Le roi Salmane d’Arabie saoudite autorise les prières de Tarawih dans les deux saintes mosquées

Saoudiens et expatriés font leurs prières à la Grande Mosquée de La Mecque. (Fichier / AFP)
Saoudiens et expatriés font leurs prières à la Grande Mosquée de La Mecque. (Fichier / AFP)
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Publié le Lundi 12 avril 2021

Le roi Salmane d’Arabie saoudite autorise les prières de Tarawih dans les deux saintes mosquées

  • Les permis de la Omra peuvent être obtenus dans les hôtels entourant la Grande Mosquée
  • Le ministère des Affaires Islamiques a annoncé que les prières Tarawih et Qiyaam seront combinées avec la prière de Isha dans toutes les mosquées du Royaume, et qu'elles ne dépasseront pas 30 minutes

RIYAD: Le roi Salmane d’Arabie saoudite a autorisé les prières de Tarawih dans la Grande Mosquée de La Mecque et la Mosquée du Prophète à Médine pendant le Ramadan, à condition de les réduire à 10 raka’ats.

Cheikh Abdul Rahman Al-Sudais, chef de la présidence pour les affaires des deux saintes mosquées, a déclaré que la décision était basée sur la volonté du roi Salmane de continuer à organiser les rituels dans les deux mosquées et d'exploiter tous les moyens disponibles pour aider les fidèles à accomplir les rites dans un environnement sûr qui répond à toutes les normes sanitaires internationales.

Il a ajouté que la présidence déployait tous les efforts possibles pour servir les pèlerins et les fidèles pendant le Ramadan.

Le ministère des Affaires Islamiques a annoncé que les prières Tarawih et Qiyaam seront combinées avec la prière de Isha dans toutes les mosquées du Royaume, et qu'elles ne dépasseront pas 30 minutes.

Le ministère a déclaré que la décision avait été prise de réduire la durée de passage des fidèles à l'intérieur des mosquées afin d'éviter des taux élevés d'infection.

Le ministère du Hajj et de la Omra indique qu'à partir du 1er jour du Ramadan, des permis pour la Omra, des prières et des visites aux deux saintes mosquées seront accordées aux personnes qui ont reçu le vaccin Covid-19, selon disponibilité à partir de l'application Tawakkalna.

Le ministère indique aussi que les permis de la Omra peuvent être obtenus dans les hôtels entourant la Grande Mosquée pendant le Ramadan.

Les autorités ont déclaré la semaine dernière que seuls les pèlerins titulaires d'un permis seront autorisés à entrer dans la Grande Mosquée et faire les prières de la Omra pendant le mois de Ramadan et jusqu'à la fin de la pandémie.

Le ministère, en coordination avec l'Autorité saoudienne pour les données et l'intelligence artificielle, signale que les hôtels ne pourront délivrer que des permis de la Omra, pas les permis de prier dans la Grande Mosquée, via les applications Tawakkalna et Eatmarna, conformément aux exigences réglementaires et aux protocoles sanitaires agréés.

Le ministère précise que ces mesures viennent se rajouter aux contrôles et protocoles précédemment annoncés pour la délivrance des permis de la Omra ainsi que des permis de prière dans la Grande Mosquée pendant le Ramadan pour ceux qui répondent aux exigences sanitaires, de sorte que les services prodigués aux pèlerins de la part des secteurs public et privé soient couronnés de succès.

Il appelle les gens à respecter les mesures préventives pour assurer la santé et la sécurité des personnes visitant la Grande Mosquée.

 

Cet article est la traduction d’un article paru sur Arab News


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
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  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com