Première à Gaza: deux femmes entrent au bureau politique du Hamas

Des filles palestiniennes passent devant une fresque pro-Hamas représentant le chef spirituel du Hamas, Sheikh Ahmed Yassin, dans la ville de Gaza le 9 mars 2021. (AFP)
Des filles palestiniennes passent devant une fresque pro-Hamas représentant le chef spirituel du Hamas, Sheikh Ahmed Yassin, dans la ville de Gaza le 9 mars 2021. (AFP)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

Première à Gaza: deux femmes entrent au bureau politique du Hamas

  • Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche soir la composition de son nouveau bureau politique dans lequel figurent deux femmes pour la première fois de son histoire
  • Il a dévoilé dimanche l'identité des 20 membres de son bureau politique à l'issue de scrutins internes menés à l'approche des premières élections générales - législatives en mai, présidentielle, prévues en 15 ans dans les Territoires palestiniens

GAZA : Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche soir la composition de son nouveau bureau politique dans lequel figurent deux femmes pour la première fois de son histoire.  

Le Hamas avait annoncé la semaine dernière la réélection de Yahya Sinouar à la tête de son bureau politique dans cette enclave palestinienne surpeuplée de deux millions d'habitants et sous blocus israélien.

Il a dévoilé dimanche l'identité des 20 membres de son bureau politique à l'issue de scrutins internes menés à l'approche des premières élections générales - législatives en mai, présidentielle en juillet - prévues en 15 ans dans les Territoires palestiniens.

Parmi eux figurent deux femmes, Jamila Chanti et Fatima Chourab, elle-même présidente de la Commission des femmes, selon la liste officielle consultée par l'AFP. 

Si Mme Chourab avait droit à un poste à la tête de l'organisation à titre de présidente de la Commission des femmes, Jamila Chanti est, elle, devenue dimanche la «première femme élue» au sein du bureau politique du Hamas, selon un communiqué du mouvement.

Le Hamas »veut envoyer un signal positif à la communauté internationale et à l'ensemble de la région, en changeant son image et en montrant qu'il est ouvert et que les femmes y sont représentées», a commenté Adnane Abou-Amer, professeur de sciences politiques à l'Université islamique de Gaza.

Le Hamas doit tenir dans les prochains mois des élections internes pour le chef de l'ensemble du mouvement. Outre le chef sortant Ismaïl Haniyeh, son adjoint Jamal al-Arouri et l'ex-chef du mouvement Khaled Mechaal font partie des candidats.

Outre sa branche politique, le Hamas --considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays occidentaux-- dispose d'une branche militaire comptant des milliers de combattants à Gaza et qui a été au coeur de trois guerres avec Israël (2008, 2012, 2014).

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.