Israël: le chef de l'opposition appelle à un «gouvernement d'union»

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, à la cérémonie de prestation de serment de la Knesset (parlement) d'Israël à Jérusalem, le 6 avril 2021(Photo, AFP)
Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, à la cérémonie de prestation de serment de la Knesset (parlement) d'Israël à Jérusalem, le 6 avril 2021(Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 18 avril 2021

Israël: le chef de l'opposition appelle à un «gouvernement d'union»

  • Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé dimanche à la formation d'un «gouvernement d'union»
  • Benjamin Netanyahu a obtenu le mandat du président Reuven Rivlin pour tenter de former le prochain gouvernement

JÉRUSALEM: Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé dimanche à la formation d'un « gouvernement d'union » à l'heure où le Premier ministre Benjamin Netanyahu tente en vain de rallier extrême-droite et islamistes pour se maintenir au pouvoir et éviter un nouveau scrutin. 

Après avoir terminé en première place des législatives de mars mais sans assez d'appuis pour atteindre la majorité (61 des 120 sièges du Parlement), M. Netanyahu a obtenu le mandat du président Reuven Rivlin pour tenter de former le prochain gouvernement. 

Alors que les pourparlers se multiplient en coulisses, le chef de l'opposition, le centriste Yaïr Lapid, a appelé à la formation d'un gouvernement « d'union nationale » pour mettre fin à la crise. 

« Nous devons rétablir la confiance entre la population et ses leaders. Nous devons former un gouvernement qui va nous unir: pas un gouvernement de droite, pas un gouvernement de gauche, mais un gouvernement d'union », a déclaré M. Lapid, disant vouloir éviter la tenue d'un cinquième scrutin. 

D'avril 2019 à mars dernier, Israël a tenu quatre élections législatives débouchant soit sur l'incapacité de la classe politique à s'entendre sur un gouvernement, soit, après le troisième scrutin, sur un gouvernement d'union n'ayant duré que quelques mois. 

Pour atteindre le seuil critique des 61 députés, M. Netanyahu et ses alliés des partis ultra-orthodoxes doivent obtenir le soutien de la formation de droite radicale Yamina, dirigée par Naftali Bennett, du parti d'extrême-droite Sioniste religieux de Bezalel Smotrich et du parti islamiste Raam de Mansour Abbas. 

Jusqu'à présent, M. Netanyahu est confronté au refus de M. Smotrich de joindre un gouvernement soutenu par le parti Raam, dont des membres ont qualifié M. Smotrich de « raciste ». 

M. Lapid plaide lui pour un gouvernement d'union où « il y aurait trois partis de droite, deux du centre et deux de gauche ».  

Mais en additionnant le nombre de députés des sept partis auxquels il fait référence, le compteur pointe à 58 sièges quand il en faudrait 61. 

« Nous allons tout faire pour former un gouvernement d'union qui fonctionne, qui est stable et qui est bienveillant », a ajouté M. Lapid, se disant ouvert à toutes les options pour trouver une majorité -- à l'exception d'une alliance avec les « kahanistes », un courant d'extrême-droite membre du parti de M. Smotrich.  

Pour compliquer encore l'équation, M. Smotrich a à l'inverse affirmé ce week-end préférer un gouvernement incluant M. Lapid à un autre soutenu par les partis arabes 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com