Qatar Airways à CNN: «de nombreuses compagnies aériennes feront faillite»

Le dirigeant de la compagnie aérienne a précisé certaines des mesures de sécurité adoptées par la compagnie aérienne et son centre à l'aéroport international Hamad de Doha (Archive / AFP)
Le dirigeant de la compagnie aérienne a précisé certaines des mesures de sécurité adoptées par la compagnie aérienne et son centre à l'aéroport international Hamad de Doha (Archive / AFP)
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Publié le Mercredi 21 avril 2021

Qatar Airways à CNN: «de nombreuses compagnies aériennes feront faillite»

  • Le PDG de Qatar Airways, Akbar al-Baker, a fait une sombre évaluation des défis auxquels l'industrie doit faire face alors qu'elle peine à se remettre de l'effondrement du transport aérien mondial
  • «Si cette pandémie se prolonge trop longtemps, elle détruira complètement l’économie mondiale qui est très dépendante des compagnies aériennes»

DUBAÏ: Le PDG de Qatar Airways, Akbar al-Baker, a averti que de nombreuses autres compagnies aériennes seront contraintes de cesser leurs activités en raison de la pandémie. 

Dans une interview exclusive sur Quest Means Business de CNN, le dirigeant de Qatar Airways, Akbar al-Baker, a donné une sombre évaluation des défis auxquels le secteur est confronté alors qu'il lutte pour récupérer de l'effondrement du transport aérien mondial. 

«Lorsque cette pandémie sera terminée, peu de compagnies aériennes seront solides et continueront à fonctionner», déclare-t-il. «De nombreuses autres compagnies aériennes feront faillite. Et cela continuera à se produire, car nous n’avons pas encore vu le pire.» 

Il a souligné que le retour de l'industrie du transport aérien à sa pleine puissance devrait être une priorité pour stimuler les perspectives économiques mondiales. 

«Si cette pandémie se prolonge trop longtemps, elle détruira complètement l’économie mondiale qui est très dépendante des compagnies aériennes pour les affaires, le transport du fret et, surtout, la création d’emplois», ajoute-t-il. 

Le PDG de la compagnie aérienne a précisé certaines des mesures de sécurité adoptées par la compagnie aérienne et son centre à l'aéroport international Hamad de Doha. 

Il s'agit notamment de capteurs de température de haute technologie, de procédés de désinfection par ultraviolets et du port de masques pendant les vols. 

Il a également évoqué le processus consistant à demander aux actionnaires de la société – le gouvernement qatari – une subvention pendant la pandémie: «Je ne peux pas simplement faire tranquillement la queue et dire à mon patron, le dirigeant de mon pays, que notre situation est terrible, et que c'est ce dont nous avons besoin. Parce que je suis sûr qu'il y a beaucoup d'autres personnes dans la file d'attente pour lui demander la même chose.» 

M. Al-Baker a également parlé de l'accès aux vaccins et de l'atténuation des risques dans le contexte de la lenteur du déploiement des vaccins dans certains pays. 

«Ce sera un problème pour le secteur de l’aviation. Nous devons trouver une solution face aux risques que nous devrons prendre. Il va falloir mettre en place des processus et des systèmes pour atténuer ces risques.» 

Une résurgence du coronavirus dans de nombreux pays ces dernières semaines menace d'annuler certains signes positifs qui émergent lentement du secteur. 

De nombreux passagers hésitent en outre à prendre l’avion même pour les destinations où c’est autorisé, en raison de problèmes de sécurité et de confusion concernant les différentes exigences en matière de vaccination, de dépistage et de quarantaine des différents pays. 

L'Iata (organisme à l'origine des lois et règles qui régissent le transport aérien) a tenté de relever le défi avec son initiative Travel Pass dont le but est d’informer les passagers des tests, vaccins et autres mesures dont ils ont besoin à leur destination. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.