Ukraine: Charles Michel représentera l'UE au 30e anniversaire de l'indépendance

Le président du Conseil européen, Charles Michel, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien à Kiev le 3 mars 2021 (Photo, AFP)
Le président du Conseil européen, Charles Michel, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien à Kiev le 3 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Ukraine: Charles Michel représentera l'UE au 30e anniversaire de l'indépendance

  • La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, a fait savoir qu'elle ne pourrait pas se rendre à Kiev pour ces cérémonies
  • Les chefs de groupe au Parlement européen ont sommé mardi les deux dirigeants de mettre un terme à leur querelle et de trouver une solution pour parler d'une seule voix sur la scène internationale

BRUXELLES: Le président du Conseil européen Charles Michel a accepté l'invitation du président ukrainien Volodymyr Zelensky et se rendra à Kiev fin août pour représenter l'UE aux cérémonies pour le 30e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, ont indiqué jeudi ses services.  

La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, a en revanche fait savoir qu'elle ne pourrait pas se rendre à Kiev pour ces cérémonies.  

« La présidente ne changera pas a priori sa position, mais la Commission sera représentée au niveau approprié », a déclaré son porte-parole Eric Mamer.  

Mme von der Leyen a décliné l'invitation du président Zelensky dans un courrier signé par son chef de cabinet et ce procédé, jugé peu protocolaire, a créé une nouvelle polémique à Bruxelles.  

La lettre signée par le chef de cabinet de Mme von der Leyen a  été publiée par le correspondant du quotidien français Libération.  

« Je ne dis pas que cette lettre n'existe pas, mais elle n'est pas partie et n'a pas été transmise aux autorités ukrainiennes, selon mes informations », a expliqué Eric Mamer.  

La présidente n'a pas répondu à l'invitation du président ukrainien « car elle était en mission en Turquie puis en Jordanie », a-t-il déclaré.  

Mme von der Leyen s'est ensuite rendue en Allemagne pour passer quelques jours avec sa famille qu'elle n'avait pas vue depuis Noël et est rentrée le 12 avril à Bruxelles, avait-il précisé au plus fort de la polémique avec Charles Michel provoquée par le « sofagate » le 6 avril à Ankara.  

« Mme von der Leyen va signer sa réponse au président ukrainien et elle va s'assurer que toutes les réponses aux chefs d'états et de gouvernements porteront sa signature », a indiqué son porte-parole. « La présidente a pleine confiance en son chef de cabinet », a-t-il ajouté.  

« La Commission européenne soutient l'Ukraine et la présidente espère réitérer ce soutien lors d'une prochaine rencontre avec le président Zelensky », a-t-il conclu.  

Les présidents des deux institutions de l'UE sont en froid depuis leur mission à Ankara le 6 avril à cause de la préséance donnée par le protocole turc au président du Conseil, représentant des 27 Etats membres.  

Ursula von der Leyen avait été placée sur un divan en retrait et Charles Michel avait pris place dans le seul fauteuil installé à côté de celui du président Recep Tayyip Erdogan. La présidente de la Commission considère avoir été humiliée par le président turc et par Charles Michel qui n'a pas réagi à cette situation. Ce dernier a depuis exprimé ses « profonds regrets ».  

Les chefs de groupe au Parlement européen ont sommé mardi les deux dirigeants de mettre un terme à leur querelle et de trouver une solution pour parler d'une seule voix sur la scène internationale. 


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.