Les employés d'Alitalia dans la rue pour réclamer le sauvetage de la compagnie

Des salariés de la compagnie aérienne nationale Alitalia participent à une manifestation au Largo Santa Susanna près du ministère italien du Développement économique le 14 avril 2021 à Rome (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 avril 2021

Les employés d'Alitalia dans la rue pour réclamer le sauvetage de la compagnie

  • Environ un millier de salariés d'Alitalia ont manifesté mercredi à Rome pour demander au gouvernement de renflouer la compagnie aérienne en grande difficulté financière
  • Les conditions que Bruxelles «dicte» pour faire redécoller la compagnie italienne sont «inacceptables, vexatoires et discriminatoires», ont dénoncé les salariés

ROME: Environ un millier de salariés d'Alitalia ont manifesté mercredi à Rome pour demander au gouvernement de renflouer la compagnie aérienne en grande difficulté financière et protester contre le « diktat » de Bruxelles, qui retarde selon eux son sauvetage. 

« Ne touchez pas à Alitalia! », « Tentez de dire aux Français de renoncer au logo Air France! » et « Un vrai pays fait voler son fleuron national au lieu de le piétiner », pouvait-on lire sur les banderoles agitées par les manifestants. 

« Les ressources financières d'Alitalia sont épuisées et il existe un risque réel que la compagnie soit clouée au sol d'ici quelques semaines », ont prévenu les syndicats Filt Cgil, Fit Cisl, Uiltrasporti et Ugl dans un communiqué. 

Les conditions que Bruxelles « dicte » pour faire redécoller la compagnie italienne sont « inacceptables, vexatoires et discriminatoires », ont-ils dénoncé. 

Parmi ces conditions figurent l'abandon de la marque « Alitalia » pour la nouvelle société publique qui doit naître de ses cendres, la vente séparée de la maintenance et des services au sol ainsi que la cession de créneaux aéroportuaires (« slots »).

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Les salariés d'Alitalia protestent contre le «diktat» de Bruxelles, qui retarde selon eux son sauvetage (Photo, AFP)

 Les négociations entre Rome et la Commission européenne sur le plan de sauvetage d'Alitalia entamées début mars sont « dans l'impasse », a reconnu il y a deux semaines le gouvernement italien. 

Sous la pression de Bruxelles, les ambitions du plan de relance d'Alitalia ont été revues à la baisse. Il est désormais question d'une flotte réduite de moitié, à 45 appareils, et d'effectifs ramenés à 4 500 salariés, voire moins, pour le secteur de l'aviation. Au total, la compagnie compte plus de 11 000 employés. 

« Des plans alternatifs sont à l'étude, il faudra tout reconsidérer » si les négociations avec Bruxelles « échouent », a indiqué mercredi le ministre du Développement économique Giancarlo Giorgetti lors d'une rencontre avec les syndicats. 

« Nous n'accepterons pas des discriminations arbitraires » de la part de Bruxelles, avait prévenu jeudi devant la presse le chef du gouvernement Mario Draghi, interrogé sur d'éventuelles inégalités de traitement par rapport à Air France. 

Bruxelles avait validé début avril un plan d'aide de 4 milliards d'euros pour Air France-KLM, durement frappée par la crise de la Covid-19. 


Les hôtels de La Mecque occupés à seulement 30%

Les Saoudiens et les expatriés ont l’habitude de passer les dix derniers jours du mois sacré à La Mecque pour prier, mais la plupart ont mis cette tradition de côté depuis le début de la pandémie. (Photo, Shutterstock)
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  • Le secteur hôtelier aura besoin d’au moins quatre ans pour se remettre de la crise actuelle
  • «L’ampleur et l’impact de la pandémie ont causé l’annulation des offres proposées par les hôtels au cours des 10 derniers jours du ramadan»

DJEDDAH/LA MECQUE : Le taux d’occupation au début du mois sacré du ramadan variait entre 10% et 20%, alors qu’au cours de la seconde moitié, il oscille entre 30% et 38%, déclare Rayan ben Osama Filali, président du Comité hôtelier, affilié à la Chambre de commerce et d’industrie de La Mecque.

M. Filali confie que, pour la première fois, une augmentation relativement modérée des prix a été observée au cours des derniers jours du ramadan. Un événement sans précédent, car les prix augmentent souvent de 300% au cours des 10 derniers jours du ramadan, par rapport au reste du mois.

«L’ampleur et l’impact de la pandémie ont causé l’annulation des offres proposées par les hôtels au cours des 10 derniers jours du ramadan», note M. Filali. Que seul un petit pourcentage d’hôtels puisse opérer normalement «montre l’ampleur des dommages causés dans le secteur par le coronavirus à l’origine de la Covid-19, et qui a perturbé l’ensemble du système, provoquant des pertes qui risquent de jeter une ombre sur les années à venir».

Le président du Comité hôtelier mentionne que la pandémie a directement perturbé le dynamisme du secteur hôtelier, l’un des secteurs du marché les plus productifs, stimulants et créateurs d’emplois.

Il a également indiqué que seuls 26 hôtels de la région centrale de La Mecque sont opérationnels en cette période de ramadan et que les prix moyens ont chuté de 55%.

La Mecque est le centre névralgique hôtelier de de l’Arabie saoudite, et représente à elle seule plus de 64% du secteur. Ce dernier, selon M. Filali, aura besoin d’au moins quatre ans pour se remettre de la crise actuelle.

Par ailleurs, il note que les conséquences économiques sur les 1 200 hôtels sont extrêmes et que la majorité des hôtels ont complètement suspendu leurs activités, fermant leurs portes et renvoyant des milliers d’employés chez eux.

«Ces employés attendent toujours la réouverture des hôtels après la fin de la pandémie ou après l’achèvement de la campagne d’inoculation de toute la communauté», ajoute-t-il.

Selon M. Filali, le secteur hôtelier génère des rendements financiers considérables pour tous les pays du monde. La capitale sacrée dépend essentiellement de la permanence de ce secteur qui crée des milliers d’emplois chaque année.

M. Filali estime que ce secteur devait connaître une forte expansion, mais que le virus menace l’industrie, malgré les efforts des dirigeants saoudiens pour maintenir les salaires de leurs employés pendant plusieurs mois, grâce au programme d’assurance chômage «Saned».

«Le faible nombre de réservations, le volume opérationnel élevé et le coût de la nourriture ont paralysé le secteur du tourisme, ce qui a poussé de nombreux hôtels à suspendre leurs activités jusqu’à la fin de la pandémie», explique M. Filali.

Bassam Khanfar, directeur général de l’hôtel Shaza Makkah, confie à Arab News que plus de 17 000 chambres sont vides en raison de la pandémie.

Il estime qu’une reprise progressive des activités et du pouvoir d’achat doit être prise en compte afin que le secteur puisse se rétablir avec le moins de pertes possibles.

De plus, il précise que le prix moyen d’une chambre durant les vingt premiers jours du ramadan était de SAR 1 300 (287 euros), pour passer ensuite à SAR 1 900 (420 euros) durant les dix derniers jours du mois sacré.

L’hôtel de M. Khanfar propose une réduction de 50% aux professionnels de la santé en reconnaissance des efforts considérables qu’ils ont déployés dans la lutte contre le virus ; efforts qui se reflètent dans les performances du Royaume dans sa lutte contre la pandémie.

Les Saoudiens et les expatriés ont l’habitude de passer les dix derniers jours du mois sacré à La Mecque pour prier, mais la plupart ont mis cette tradition de côté depuis le début de la pandémie.

«Avant la pandémie, je tenais à effectuer l’Omra au cours des dix derniers jours de chaque ramadan, en particulier la 27ième nuit, celle où Laylat Al-Qadr (la Nuit du Destin) est censée avoir eu lieu», raconte Ahmed Al-Ghamdi, propriétaire d’un café à Djeddah, à Arab News.

Il ajoute qu’avant la Covid-19, la Grande Mosquée accueillait des centaines de milliers de fidèles pendant les 10 derniers jours du ramadan.

«Malheureusement, je ne peux pas pratiquer l’Omra cette fois-ci parce que je n’ai pas encore reçu la première dose du vaccin, malgré toutes mes tentatives. Mais c’est normal, car des millions de personnes tentent de s’inscrire pour le recevoir», mentionne-t-il.

L’ami de M. Al-Ghamdi, Salem ben Saleh, officier de l’armée à la retraite, indique avoir eu la chance de recevoir la première dose, et qu’il prévoit d’effectuer le pèlerinage dans les prochains jours.

«Effectuer l’Omra au cours des dix derniers jours du ramadan fait partie de mes traditions depuis plus de 30 ans », confie M. Saleh à Arab News.

Pour lui, pratiquer l’Omra pendant le ramadan équivaut à un Hajj, comme le dit le Prophète Mahomet.

«Le sentiment que vous éprouvez pendant et après avoir accompli l’Omra pendant le ramadan est indescriptible», ajoute M. Saleh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Qatar passe du football à l'agriculture dans le cadre de la sécurité alimentaire post-pandémique

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  • La société cotée à Doha prévoit également d'ajouter 1 000 hectares de terres agricoles pour accroître sa production verte afin d’élargir sa gamme de produits avant la Coupe du monde 2022
  • La pandémie a révélé la fragilité des chaînes régionales d'approvisionnement alimentaire et a encouragé les économies du Golfe à développer leurs industries alimentaires nationales

DUBAΪ: La société qatarie Baladna prévoit de cultiver en Bulgarie et en Roumanie afin de renforcer la sécurité alimentaire de l’État du Golfe à la suite d’une pandémie qui a révélé la fragilité de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

La société cotée à Doha prévoit également d'ajouter 1000 hectares de terres agricoles pour accroître sa production verte afin d’élargir sa gamme de produits avant la Coupe du monde 2022.

Le directeur général de Baladna, Ramez al-Khayyat, a déclaré mercredi à Bloomberg TV que le groupe prévoit d'ajouter 50 produits supplémentaires issus de ses récoltes cette année, dans le but de stimuler son marché intérieur tout en se développant à l'étranger.

«Nous exportons désormais vers onze pays contre cinq l'année dernière», déclare-t-il. «En Roumanie et en Bulgarie, où nous visons une certaine intégration en amont afin d'y faire pousser nos cultures.»

Baladna s'est rapidement développée ces dernières années, car un fossé entre le Qatar et certains de ses voisins du Golfe a nécessité une augmentation de la production nationale de produits essentiels et d'aliments de base. Le récent dégel des relations régionales a cependant accru la concurrence dans le secteur alimentaire du Qatar, qui devrait se développer rapidement avant la Coupe du monde de football de l’année prochaine et voir un afflux de plus d’un million de fans de football dans le pays.

La pandémie a révélé la fragilité des chaînes régionales d'approvisionnement alimentaire et a encouragé les économies du Golfe à développer leurs industries alimentaires nationales, déclenchant une série d'investissements dans le secteur.

Le groupe ADQ d’Abu Dhabi a récemment acquis une participation de 50 % dans la compagnie agricole Al Dahra, tandis que le Bureau d’investissement d’Abu Dhabi a également investi 100 millions de dollars (1 dollar = 0,83 euro) dans quatre entreprises agro-technologiques afin de construire des installations dans l’émirat, notamment des fermes verticales. Salic, une société de service agricole d’Arabie saoudite appartenant au Fonds d’investissement public, a également acquis une participation de 30 % dans le groupe indien Daawat Foods, afin d’augmenter ses approvisionnements en riz.

Un rapport du Réseau mondial contre les crises alimentaires publié mercredi indique que près de 20 millions de personnes supplémentaires ont été confrontées à des crises alimentaires l'année dernière, en raison de la pandémie de Covid-19 et de conditions météorologiques extrêmes.

L'agence humanitaire a averti que l'insécurité alimentaire aiguë continue de s'aggraver.

«Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour mettre fin à ce cercle vicieux», déclare le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.


Dar Al Arkan propose des maisons de luxe signées Elie Saab à Riyad

Les villas conçues par Elie Saab feront partie de son projet haut de gamme Shams Ar Riyadh. (Photo fournie)
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  • Le développeur saoudien Dar Al Arkan, en collaboration avec Elie Saab, le designer libanais, propose des villas à la vente
  • «En travaillant avec des grands noms du monde de la mode, nous hausserons les normes de l'immobilier de luxe»

DUBAÏ: Le développeur saoudien Dar Al Arkan, en collaboration avec Elie Saab, le designer libanais, propose des villas à la vente.

Ces villas feront partie de son projet haut de gamme intitulé «Shams Ar Riyad», a fait savoir mercredi dernier le promoteur dans un communiqué, qui n'a pas révélé leur prix, la période à laquelle elles seraient construites ni combien seraient à vendre.

Le projet Shams Ar Riyad est domicilié au nord de Riyad, sur la King Khalid Road (route du roi Khaled), et il s’étend sur une superficie de plus de 5 millions de mètres carrés.

«En travaillant avec des grands noms du monde de la mode, nous hausserons les normes de l'immobilier de luxe et nous ferons de Riyad une destination privilégiée pour les personnes les plus exigeantes», déclare Ziad el-Chaar, le vice-président de Dar Al Arkan.

Les développeurs du Golfe se sont tournés vers des créateurs de mode ainsi que vers des personnalités du sport afin de les aider à vendre des maisons sur un marché concurrentiel. La société Damac, située à Dubaï, s'est ainsi associée à Roberto Cavalli pour vendre ses villas baptisées «Just Cavalli» afin d’établir Akoya dans l'émirat. De la même façon, Emaar s'était associée à Armani dans le passé afin de promouvoir des projets immobiliers.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com