KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban

Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)
Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)
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Publié le Mardi 20 avril 2021

KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban

  • L’accord prévoit de participer aux campagnes de vaccination de routine approuvées par l'OMS
  • KSrelief a également distribué 2 950 paniers alimentaires dans la ville de Jérusalem

RIYAD: Le Centre du roi Salmane pour l'aide humanitaire et le secours (KSrelief) a signé deux accords avec l'Association internationale de protection des victimes des guerres et des catastrophes (IPV). Ces accords ont pour objectif de venir en aide aux personnes dans le besoin au Yémen.

Ahmed al-Beez, superviseur général adjoint des opérations et des programmes auprès de KSrelief, a signé les deux accords au siège de l’organisation à Riyad.

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Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)

Selon le directeur du département Santé et Aide environnementale de KSrelief, Abdallah Saleh al-Moallem, le premier accord renforcera les services de soins médicaux primaires ainsi que la gestion du problème de malnutrition au Yémen. Ce premier accord est estimé à 5,5 millions de dollars (1 dollar = 0,83 euro) et bénéficiera à près de 2,5 millions de personnes dans les gouvernorats de Mahra Abyan, Ad Dali’, Chabwah, Aden, Taïz et Hadramaout.

Cet accord «vise à fournir des services de base en matière de santé et de nutrition dans le cadre de l'ensemble des services de santé nécessaires dans les cas d'urgence».

Le premier contrat prévoit des enquêtes et des évaluations en matière de sécurité alimentaire auprès des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes et des mères qui allaitent. Il assure également des campagnes de vaccination de routine, des diagnostics et des traitements médicaux qui seront dispensés aux personnes de tous les groupes d'âge et de toutes les nationalités dans les communautés ciblées, ainsi que la mise en place de services locaux et la formation de nouveaux cadres nationaux.

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Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)

Le deuxième accord, selon M. Al-Moallem, concerne la mise en place de la sixième phase d'un centre de prothèses et de réhabilitation dans le gouvernorat de Marib. L'accord se chiffre à 1,7 million de dollars et bénéficiera à 3 549 patients. L’objectif est de fournir aux personnes à besoins spécifiques des services de réadaptation physique, d'élaborer des traitements individuels pour chaque patient, d’adapter tous types de membres artificiels, de fournir aux porteurs de prothèses un service de réadaptation fonctionnelle. Il s’agit également de développer les compétences professionnelles et scientifiques du personnel médical, de le préparer à répondre à des cas spécifiques et de limiter la migration du personnel médical et technique spécialisé.

Par ailleurs, le KSrelief a signé lundi un autre accord avec l'IPV afin d’améliorer les services médicaux proposés aux réfugiés syriens et à la communauté d'accueil à Ersal, dans le gouvernorat de Baalbek au Liban. D’un montant de 972 000 dollars, ce projet bénéficiera à 65 000 personnes.

M. Al-Moallem explique que cet accord permettra de fournir «des services de santé, un soutien psychosocial, nutritionnel et des médicaments aux réfugiés syriens installés à Ersal et dans ses environs, ainsi qu'aux citoyens libanais, à titre gratuit».

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Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)

Cet accord contribuera en outre au développement du système national d'information en matière de santé et de gestion des données, et apportera un appui aux programmes existants au niveau national, tels que les programmes de lutte contre la tuberculose, les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

L'accord prévoit également de participer aux campagnes de vaccination de routine approuvées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le ministère libanais de la Santé, ainsi que des initiatives d'éducation et de sensibilisation en matière de santé et de nutrition, de promotion de l'hygiène personnelle et générale, de limitation de la propagation des maladies épidémiologiques, infectieuses et transmissibles, et de promotion d’une alimentation saine.

Le poids et la taille des enfants seront examinés afin de contribuer aux efforts déployés pour traiter les cas de nanisme, et un soutien nutritionnel et psychologique sera apporté aux réfugiés ainsi qu’à la communauté hôte dans son ensemble. Un effort particulier sera porté sur les enfants présentant des handicaps moteurs et sensoriels. Un meilleur accès aux centres médicaux spécialisés est également prévu.

Dans un autre contexte, KSrelief, à l’occasion du ramadan, a distribué 1 420 paniers alimentaires au profit de 7 100 habitants de Bethléem, de Cisjordanie et de la bande de Gaza.

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Le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a remercié le KSrelief pour l'aide qu'il a fournie au peuple palestinien durant le ramadan. S'exprimant lors d'une réunion du cabinet, il a annoncé que les paniers alimentaires du ramadan seront distribués dans les prochains jours par les comités d'aumône légaux (zakat).

Le ministère palestinien de l'Awqaf et des Affaires religieuses a initié ce projet afin de fournir des paniers alimentaires pendant le ramadan aux familles dans le besoin, aux orphelins et aux personnes qui assurent l’entretien de la mosquée Al-Aqsa. Ce projet a été financé par le KSrelief en coordination avec l'Organisation caritative hachémite de Jordanie.

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Le centre d'aide saoudien KSrelief conclut des accords pour aider les populations du Yémen et du Liban. (SPA)

Le centre saoudien a également distribué 2 950 paniers alimentaires dans la ville de Jérusalem, au profit de 2 950 familles pour un total de 14 750 personnes, ainsi que 1 000 paniers alimentaires à des familles dans le besoin dans la région du Chouf au Liban.

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du projet du centre, qui consiste à fournir des paniers de nourriture aux familles nécessiteuses dans les pays musulmans pendant le mois sacré.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.


Mort d'un bébé palestinien: une ONG contredit la version de l'armée israélienne, vidéo à l'appui

Une capture d'écran montre Sam Abu Haikal, âgé de sept mois, porté par son père quelques instants après qu'un soldat israélien a tiré sur la voiture dans laquelle ils se trouvaient, à Hébron, le 5 juin 2026. (B’Tselem via Reuters)
Une capture d'écran montre Sam Abu Haikal, âgé de sept mois, porté par son père quelques instants après qu'un soldat israélien a tiré sur la voiture dans laquelle ils se trouvaient, à Hébron, le 5 juin 2026. (B’Tselem via Reuters)
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  • Dimanche, l'armée israélienne avait dit que "sur la base des conclusions de l'enquête préliminaire, il a(vait) été décidé d’ouvrir une enquête par la Division des enquêtes criminelles de la police militaire"
  • L'ONG a en outre accusé les soldats de ne pas être venus en aide aux blessés

JERUSALEM: L'organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a diffusé mardi une vidéo contredisant, selon elle, la version de l'armée sur la mort d'un bébé palestinien, tué par des tirs israéliens en Cisjordanie occupée la semaine dernière.

Sam Fahd Abou Haikal, sept mois, est décédé et ses parents ont été légèrement blessés lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu vendredi sur la voiture de la famille dans la ville de Hébron, selon des sources palestiniennes.

L'armée avait indiqué, après une enquête préliminaire, qu'un de ses soldats avait ouvert le feu "sur des civils" non suspects, après que leur véhicule avait accéléré en direction de troupes.

Toutefois, selon une vidéo publiée par B'Tselem sur X, la voiture a ralenti et s'est arrêtée à l'approche de deux soldats israéliens. Les images ne montrent pas le moment des tirs, mais les instants d'après, la famille palestinienne se tenant près de leur voiture tandis que le bébé saigne dans les bras de son père.

Dimanche, l'armée israélienne avait dit que "sur la base des conclusions de l'enquête préliminaire, il a(vait) été décidé d’ouvrir une enquête par la Division des enquêtes criminelles de la police militaire".

L'ONG a en outre accusé les soldats de ne pas être venus en aide aux blessés.

"Après les tirs, le soldat qui avait ouvert le feu et un autre soldat qui l'accompagnait ont quitté les lieux sans vérifier le véhicule ni aider le bébé et sa mère, grièvement blessés", a affirmé B'Tselem, toujours sur X.

Sollicitée mardi soir, l'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'elle "vérifiait" la vidéo publiée par l'ONG.

Lors des funérailles du nourrisson samedi, son père a dit rejeter l'idée que les tirs résultaient d'une erreur: "quand plus d'une balle est tirée, qu'il n'y a pas de tir de sommation et aucun avertissement, ça ne peut pas être une erreur".

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967.

Les violences liées au conflit israélo-palestinien ont explosé dans ce territoire en marge de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Depuis lors, au moins 1.080 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants, mais aussi beaucoup de civils, ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l'AFP à partir de données de l'Autorité palestinienne.

Dans le même temps, d'après des données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins onze morts à Tyr

Rosette Tannous, l'épouse du capitaine de l'armée libanaise Elie Khoury, tué lors d'un bombardement israélien, salue les personnes en deuil qui portent le cercueil de son mari lors des funérailles organisées dans son village natal de Kfar Jarra, près de Jezzine, dans le sud du Liban, le 8 juin 2026. (AFP)
Rosette Tannous, l'épouse du capitaine de l'armée libanaise Elie Khoury, tué lors d'un bombardement israélien, salue les personnes en deuil qui portent le cercueil de son mari lors des funérailles organisées dans son village natal de Kfar Jarra, près de Jezzine, dans le sud du Liban, le 8 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir tué un assaillant qui avait ouvert le feu sur ses soldats dans la région de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, après avoir franchi la frontière depuis le Liban
  • A Tyr, à environ 20 km de la frontière israélienne, des habitants ont fui massivement la ville, après un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne

TYR: Les autorités libanaises ont indiqué dans la soirée que des frappes israéliennes sur la ville de Tyr et ses environs, dans le sud du Liban, avaient fait au moins 11 morts mardi.

L'armée israélienne a annoncé avoir tué un assaillant qui avait ouvert le feu sur ses soldats dans la région de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, après avoir franchi la frontière depuis le Liban.

A Tyr, à environ 20 km de la frontière israélienne, des habitants ont fui massivement la ville, après un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne.

Pour la première fois, le quartier chrétien a été inclus dans un appel à évacuer lancé par l'armée israélienne, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Le quartier chrétien est désormais vide à 99%", dit à l'AFP Walid al-Tawil, un membre du conseil municipal. "Il ne reste plus qu'un petit nombre de gens".

L'armée israélienne poursuit sa guerre au Liban, disant viser le Hezbollah pro-iranien, malgré la menace formulée la veille par Téhéran de mener de nouvelles représailles plus fortes contre Israël si les frappes de son armée devaient se poursuivre, y compris dans le sud du Liban.

Téhéran exige que tout accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient englobe la fin des hostilités sur le front libanais.

Le Hezbollah continue de refuser un cessez-le-feu sous conditions entre le Liban et Israël, et a revendiqué mardi de nouvelles attaques contre des forces israéliennes présentes dans le sud du Liban, y compris à Ras al-Naqoura, à la frontière, mais pas contre le nord d'Israël.

Exode vers le nord 

"Avertissement urgent aux habitants de la ville de Tyr, y compris le quartier chrétien, ainsi qu'aux camps (palestiniens) et aux quartiers environnants", a annoncé un message diffusé sur X par Avichay Adraee, un porte-parole arabophone de l'armée israélienne.

"Pour votre sécurité, nous vous demandons d'évacuer immédiatement vos domiciles (...) et de vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Une frappe avait visé les environs de la ville avant cet avertissement, faisant huit morts parmi lesquels une femme, et 35 blessés incluant trois enfants, selon un bilan définitif du ministère libanais de la Santé.

Il a fait en outre état de trois morts dans une autre frappe à El-Bass, zone abritant un site protégé de Tyr.

La ville semble quasi déserte, selon le correspondant de l'AFP.

Ces dernières semaines, des habitants de Tyr et des villages environnants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu, le plus touristique de la ville, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

A l'entrée de Saïda, la grande ville qui constitue la porte du sud du Liban, l'AFP a vu de longues files de voitures, chargées de bagages et de matelas, affluer en provenance de Tyr et de sa région.

"Derniers efforts" 

Tyr est pilonnée sans relâche par l'armée israélienne. Lundi soir, une frappe près d'un centre de la Croix-Rouge libanaise avait tué cinq personnes et blessé huit autres, dont quatre secouristes, d'après le ministère de la Santé.

La veille, des frappes avaient endommagé les ruines antiques de Tyr, inscrites au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, poussant le ministre libanais de la Culture à lancer un appel pour les protéger.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a fait état de frappes israéliennes jusque dans la soirée sur plusieurs autres localités dans le sud.

Le Hezbollah a appelé mardi les autorités libanaises à rétablir de bonnes relations avec l'Iran et à "tirer profit de son soutien", après les frappes lancées par Téhéran sur Israël en riposte à une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.

Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran.

Mais le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait soutenu la veille que son pays "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

L'armée israélienne avait mené une frappe dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, entraînant un échange de tirs entre l'Iran et Israël, pour la première fois depuis la trêve régionale conclue il y a deux mois.

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités mardi.