Covid-19: la France dépasse la barre des 100 000 morts

Le président français Emmanuel Macron est confronté à l'opposition qui critique les mesures trop tardives de l'exécutif, qui avait écarté fin janvier un confinement strict, comme le préconisait le conseil scientifique. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron est confronté à l'opposition qui critique les mesures trop tardives de l'exécutif, qui avait écarté fin janvier un confinement strict, comme le préconisait le conseil scientifique. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Covid-19: la France dépasse la barre des 100 000 morts

  • La grande majorité des décès est survenue lors de la deuxième vague, puis d'une nouvelle forte reprise épidémique durant l'hiver, portée par le variant anglais, plus contagieux
  • Macron a indiqué compter rouvrir des musées et des terrasses à partir de la mi-mai, avant de poursuivre une réouverture progressive, par étapes « toutes les trois semaines si tout va bien »

PARIS : Des noms et des visages. La France a dépassé jeudi les 100.000 morts depuis le début de l'épidémie de la Covid-19, en pleine troisième vague qui dure et laisse ouvertes les questions sur une réouverture du pays à partir de la mi-mai.

« Depuis le début de la pandémie, cent mille Françaises et Français ont succombé au virus (...) Et si toute notre énergie est aujourd’hui tournée vers la sortie de cette épreuve, nous n’oublierons aucun visage, aucun nom », a déclaré le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Avec 300 morts supplémentaires annoncées jeudi, la France a franchi la barre des 100 000 décès et rejoint ainsi en Europe le Royaume-Uni (127 000 morts) et l'Italie (115 000 morts). D'autres pays (Belgique, Portugal) ont une mortalité plus élevée par habitant.

Emmanuel Macron: « Nous n'oublierons aucun visage, aucun nom »

« Nous n'oublierons aucun visage, aucun nom », a assuré jeudi Emmanuel Macron.

Jusqu'à présent, Emmanuel Macron et le gouvernement ne se sont pas prononcés publiquement sur l'organisation d'une cérémonie d'hommage national aux victimes de la Covid-19, que réclament des associations et des élus.

« Toutes nos forces sont jetées dans la bataille contre l'épidémie (...) mais viendra évidemment ce moment de l'hommage et du deuil pour la Nation », a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Plusieurs pays ont organisé de tels hommages, comme le Royaume-Uni ou l'Espagne.

L'un des derniers en date est les Etats-Unis, où les Américains ont respecté une minute de silence en mémoire des 500 000 morts le 23 février. Avant un discours du président Joe Biden, qui a souligné que « davantage d’Américains sont morts en une année avec cette pandémie que pendant la Première guerre mondiale, la Deuxième guerre mondiale et la guerre du Vietnam réunies ».

Malgré la violence de la première vague (près de 30 000 morts entre mi-mars et mi-mai 2020), la grande majorité des décès est survenue depuis fin octobre (environ 65 000), conséquence d'une deuxième vague qui ne s'est jamais échouée, puis d'une nouvelle forte reprise épidémique durant l'hiver, portée par le variant anglais, plus contagieux. 

Si la vaccination massive dans les Ehpad a porté ses fruits, près de 300 morts s'ajoutent encore chaque jour à l'hôpital en avril.

Avec plus de 5 900 malades en réanimation, au plus haut depuis le printemps 2020, « la troisième vague n'est pas derrière nous », a prévenu Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. 

Calendrier vaccinal

L'opposition attribue la durée de la crise aux mesures trop tardives de l'exécutif, qui avait écarté fin janvier un confinement strict, comme le préconisait le conseil scientifique.

Les embûches sont encore nombreuses. Cette semaine, la France a fermé à la hâte les liaisons aériennes avec le Brésil, en raison des inquiétudes autour du variant P1, considéré comme plus dangereux, mais encore très minoritaire en métropole. 

Les voyageurs en provenance de Guyane, frontalière du Brésil, doivent eux se soumettre à partir de jeudi à des tests antigéniques systématiques à leur arrivée en métropole, en plus du test PCR négatif au départ.

Au moment où les premières 200 000 doses du vaccin Johnson & Johnson viennent juste d'être livrées, l'annonce du fabricant américain de retarder son déploiement en Europe met un point d'interrogation sur les quelque 350 000 autres doses qui devaient être reçues fin avril.

« Non, ça ne remet pas en cause le calendrier vaccinal », a assuré jeudi la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, expliquant que "la prochaine livraison attendue est le 26 avril ». « Entre les deux, l'Agence du médicament européenne prendra position » sur les risques soulevés aux Etats-Unis de très rares cas de thrombose.

Plus de Pfizer

En revanche, la France va bénéficier d'au moins sept millions de doses de plus du vaccin Pfizer/BioNTech au 2e trimestre, ont annoncé mercredi plusieurs membres du gouvernement, conséquence d'une accélération des livraisons à l'Union européenne.

Alors que la vaccination vient de s'ouvrir aux plus de 55 ans sans condition de fragilité, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé que des « créneaux dédiés » seraient réservés ce week-end à plusieurs professions exposées dans cette catégorie d'âge, notamment les professeurs des écoles, collèges et lycées, les professionnels de la petite enfance, les policiers et gendarmes, les surveillants pénitentiaires, les agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et les AESH (accompagnants d'enfants en situation de handicap). Soit environ 400 000 personnes.

Terrasses et musées ?

Dans ce contexte, la France pourra-t-elle suivre à la mi-mai, comme promis par Emmanuel Macron, l'exemple de la Grande-Bretagne, qui a rouvert ses terrasses cette semaine, ou de la Belgique, qui a prévu de le faire le 8 mai ? 

Le chef de l'Etat a réuni des maires, puis une partie du gouvernement jeudi soir sur ce sujet. Au menu également, la réouverture progressive des lieux culturels, sous cloche depuis plus de cinq mois.

Selon plusieurs participants à la visioconférence des maires, Emmanuel Macron a indiqué compter rouvrir des musées et des terrasses à partir de la mi-mai, avant de poursuivre une réouverture progressive, par étapes « toutes les trois semaines si tout va bien ».

« Les Français ont hâte de retrouver le chemin de leurs musées et restaurants. Le président a donné un cap : certains lieux culturels et certaines terrasses rouvriront à la mi-mai », a déclaré pour sa part Gabriel Attal dans un entretien aux Echos jeudi soir. « Par la suite, l'augmentation du nombre de personnes vaccinées nous permettra d'autres réouvertures, progressivement ».

Mais « rien ne serait pire que de dire à la mi-mai « on commence à tout rouvrir » et 15 jours ou trois semaines plus tard parce que le virus revient on serait obligé de tout refermer », a mis en garde sur France 2 le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, après la réunion à l'Elysée.

Dans cette préparation de la « réouverture progressive du pays », la « priorité » du gouvernement est « le retour à l'école », a également dit Gabriel Attal, assurant que les élèves du primaire retrouveraient bien leurs classes le 26 avril et les collégiens et lycéens le 3 mai, certains en demi-groupe.

 


Barrot rencontre son homologue qatari, Paris réaffirme son opposition à un rôle syrien au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse. (AFP)
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  • La France et le Qatar affichent une convergence de vues sur une question particulièrement sensible : celle du désarmement du Hezbollah
  • Pour Paris comme pour Doha, le désarmement du parti relève avant tout de la souveraineté libanaise et doit être conduit par les institutions de l’État

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rencontre aujourd’hui, lundi, son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, lors d’un entretien qui portera sur les relations bilatérales et la situation régionale. Prévue initialement à Doha, la rencontre aura finalement lieu en Suisse, où se tiennent les négociations entre les États-Unis et l’Iran, selon une source du ministère français des Affaires étrangères.

Cette rencontre reflète l’intensité diplomatique du moment et l’imbrication des crises qui traversent le Moyen-Orient. Les deux pays entendent renforcer leur coordination autour de plusieurs dossiers majeurs. Le premier axe de discussion concerne le Liban, théâtre d’une instabilité persistante aggravée par les tensions régionales.

Consolidation du cessez-le-feu

L’enjeu immédiat porte sur la consolidation du cessez-le-feu et la relance des négociations entre Beyrouth et Israël, attendues dans les prochains jours à Washington. Dans ce contexte, la France et le Qatar affichent une convergence de vues sur une question particulièrement sensible : celle du désarmement du Hezbollah. Les deux capitales rejettent clairement l’idée d’une externalisation de ce processus, notamment les propos du président américain Donald Trump évoquant une implication de la Syrie dans le désarmement du Hezbollah.

Pour Paris comme pour Doha, le désarmement du parti relève avant tout de la souveraineté libanaise et doit être conduit par les institutions de l’État. Il s’agit d’une approche visant à éviter toute escalade supplémentaire dans un pays déjà fragilisé et à préserver un équilibre interne extrêmement précaire. Le fragile cessez-le-feu, qui peine à être véritablement respecté, est considéré par la diplomatie française comme une fenêtre d’opportunité qu’il convient d’exploiter pour avancer vers un règlement durable. Pour parvenir à cette fin, plusieurs pistes concrètes sont évoquées. Parmi elles figure le renforcement du soutien aux forces armées libanaises. Une conférence internationale, initialement prévue à Paris au printemps, devrait être remise à l’ordre du jour. Le Qatar, déjà fortement engagé dans ce domaine, est considéré comme un partenaire clé pour consolider les capacités de l’armée libanaise et contribuer à la stabilisation du pays. Le deuxième grand volet de l’entretien porte sur la Syrie et la transition engagée depuis la chute de l’ancien président Bachar el-Assad. Dans un contexte encore marqué par les incertitudes, la France et le Qatar entendent poursuivre leur coordination afin de soutenir un processus politique fragile. L’objectif est d’accompagner la reconstruction institutionnelle du pays tout en évitant les dynamiques de fragmentation ou les ingérences susceptibles de compromettre la transition.

Vulnérabilité de l’ensemble des acteurs régionaux

Cette approche prudente reflète la complexité du dossier syrien, où les équilibres restent mouvants et les risques de déstabilisation nombreux. À cet égard, Paris et Doha partagent la volonté de favoriser une transition inclusive, capable de garantir, à terme, la stabilité du pays et de la région. Le troisième axe majeur concerne Gaza et, plus largement, le conflit israélo-palestinien. Dans ce dossier, le Qatar, qui a joué un rôle central dans les médiations récentes, apparaît comme un interlocuteur incontournable pour la France.

Toutefois, la mise en œuvre des initiatives en cours reste incertaine, et le plan en 20 points proposé par Donald Trump tarde à produire des résultats concrets, tandis que la situation sur le terrain continue de se dégrader. En Cisjordanie, les violences se multiplient et la politique de colonisation alimente les tensions. Cela incite la France et le Qatar, qui condamnent cette colonisation, à relancer une dynamique politique crédible. Paris insiste sur l’urgence de redonner un horizon au processus de paix et de dépasser la seule gestion de crise afin d’esquisser une solution durable au conflit. Au-delà de ces crises régionales, l’entretien doit également aborder les enjeux bilatéraux entre Paris et Doha, dans un contexte profondément bouleversé par les récentes évolutions géopolitiques.

L’escalade entre l’Iran, Israël et les États-Unis a en effet mis en évidence la vulnérabilité de l’ensemble des acteurs régionaux, y compris du Qatar, qui n’a pas été épargné. Des frappes ont visé ses infrastructures stratégiques, notamment dans le secteur gazier, pilier de son économie, et le pays a également subi des perturbations affectant ses capacités de transport. Ces événements, estime Paris, ont rappelé qu’aucun État de la région n’est totalement à l’abri d’une extension du conflit. Cette situation amène la France et le Qatar à renforcer leur coopération, tant sur le plan économique que sécuritaire. Il s’agit notamment de consolider la résilience des infrastructures critiques, de sécuriser les échanges et de préserver les flux commerciaux dans un environnement de plus en plus incertain


Canicule: Pécresse recommande aux voyageurs de «ne pas se déplacer» et de privilégier le télétravail

Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre. (AFP)
Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre. (AFP)
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  • "Nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports
  • A 8H00, le site d'IDFM signalait des perturbations sur deux lignes de tramway (T4 et T12), les RER D et E ainsi que la ligne L du Transilien pour des raisons techniques (panne des trains, incidents d'exploitation ou défaillance du matériel)

PARIS: La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a recommandé lundi aux voyageurs "de ne pas se déplacer" et de privilégier le télétravail, en raison des perturbations qui vont affecter les transports franciliens à cause de la canicule.

"Nos transports vont énormément souffrir. Ils vont souffrir parce que les rails ne supportent pas une chaleur au-dessus de 50 degrés. Donc on va avoir beaucoup de perturbations dans les transports", a prévenu sur RTL Mme Pécresse, également présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité régulatrice des transports en région parisienne.

"Il va y avoir des réductions d'offre qui seront malheureusement en fonction des conditions climatiques, de l'état du matériel, de l'état des rails", a-t-elle ajouté, sans donner de détails sur les lignes perturbées.

A 8H00, le site d'IDFM signalait des perturbations sur deux lignes de tramway (T4 et T12), les RER D et E ainsi que la ligne L du Transilien pour des raisons techniques (panne des trains, incidents d'exploitation ou défaillance du matériel).

Pour le RER D, les perturbations sont dues aux "conditions météorologiques", selon IDFM.

Dimanche, IDFM avait annoncé que des suppressions de trains étaient à prévoir, notamment sur les RER B, C, D et E - mais pas pour le RER A -, ainsi que les lignes de Transilien H, J, K, L, N, P, R et U.

"Nous recommandons bien sûr à tous les voyageurs qui peuvent éviter de se déplacer de ne pas le faire. Nous recommandons à tous ceux qui peuvent télétravailler de télétravailler. Et surtout, nous demandons à tous les voyageurs, avant de prendre les transports, de vérifier si leur transport est bien là", a dit Mme Pécresse, qui a aussi évoqué les 130 fontaines à eau déployées sur les réseaux de transport en commun.

"Le problème, c'est que la climatisation dans les transports, c'est une climatisation douce et c'est une climatisation qui n'est pas capable d'absorber les heures de pointe à 40 degrés", a expliqué la présidente d'IDFM.

Interrogé lundi matin sur Franceinfo, le ministre des Transports Philippe Tabarot a nié un manque d'anticipation. "Ce week-end, la grande majorité des trains a circulé, le réseau a tenu", a-t-il souligné.

Pour prévenir les "pannes potentielles de climatisation liées aux très hautes températures", la SNCF supprime depuis jeudi plusieurs trains Intercités (notamment sur la ligne Bordeaux-Marseille ou Paris-Clermont-Ferrand).

Selon M. Tabarot, les problèmes de climatisation sur ces lignes vieillissantes seront résolus à partir de l'été 2027, grâce à l'arrivée de matériel neuf. "Les Intercités sont les lignes où aujourd'hui il y a le plus d'investissements", a-t-il noté.

Lundi, 49 départements sont placés "en vigilance rouge canicule", un record selon le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre.


Canicule: 784 écoles et collèges en France concernés par des aménagements horaires

Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray. (AFP)
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  • Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires
  • Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours"

LUCE: Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray.

Ce chiffre comprend les quelque 150 établissements qui ferment complètement, a précisé le ministère à l'AFP.

Le ministre a également annoncé que les oraux du baccalauréat de 4.000 candidats prévus lundi et mardi après-midi ont été "décalés de quelques jours".

"On a 57 centres d'examen", sur les 2.300 présents en France, "pour lesquels les autorités académiques ont décidé de décaler les épreuves de lundi après-midi et de mardi après-midi pour certaines d'entre elles à la semaine suivante", a précisé M. Geffray.

Cinq académies sont concernées par des reports d'examens, selon le ministère: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Normandie, Poitiers.

Edouard Geffray a fait ces annonces lors de la visite d'un collège à Lucé (Eure-et-Loir), près de Chartres, alors que 53 départements sont en vigilance orange canicule.

L'épisode de chaleur s'annonce "durable et intense", avertit Météo-France. L'organisme prévoit dans son bulletin de 06H00 que la vigilance sera "très probablement encore étendue dans les prochains jours".

Les aménagements horaires des établissements scolaires, ou leur fermeture complète, sont décidés "au niveau local" par les "maires et les préfets", a rappelé le ministre.

Lors de la vague de chaleur de l'année dernière, "2.200 entités scolaires avaient été fermées. On n'est pas sur une situation nouvelle et celle-ci se reproduira pour des années à venir".

"Il faut adapter nos pratiques: c'est pour ça qu'il n'y aura à l'avenir au baccalauréat ou au brevet plus d'épreuves les après-midi", a-t-il souligné.