Explosion à Natanz: Téhéran a sollicité Interpol dans sa traque de l’ «auteur» présumé

Vue satellite du site de Natanz en Iran (Photo, AFP).
Vue satellite du site de Natanz en Iran (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 avril 2021

Explosion à Natanz: Téhéran a sollicité Interpol dans sa traque de l’ «auteur» présumé

  • Samedi, la télévision d'Etat iranienne a publié la photo d'une personne dénommée «Réza Karimi», 43 ans, affirmant qu'il était «l'auteur de l'acte de sabotage»
  • Dimanche, le journal ultraconservateur Kayhan a précisé qu'une démarche avait été «effectuée auprès de la police d'Interpol» afin de permettre l'arrestation du suspect

TEHERAN: Les autorités iraniennes ont sollicité l'aide d'Interpol dans leur traque du principal suspect concernant l'explosion du 11 avril au complexe nucléaire de Natanz, imputée à Israël, a rapporté dimanche le quotidien Kayhan.

Samedi, la télévision d'Etat iranienne a publié la photo d'une personne dénommée « Réza Karimi », 43 ans, affirmant qu'il était « l'auteur de l'acte de sabotage » dans les installations nucléaires de Natanz, dans le centre du pays.

Ce suspect a « fui » avant l'incident et a été identifié « grâce aux efforts des (officiers) du ministère des Renseignements » de la République islamique. Les mesures nécessaires pour « son arrestation et extradition » « sont en train d'être prises par les voies légales », a ajouté la même source, sans autres détails.

Dimanche, le journal ultraconservateur Kayhan a précisé qu'une démarche avait été « effectuée auprès de la police d'Interpol » afin de permettre l'arrestation du suspect, là encore sans autres indications.

Saisie par un Etat membre, l'organisation policière internationale peut émettre divers types de « notices », notamment des « notices rouges » qui sont des demandes d'arrestations en vue de l'extradition de suspects.

Dimanche matin, aucune « notice rouge publique » sur ce dossier de Natanz ne figurait toutefois sur le site d'Interpol, dont le siège est à Lyon (centre-est de la France).

Aucune autre information n'était disponible en Iran, où le ministère des Renseignements n'a pas communiqué officiellement sur le sujet.

Lundi, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) avait déclaré que « le centre de distribution d'électricité » de l'usine de Natanz avait été touché la veille par une « petite explosion », faisant état de dégâts « rapidement » réparables.

Les autorités iraniennes, qui n'ont pas confirmé les circonstances de l'attaque ni le mode opératoire, ont ensuite ouvertement accusé Israël d'avoir mené un acte de "terrorisme" ayant endommagé des centrifugeuses utilisées pour enrichir de l'uranium, promettant de se venger.

Téhéran a accusé l'Etat hébreu de chercher ainsi à saborder les discussions visant à remettre sur les rails l'accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien, que les Etats-Unis de Donald Trump ont quitté avec fracas en 2018.

En représailles à cette « attaque », Téhéran a décidé de rompre davantage avec les engagements pris à Vienne en produisant désormais de l'uranium enrichi à 60%.

Samedi, des participants aux pourparlers de Vienne ont néanmoins fait état de « progrès », sans plus de précisions.

L'Iran, qui est accusé de chercher à se doter de l'arme atomique, assure que son programme nucléaire est strictement civil.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.