Les Etats-Unis voient les prémices d'un mini-boom économique

Un signe d'embauche, le 02 avril 2021 à San Rafael, en Californie (Photo, AFP)
Un signe d'embauche, le 02 avril 2021 à San Rafael, en Californie (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Les Etats-Unis voient les prémices d'un mini-boom économique

  • Les Américains ont beaucoup consommé en mars: vêtements, articles de sport, de musique, livres, voitures, mais aussi alimentation et boissons
  • Le nombre de chômeurs devrait continuer à reculer dans les prochains mois, à mesure que l'économie continuera à se redresser

WASHINGTON: Le mini boom économique tant attendu après une année marquée par la Covid-19, a commencé aux Etats-Unis, où près d'un quart de la population est désormais vaccinée, et les prix ont également commencé à grimper.  

La situation américaine contraste avec celle des pays de la zone euro où la troisième vague de Covid freine la reprise.

Ainsi, alors que les Etats-Unis ont annoncé jeudi des ventes au détail en hausse vertigineuse pour mars (+9,8%), l'Allemagne a dévoilé une prévision de croissance 2021 en baisse.

Le Fonds monétaire international a lui-même indiqué cette semaine que la première économie mondiale allait faire la course en tête cette année grâce à une campagne de vaccination accélérée.

Les Américains ont beaucoup consommé le mois dernier : vêtements, articles de sport, de musique, livres, voitures, mais aussi alimentation et boissons. Ce qui va soutenir la croissance.

« Le boom de la consommation ne fait que commencer », ont commenté Gregory Daco et Lydia Boussour, analystes pour Oxford Economics, dans une note.  

Les Américains sont en effet désormais moins réticents à aller dans les magasins ou dîner au restaurant, et de plus en plus d'Etats du pays ont assoupli leurs restrictions.  

Et après une année sans vacances ni bars, leurs économies étaient au plus haut, et les chèques versés par le gouvernement à un grand nombre de ménages sont venus grossir encore leurs tirelires.  

« Avec en main de nouveaux chèques de relance, les consommateurs ont profité du temps plus chaud et des vaccinations en hausse pour faire des folies chez les concessionnaires automobiles, dans les centres commerciaux, les restaurants et les magasins d'ameublement et décoration », détaillent M. Daco et Mme Boussour.  

Intentions d'embauches au plus haut  

En conséquence les inscriptions au chômage sont tombées, début avril, à leur niveau le plus bas depuis le début de la crise.  

La semaine passée, 576 000 personnes ont fait une nouvelle demande d'allocation, contre 769 000 la semaine précédente, selon les données publiées jeudi par le département du Travail. Cela reste toutefois plus du double des niveaux habituels d'avant l'épidémie.  

Le nombre total de personnes bénéficiant, tous programmes confondus, d'une aide face à la perte d'emploi ou de salaire, a également fortement diminué, et ils étaient 16,9 millions fin mars.  

Le nombre de chômeurs devrait continuer à reculer dans les prochains mois, à mesure que l'économie continuera à se redresser.  

Dans la région de New York par exemple, les intentions d'embauches dans l'industrie manufacturière ont grimpé en avril à un niveau jamais vu auparavant, avec près de la moitié des entreprises interrogées qui pensent faire croître leurs effectifs dans les mois à venir, selon les données de la Fed publiées jeudi.  

L'activité manufacturière de cette région a d'ailleurs fortement augmenté en avril, pour atteindre un plus haut depuis plusieurs années, a souligné l'antenne locale de la Banque centrale.  

Idem dans la région de Philadelphie, où elle a atteint un plus haut en 50 ans, a indiqué jeudi la Fed.  

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Demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis depuis mars 2020 (Photo, AFP)

Embouteillages  

« L'activité a continué à croître dans ces deux régions, à une vitesse plus élevée. L'industrie manufacturière se rapproche de ses niveaux pré-pandémiques, tirée par la forte demande en biens, malgré des effets de goulets dans la chaîne d'approvisionnement », souligne Rubeela Farooqi, économiste pour HFE, dans une note.  

Les fournisseurs peinent en effet, au niveau mondial, à répondre à la forte demande, qui provoque un embouteillage dans les usines et les ports.   

Cela fait grimper les prix des pièces détachées et matières premières, et cette hausse commence à se répercuter sur les consommateurs.  

Ainsi, dans la région de New York, les prix payés par les industriels à leurs fournisseurs, sont à leur plus haut niveau depuis 2008, tandis que les délais de livraison sont les plus longs jamais enregistrés.  

L'inflation a été visible en mars et, sur un an, elle s'est accélérée, à 2,6%, son rythme le plus rapide depuis l'automne 2018, selon l'indice CPI publié mardi.  

Mais les économistes, notamment ceux de la Fed, du FMI, ou de la Maison Blanche, s'accordent à dire que cette hausse sera temporaire. 


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.