Tunisie: fermeture des écoles après une augmentation des cas de Covid-19

Une jeune étudiante tunisienne se rendant à l'école en Mars dernier. (AFP)
Une jeune étudiante tunisienne se rendant à l'école en Mars dernier. (AFP)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Tunisie: fermeture des écoles après une augmentation des cas de Covid-19

  • La décision a été prise lors d'une réunion samedi au siège du gouvernement, la porte-parole du ministère de la Santé Nissaf Ben Alia qualifiant la situation sanitaire du pays de «très dangereuse»
  • La fermeture des écoles concerne "l'enseignement élémentaire, secondaire et les universités" et s'appliquera du 18 au 30 avril

TUNIS : Les autorités tunisiennes ont annoncé samedi leur décision de fermer les écoles primaires, secondaires ainsi que les universités, et d'interdire la circulation des transports en commun et des voitures à partir de 19H00 en raison d'une augmentation des cas de coronavirus.

La décision a été prise lors d'une réunion samedi au siège du gouvernement, la porte-parole du ministère de la Santé Nissaf Ben Alia qualifiant la situation sanitaire du pays de "très dangereuse".

La fermeture des écoles concerne "l'enseignement élémentaire, secondaire et les universités" et s'appliquera du 18 au 30 avril, a déclaré lors d'une conférence de presse la porte-parole du gouvernement, Hasna Ben Slimane.

Elle a précisé que les universités fourniraient des cours en ligne aux étudiants pendant cette période.

Les autorités ont également décidé l'interdiction, pour les voitures et les transports en commun, de circuler entre 19H00 (18H00 GMT) et 05H00 (04H00 GMT), "sauf en cas d'urgence, a ajouté Mme Ben Slimane. 

Ces décisions interviennent alors que la Tunisie observe une nette augmentation du nombre de décès liés au coronavirus depuis le début du mois, passant à plusieurs dizaines de nouveaux morts chaque jour (et à plus d'un millier de nouveaux cas quotidiens).

Au total, le pays de 12 millions d'habitants a officiellement recensé quelque 280.000 cas de coronavirus, dont 9.637 décès.

Le 10 avril, le chef du gouvernement Hichem Mechichi avait annoncé un assouplissement du couvre-feu à la demande du président de la République Kais Saied, quelques jours après l'avoir durci face à la propagation de l'épidémie.

Le couvre-feu s'étend actuellement de 22H00 (21H00 GMT) à 05H00 (04H00 GMT).

Depuis le lancement de la campagne de vaccination à la mi-mars, 203 000 personnes ont été vaccinées dans le pays.

Des responsables hospitaliers ont récemment alerté sur la saturation de certains services, les lits de réanimation étant occupés à 80%, selon les autorités.

Les répercussions de la Covid-19 ont exacerbé la crise sociale et économique, notamment avec l'effondrement des salaires dans le secteur clé du tourisme.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".