrouveront l'an prochain leur niveau d'avant la pandémie, a affirmé dimanche le Fonds monétaire international (FMI), relevant ses prévisions de croissance régionale pour 2021.

La région MENA, qui comprend tous les pays arabes et l'Iran, a connu une contraction de 3,4% de son PIB en 2020, selon les dernières estimations, en raison de la baisse des prix du pétrole et des mesures de confinement prises pour empêcher la propagation du coronavirus.

Selon le FMI, la croissance dans la région va s'accélérer pour atteindre 4% cette année, soit une hausse de 0,9 point par rapport à sa dernière projection publiée début février.

Dans son rapport sur les perspectives économiques régionales publié dimanche, le FMI dit s'attendre à ce que les niveaux de PIB des pays qui ont le plus vacciné atteignent l'année prochaine les niveaux de 2019, tandis que pour les autres, la reprise se produira plus tard, entre 2022 et 2023.

« Cette reprise à plusieurs vitesses se situe à différents niveaux, entre ceux qui sont rapides dans la vaccination (...), ceux qui seront lents et ceux qui seront en retard », a déclaré Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI.

« Le déploiement du vaccin et la réponse politique jouent un rôle important dans la qualité et la profondeur de la reprise » économique, a-t-il ajouté.

Certains pays de la région, en particulier dans le Golfe, ont lancé de vastes campagnes de vaccination. Mais l'accès aux vaccins reste un défi pour de nombreux autres pays en raison de pénuries, de retards de livraisons, de conflits internes et de difficultés financières.

Après une contraction de 4,8% en 2020, les Etats du Golfe, riches en pétrole, devraient connaître une croissance de 2,7% cette année. 

Le Liban, frappé par des crises économique, sociale et politique, est le seul pays de la région où l'activité devrait encore se contracter après une récession de 25% en 2020.

Le pays, qui peine depuis des mois à former un nouveau gouvernement, a engagé l'an dernier des discussions avec le FMI au sujet d'un soutien financier, mais elles se sont rapidement heurtées à un mur en raison de l'absence de consensus politique sur les réformes nécessaires.

« En l'absence de gouvernement, il est très difficile pour nous de fournir autre chose qu'une assistance technique et un soutien politique », a déclaré Azour.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.