La Tunisie développe un vaccin contre la Covid-19

Les différents pays travaillent simultanément sur le développement d'un vaccin contre la COVID-19 (Chandan KHANNA/AFP)
Les différents pays travaillent simultanément sur le développement d'un vaccin contre la COVID-19 (Chandan KHANNA/AFP)
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Publié le Mercredi 19 août 2020

La Tunisie développe un vaccin contre la Covid-19

  • L'équipe, qui « a commencé à travailler dès le début de la pandémie, a déjà développé un vaccin à base d'ADN contre la rage et utilise la même technologie dans ses recherches »
  • Les autorités tunisiennes ont également annoncé mercredi que tous les voyageurs devront désormais présenter un test PCR négatif pour entrer dans le pays, quelque soit leur provenance

TUNIS: Les autorités sanitaires tunisiennes ont annoncé mercredi travailler à un vaccin contre le nouveau coronavirus, au moment où le pays fait face à une hausse inédite de cas, dans la foulée de l'ouverture de ses frontières pour l'été.

« Nous sommes encore dans les étapes précliniques », a indiqué à la presse Hechmi Louzir, directeur de l'Institut Pasteur de Tunis. L'équipe, qui « a commencé à travailler dès le début de la pandémie, a déjà développé un vaccin à base d'ADN contre la rage et utilise la même technologie dans ses recherches », a-t-il précisé.

Aucun vaccin n'est encore prêt à être commercialisé, mais 168 candidats vaccins sont en développement dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). D'autre part, les autorités tunisiennes ont également annoncé mercredi que tous les voyageurs devront désormais présenter un test PCR négatif pour entrer dans le pays, quelque soit leur provenance.

C'était déjà le cas pour des pays comme la France, la Belgique ou le Royaume Uni, mais pas pour les voyageurs arrivant d'Allemagne ni d'Italie. Depuis la décision de supprimer la quarantaine obligatoire et d'ouvrir les frontières le 27 juin, la Tunisie, qui avait circonscrit la pandémie, a enregistré des taux records de contaminations selon le ministère de la Santé.

Mardi, les autorités sanitaires ont signalé 129 nouveaux cas, portant le nombre total de malades identifiés à 2.314, dont 57 morts. Les masques sont de nouveau obligatoires dans tous les espaces publics, en particulier dans les transports en commun et services publics.

La dégradation de la situation sanitaire coïncide avec des remous politiques dans le pays après la démission du Premier ministre et la nomination d'un successeur qui doit composer un gouvernement d'ici fin août.

Ces crises ont frappé de plein fouet une économie déjà fragile, avec un recul record du PIB de -21,6% au second trimestre par rapport à la même période l'an passé, selon l'Institut national de la Statistique. Le chômage, qui ronge les rêves des jeunes et des diplômés, est lui passé de 15% à 18% officiellement au deuxième trimestre, son plus haut niveau depuis fin 2011 selon l'INS.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.