Maroc: le journaliste marocain Omar Radi interpellé dimanche soir

Le journaliste et militant des droits de l’Homme avait déjà été arrêté en Décembre 2019 à cause d’un Tweet. (Photo d’archives AFP).
Le journaliste et militant des droits de l’Homme avait déjà été arrêté en Décembre 2019 à cause d’un Tweet. (Photo d’archives AFP).
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

Maroc: le journaliste marocain Omar Radi interpellé dimanche soir

  • L'enquête le visant a été ouverte après la publication d'un rapport d'Amnesty International selon lequel son téléphone était espionné via un logiciel de piratage utilisé par les autorités marocaines.
  • "Je ne suis ni un espion ni un agent payé par un fonds étranger", a réagi le journaliste dans un communiqué publié samedi sur son compte Facebook.

Le journaliste marocain et militant des droits humains Omar Radi, au coeur d'une double affaire d'espionnage, a été interpellé dimanche soir pour "ivresse publique et violences" puis placé en garde à vue à Casablanca, a-t-on appris lundi auprès du porte-parole de la sûreté nationale (DGSN).

"Il a été placé en garde à vue sur instruction du parquet après un incident survenu hier soir vers 23H30", a indiqué le porte-parole joint par l'AFP.

La justice marocaine a annoncé la semaine dernière avoir ouvert une enquête sur ce journaliste qu'elle suspecte de bénéficier de "financements de l'étranger" en lien avec des "services de renseignement". Les autorités marocaines le soupçonnent de "liens avec un officier de liaison d'un pays étranger" qui a travaillé "sous couvert diplomatique depuis 1979 dans plusieurs régions de tensions" dans le monde.

"Je n'ai jamais été et ne serai jamais au service d'un pouvoir étranger (...) je ne suis ni un espion ni un agent payé par un fonds étranger", a réagi le journaliste dans un communiqué publié samedi sur son compte Facebook. Selon lui, ses activités "n'ont rien à voir avec le monde du renseignement": "il est très banal que des journalistes, notamment ceux spécialisés en économie fournissent le type de travaux" qu'on lui reproche.

L'enquête le visant a été ouverte après la publication d'un rapport d'Amnesty International selon lequel son téléphone était espionné via un logiciel de piratage utilisé par les autorités marocaines.

Les autorités marocaines ont réfuté ce rapport en exigeant qu'Amnesty fournisse des "preuves" de ces "accusations graves et tendancieuses", menaçant à défaut de "prendre les mesures nécessaires pour défendre sa sécurité nationale". 

Amnesty estime pour sa part avoir fourni toutes les preuves utiles: "la technologie utilisée pour espionner le téléphone d'Omar Radi exige une influence sur les opérateurs téléphoniques que seul peut exercer un gouvernement pour pouvoir pirater la connexion internet", a souligné l'organisation dans un communiqué publié samedi. 

A ce stade, les autorités marocaines estiment cependant que les éléments fournis par Amnesty ne sont pas "des preuves scientifiques probantes", selon un communiqué officiel diffusé dimanche soir.

Omar Radi, un journaliste de 33 ans connu pour ses enquêtes d'investigation, avait été condamné en mars à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.