Avec Nicolas Hieronimus, L'Oréal opte de nouveau pour un patron « maison »

Le nouveau directeur général de L'Oréal, Nicolas Hieronimus, pose lors d'une séance photo à Paris, le 25 mars 2021. (JOEL SAGET / AFP)
Le nouveau directeur général de L'Oréal, Nicolas Hieronimus, pose lors d'une séance photo à Paris, le 25 mars 2021. (JOEL SAGET / AFP)
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Avec Nicolas Hieronimus, L'Oréal opte de nouveau pour un patron « maison »

  • M. Hieronimus, qui avait été nommé directeur général adjoint en 2017, va, à 57 ans, remplacer Jean-Paul Agon, l'actuel PDG, qui va atteindre la limite d'âge de 65 ans
  • Le père de deux enfants, fan de rock et d'électro française, arrive à la tête d'un groupe qui a réussi à résister à la crise du Covid-19

PARIS : Nicolas Hieronimus va officiellement prendre les rênes de L'Oréal le 1er mai, devenant le sixième directeur général en 111 ans du mastodonte français, à une époque où le secteur des cosmétiques voit l'émergence de nouvelles tendances.

Avec lui, L'Oréal a, encore une fois, choisi la promotion en interne -- et un visage qui ne s'inscrit pas dans la tendance à la féminisation et à la diversification des profils en cours dans le groupe.

M. Hieronimus, qui avait été nommé directeur général adjoint en 2017, va, à 57 ans, remplacer Jean-Paul Agon, l'actuel PDG, qui va atteindre la limite d'âge de 65 ans et doit donc quitter ses fonctions, même s'il restera président du conseil d'administration.

Le nouveau patron, fils d'un producteur de télévision - co-scénariste de certains épisodes des Shadoks - et d'une mère ingénieure dans le secteur aérospatial, n'a pas perdu de temps. 

Bac en poche à 16 ans, il fait ensuite ses études à l'Essec, dont il sort diplômé en 1985, à 21 ans. Deux ans plus tard, Nicolas Hieronimus rejoint L'Oréal, et fait d'abord ses armes chez Garnier, où il développe la marque Fructis au vert fluo reconnaissable, s'inspirant des boissons vitaminées qui arrivent à cette époque dans le monde de la nuit.

Sa carrière va ensuite le mener dans plusieurs divisions et régions du monde. Au Royaume-Uni, puis au Mexique durant deux ans, où il découvre les enjeux d'un marché émergent.

S'ensuivent, à son retour en France, quelques années à la tête de la division des produits professionnels, pour les salons de coiffure, avant de diriger notamment L'Oréal Luxe, en 2011. Sous son impulsion, quatre marques de la division franchissent le seuil du milliard d'euros de chiffre d’affaires: Lancôme, Giorgio Armani, Kiehl’s et Yves Saint Laurent.

« Compétiteur »

Le père de deux enfants, fan de rock et d'électro française, arrive à la tête d'un groupe qui a réussi à résister à la crise du Covid-19.

L'an dernier, le bénéfice net a ainsi reculé de 5%, une baisse relativement limitée au regard du bouleversement qu'a représenté la pandémie. Si les ventes ont, elles, reculé de 6% environ, le retour dans le vert a été acté au premier trimestre, avec un rebond de plus de 5%. 

Il y sera épaulé par Barbara Lavernos, la nouvelle directrice générale adjointe, qui le connaît depuis presque trente ans, et salue "un homme incroyablement rapide".

"Il saisit l'air du temps, est ultra sachant, et connaît L'Oréal de la cave au grenier", explique-t-elle à l'AFP.

L'homme est aussi "un compétiteur", fidèle en amitié, dit-elle, avec lequel "il est assez facile d'imaginer un duo et une complémentarité", anticipe-t-elle.

Même son de cloche chez Frédéric Messian, président de l'agence de design Lonsdale, un ami proche avec lequel il roule une centaine de kilomètres à vélo, tous les week-ends. 

"Il a le goût de la compétition. Il a fait l'ascension du mont Ventoux, et a adoré car cela représente un vrai challenge", raconte-t-il.

"C'est un garçon qui aime bien être devant, qui aime bien donner la direction à la fois sur une bicyclette et dans une entreprise", ajoute-t-il.

Une qualité qui pourrait s'avérer fort utile, au vu des évolutions croissantes dans le monde de la beauté, où les petites marques émergentes, les considérations environnementales et les besoins en produits personnalisés, viennent progressivement changer la donne.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".