Björn Ulvaeus, l'ancien d'Abba, pour plus d’équité dans la musique

Bjorn Ulvaeus, membre du groupe disco suédois ABBA pose pour une photo à "Mamma Mia! The party", un restaurant de Stockholm où les gens peuvent manger en regardant un spectacle basé sur les chansons d'ABBA, le 13 mai 2016 à Stockholm. (Jonathan Nackstrand / AFP)
Bjorn Ulvaeus, membre du groupe disco suédois ABBA pose pour une photo à "Mamma Mia! The party", un restaurant de Stockholm où les gens peuvent manger en regardant un spectacle basé sur les chansons d'ABBA, le 13 mai 2016 à Stockholm. (Jonathan Nackstrand / AFP)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Björn Ulvaeus, l'ancien d'Abba, pour plus d’équité dans la musique

  • Le rapport co-écrit par Björn Ulvaeus propose une distinction entre les écoutes "passives" via des playlists (aussi appelé "lean back") et celles qui sont le résultat d'une recherche active de l'utilisateur ("lean forward").
  • Cette semaine, Apple a révélé verser un penny (environ 0,85 centime d'euro) par écoute sur sa plateforme de streaming Apple Music, soit environ le double de ce que paye Spotify

NEW YORK : "Rééquilibrer l'économie de la chanson", c'est l'ambition de Björn Ulvaeus, membre fondateur du groupe suédois Abba qui, à 75 ans, est à la pointe du combat pour réformer l'économie de la musique et du streaming, encore très inégalitaire.

Co-producteur, co-auteur et compositeur de la plupart des succès du groupe légendaire des années 70, le septuagénaire a été élu l'an dernier président de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC), qui représente environ quatre millions de créateurs et éditeurs du monde des arts.

Il a co-écrit un rapport, publié samedi, qui formule plusieurs propositions de modifications, tournées vers la tarification de la musique et la redistribution des revenus qu'elle génère.

En l'état, "80% va aux Drake, aux (Taylor) Swift", constate celui que le monde a découvert lors du concours Eurovision 1974, remporté par Abba, avec ses bottes argentées et sa guitare en étoile. "Le musicien de jazz de niche, lui, ne gagne presque rien, s'il reçoit quelque chose tout court."

"Mais il y a peut-être 10.000 personnes qui adorent ce qu'il ou elle fait", poursuit-il. "Et si tout cet argent lui revenait, il pourrait en vivre."

Le rapport suggère notamment de passer d'un modèle "market centric" à la formule "user centric", c'est-à-dire de ne pas répartir les revenus en fonction des écoutes totales, tous utilisateurs confondus, mais en les rapportant aux abonnés.

L'abonnement des utilisateurs qui n'écoutent jamais Drake ou Taylor Swift ne servirait ainsi pas à les rémunérer, ce qui est le cas aujourd'hui, et irait plutôt aux musiciens que l'abonné choisit effectivement d'entendre.

Une étude du cabinet Deloitte pour le Centre national de la musique (CNM), publiée fin janvier, estimait qu'une telle réforme ferait sensiblement baisser les redevances touchées par les dix artistes les mieux payés (-17,2%) et augmenterait de 5,2% les revenus perçus par les musiciens situés au-delà du 10.000e rang en termes d'écoutes.

Plus de transparence

Le rapport co-écrit par Björn Ulvaeus propose également de faire une distinction, en matière de redistribution, entre les écoutes "passives" via des playlists (aussi appelé "lean back") et celles qui sont le résultat d'une recherche active de l'utilisateur ("lean forward").

"Il y a une différence entre les deux", souligne celui qui a abandonné depuis longtemps les tenues disco extravagantes pour un look passe-partout, avec veste et chemise discrètes. "Il devrait aussi y en avoir une dans les royalties."

Cette semaine, Apple a révélé verser un penny (environ 0,85 centime d'euro) par écoute sur sa plateforme de streaming Apple Music, soit environ le double de ce que paye Spotify, qui a donné des précisions sur son modèle de rémunération mi-mars.

Mais auteurs et compositeurs ne reçoivent qu'une fraction de cette somme, le plus souvent partagée avec labels et éditeurs. Depuis que le streaming est devenu le mode de consommation dominant dans la musique (83% des revenus générés par l'industrie musicale aux Etats-Unis), de nombreux artistes réclament un autre mode de répartition, parmi eux Robert Smith de The Cure ou le Français Woodkid.

Pour Björn Ulvaeus, la clé d'une réforme réussie tient à la transparence, et pas seulement des plateformes. L'essentiel des transactions se fait encore à l'abri des regards. "C'est un milieu qui fonctionne encore beaucoup à l'ancienne, assez conservateur", décrit le musicien suédois.

Le co-créateur de tubes comme "Take a Chance on Me", "Dancing Queen" ou "Mamma Mia" estime que l'écosystème de la musique actuelle pousse nombre d'auteurs et compositeurs "à se séparer de leurs chansons trop vite", en cédant les droits à des éditeurs.

Depuis quelques années, quelques éditeurs et labels se sont lancés dans une bataille pour acquérir à prix d'or les droits de catalogues prestigieux comme ceux de Bob Dylan, Stevie Nicks ou Neil Young.

Au-delà, le modèle économique actuel de l'industrie musicale affecte le processus créatif, et "a eu un impact énorme sur le type de chansons (qui sont créées) et leur structure", selon Björn Ulvaeus. Il faut sortir plus de titres plus souvent, en prenant le moins de risque possible pour s'assurer des revenus.

Avec Abba, "nous avons appris à différencier un truc pourri d'un morceau de qualité", se souvient-il. "Ca prend du temps, du travail, et de la patience. Comment voulez-vous faire preuve de patience quand vous êtes sous pression?"


Le texte manuscrit du tube «Starman» de David Bowie vendu plus de 200 000 livres

David Bowie à la Film Society of Lincoln Center rend hommage à Susan Sarandon, à New York en 2003 (Photo, Shutterstock).
David Bowie à la Film Society of Lincoln Center rend hommage à Susan Sarandon, à New York en 2003 (Photo, Shutterstock).
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  • L'acheteur est un collectionneur privé dont l'identité n'a pas été révélée
  • Le texte manuscrit faisait partie d'une vente plus large intitulée «David Bowie et le Glam Rock»

LONDRES: Le texte de "Starman", tube de 1972 de David Bowie, écrit de la main de l'artiste, s'est vendu aux enchères mardi pour la somme de 203 500 livres (près de 227 000 euros), selon la société Omega Auctions, spécialiste des ventes liées au monde de la musique.

La chanson, incluse dans l'album "Ziggy Stardust", succès phénoménal du chanteur britannique, évoque "Starman qui attend dans le ciel" et souhaite rencontrer des humains.

Le texte vendu mardi, initialement mis à prix à 40 000 livres (environ 44 600 euros), est écrit à l'encre bleue sur une feuille à petits carreaux de format A4. On y voit les modifications apportées par Bowie ainsi que des fautes d’orthographes corrigées par le chanteur.

Le document avait été exposé lors d'une rétrospective au Victoria & Albert Museum consacrée en 2013 au chanteur, décédé en janvier 2016 à 69 ans.

L'acheteur est un collectionneur privé dont l'identité n'a pas été révélée.

Le texte manuscrit faisait partie d'une vente plus large intitulée "David Bowie et le Glam Rock", comprenant notamment des affiches et des disques vinyles.


Albert de Monaco rend hommage à sa mère Grace Kelly, «princesse de Hollywood»

Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
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  • Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité
  • «Ma mère est ravissante dans ce film»

NICE: Le prince Albert II de Monaco a rendu hommage mardi soir à sa mère Grace Kelly pour le 40e anniversaire de sa disparition en assistant à Nice à la projection de La Main au collet, tourné en 1954 par Alfred Hitchcock.

Ce film (To catch a thief, en anglais), où Grace Kelly tient le rôle titre en compagnie de Cary Grant, est diffusé à la cinémathèque de la ville dans le cadre d’une rétrospective des onze films tournés par la défunte princesse de Monaco.

Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité par la ville de Nice.

"Ma mère est ravissante dans ce film, c’est un euphémisme, et puis ce sont des images superbes qui évoquent Monaco et la Côte d’Azur, et c’est aussi une belle histoire", a expliqué après la séance le prince Albert, qui avait lui-même choisi de revoir ce long métrage, en confiant avoir jusqu’à présent "vu davantage de fois Le train sifflera trois fois".

"Le rôle dont elle était la plus fière, c’était peur-être celui qu'elle a interprété dans Une fille de la campagne, où elle était peut-être moins attendue", a indiqué aussi Albert II au public. Ce rôle a valu à Grace Kelly un Oscar à Hollywood.

"Tout le monde connaît la princesse de Monaco par coeur, mais tout le monde ne connaît pas forcément l’actrice, donc j’ai voulu que la cinémathèque de Nice rendît hommage à la princesse d’Hollywood", a indiqué l’écrivain et journaliste Henry-Jean Servat, également adjoint au cinéma à la ville de Nice.

Les onze films où figure Grace Kelly ont été tournés en l’espace de cinq ans, entre 1951 et 1956, avant que cette dernière, devenue princesse de Monaco à la suite de son mariage avec le prince Rainier, n’arrête toute collaboration avec le cinéma.

D’autres propositions de films lui ont été faites après son mariage, notamment de la part d’Alfred Hitchcock pour son thriller Pas de printemps pour Marnie.

"Elle avait envie de cette aventure mais finalement la raison l’a emporté", a expliqué le prince Albert.

La Main au collet a été réalisé en majeure partie sur la Côte d'Azur en 1954. Le bal costumé de la scène finale a été tourné dans les studios de la Victorine, à Nice, qui ont prêté pour l’occasion à la Cinémathèque les fauteuils utilisés par Grace Kelly, Cary Grant et Alfred Hitchcock pendant le tournage.

Le prince Albert s’est prêté au jeu des photographes en posant devant ces pièces présentées dans le hall de la cinémathèque pour l'occasion. Elles sont soigneusement conservées au magasin des accessoires de ces studios de tournage que la ville de Nice, qui les a pris en régie, tente de faire revivre.


Astérix et Obélix, l’Empire du milieu: les irréductibles Gaulois de retour au cinéma début 2023

Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023.  (Photo, Pathé Films)
Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023. (Photo, Pathé Films)
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  • Guillaume Canet, le réalisateur des nouvelles aventures d’Astérix et Obélix a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film, qui sortira le 1er février
  • Le casting comprend une série de stars, notamment le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus

MONTRÉAL: Cela fait dix ans qu’on les attendait! Les deux irréductibles gaulois préférés des Français reviennent sur les écrans pour de nouvelles aventures le 1er février 2023. Il faudra donc patienter encore un peu pour découvrir Astérix et Obélix: l’Empire du milieu, mais Guillaume Canet, le réalisateur de la nouvelle franchise made in France, a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film. 

Guillaume Canet, qui a déjà sept long-métrages à son actif, se lance dans le projet le plus colossal de sa carrière, avec un budget de 65 millions d'euros, ce qui en fait l’un des films français les plus chers jamais produits. Il jouera lui-même le rôle d’Astérix et a fait appel à un casting XXL pour l’accompagner. Son comparse, Obélix, sera joué par Gilles Lellouche, le redoutable César par Vincent Cassel, et sa Cléopâtre sera l’actrice Marion Cotillard. Le film affiche en outre une pléthore de stars francophones dans des rôles secondaires: les rappeurs OrelSan (Titanix) et Bigflo et Oli (Abdelmalix et Toufix) les youtubeurs McFly et Carlito (Radius et Cubitus), Pierre Richard (Panoramix), Philippe Katerine (Assurancetourix Le Barde), Angèle (Falbala), Jérôme Commandeur (Abraracourcix Le Chef), Audrey Lamy (Bonemine), Jonathan Cohen (Graindemaïs), José Garcia (Biopix) et Gérard Darmon (le narrateur). Le casting prévoit aussi une surprise: le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus