Khaled Mechaal élu chef du bureau politique du Hamas pour l'étranger

La direction du Hamas a indiqué dans un communiqué que Khaled Mechaal, chef de l'ensemble du Hamas de 1996 à 2017 et qui vit au Qatar, a été élu chef de son bureau politique pour l'étranger. (Photo, AFP)
La direction du Hamas a indiqué dans un communiqué que Khaled Mechaal, chef de l'ensemble du Hamas de 1996 à 2017 et qui vit au Qatar, a été élu chef de son bureau politique pour l'étranger. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 13 avril 2021

Khaled Mechaal élu chef du bureau politique du Hamas pour l'étranger

  • L'élection de Mechaal, au terme d'un vote secret, intervient alors que des premières élections palestiniennes en 15 ans sont prévues ces prochains mois
  • Dans le cadre de ses élections internes, la direction du Hamas doit encore décider si elle va reconduire dans ses fonctions le pragmatique Ismaïl Haniyeh

GAZA: Le mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza a annoncé lundi soir l'élection de son ancien leader Khaled Mechaal à titre de chef de son bureau politique pour l'étranger.

Le Hamas a lancé en début d'année des élections internes ayant jusqu'à présent mené à la réélection le mois dernier de Yahya Sinouar à la tête de son bureau politique dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants sous contrôle du mouvement islamiste et sous blocus israélien depuis 2007.

Or lundi soir, la direction du Hamas a indiqué dans un communiqué que Khaled Mechaal, chef de l'ensemble du Hamas de 1996 à 2017 et qui vit au Qatar, a été élu chef de son bureau politique pour l'étranger, tâche pour laquelle il sera secondé par Moussa Abou Marzouq, un membre fondateur de l'organisation.

Dans le cadre de ses élections internes, la direction du Hamas, une organisation considérée terroriste par de nombreux pays occidentaux, doit encore décider si elle va reconduire dans ses fonctions le pragmatique Ismaïl Haniyeh, qui avait succédé en 2017 à M. Mechaal, à titre de chef de l'ensemble du bureau politique du mouvement.

L'élection de M. Mechaal, au terme d'un vote secret, intervient alors que des premières élections palestiniennes en 15 ans sont prévues ces prochains mois avec à l'agenda des législatives le 22 mai et une présidentielle le 31 juillet.

Au total, 36 listes de candidatures ont été approuvées pour prendre part aux législatives de mai, a annoncé la semaine dernière la Commission électorale pour ce scrutin prévu en théorie dans la bande de Gaza, en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée. 

Israël interdit toute activité politique palestinienne à Jérusalem mais les responsables palestiniens insistent pour que le vote ait lieu dans l'est de la ville, revendiqué comme capitale de leur futur Etat. Jusqu'à présent, Israël n'a pas donné son feu vert à la tenue des élections dans la partie orientale de la Ville sainte.

Ces élections palestiniennes s'inscrivent dans le cadre d'efforts des principaux mouvements--le Fatah laïc du président Mahmoud Abbas qui siège en Cisjordanie et le Hamas au pouvoir à Gaza-- pour légitimer leur voix sur la scène internationale, notamment auprès du président Joe Biden après avoir rompu il y a quelques années les liens avec l'administration Donald Trump jugée par eux trop favorable à l'Etat hébreu.


Mohammed ben Salmane reçoit le président ouzbek à Djeddah

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
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RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev mercredi à Djeddah.

 

Plus d’infos à suivre


OMS : le Maroc dans le Top 3 pour la hausse de l'espérance de vie en Afrique

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
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  • Le Maroc n’est pas seul sur le podium puisqu’il est accompagné par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans
  • Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

CASABLANCA : Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur 12 pays du continent, le Maroc fait partie des trois premiers où l’espérance de vie est la plus forte. 

Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

Le rapport de l’OMS qui couvre une période de 19 ans (de 2000 à 2019) révèle qu’en Afrique, l'espérance de vie «en bonne santé» est passée de 47 à 56 ans en Afrique, contre 64 ans de moyenne mondiale, la couverture des services de santé essentiels s’est également améliorée, passant de 24% en 2000 à 46% en 2019.

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l'Afrique, la volonté de la région africaine d’améliorer la santé et le bien-être de la population explique cette augmentation, «Mais les progrès doivent continuer. Si les pays ne renforcent pas les mesures contre la menace du cancer et d'autres maladies non transmissibles, les avancées en matière de santé pourraient être compromises» a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, si des efforts ont été déployés pour rétablir les services essentiels affectés par la crise sanitaire, la plupart des gouvernements africains financent moins de 50% de leurs budgets de santé, ce qui se traduit par d’importants déficits de financement. 

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé.

 


Brûlée par son mari en raison d’une grossesse non désirée, une Libanaise meurt à l'hôpital

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
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  • Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a passé onze jours en soins intensifs pour des brûlures sur tout le corps
  • Son mari a été arrêté alors qu'il prévoyait de fuir à l’étranger

DUBAÏ: Une femme libanaise enceinte qui avait été violemment battue et brûlée par son mari parce qu'elle ne voulait pas avorter est décédée à l'hôpital mercredi.

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a perdu sa lutte pour la vie à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours.

Un médecin de l'hôpital a déclaré mardi que Hana avait été admise à l’hôpital le 6 août, et qu’elle recevait un traitement pour des brûlures sur tout le corps.

Il a ajouté que l’enfant qu’elle portait était mort et qu’il a dû être retiré par intervention chirurgicale. Il a décrit les chances de survie de Hana comme «très faibles».

Un ami de la famille, Abdel Rahman Haddad, a affirmé à Arab News que Hana était décédée mercredi. Un responsable de l'hôpital a confirmé la nouvelle et a déclaré que son corps avait déjà été réclamé par sa famille.

Selon les médias locaux, le mari de Hana, identifié uniquement par les initiales A. A., a battu sa femme parce qu'elle refusait d'avorter.

Il aurait déclaré que le couple – d'un milieu pauvre de la ville de Tripoli, dans le nord du pays – n'avait pas les moyens d’élever cet enfant.

S'adressant à Al-Jadeed TV mardi, la tante de Hana a confié: «Quand elle a refusé d'avorter, il l'a ramenée à la maison et l'a brûlée au moyen d’une bonbonne de gaz.»

Abdel Rahman Haddad a indiqué que A. A. avait été arrêté par les Forces de sécurité intérieure libanaises alors qu'il prévoyait de fuir le pays.

Avant son décès, la famille de Hana avait lancé plusieurs appels à un soutien financier pour l'aider à payer le traitement hospitalier, qui comprenait de multiples opérations et des transfusions sanguines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com