Le missile syrien explosé en Israël n’était pas intentionnel, affirme un général US

Des soldats israéliens recherchent les débris d'un missile lancé depuis la Syrie qui a atterri à proximité du site nucléaire israélien de Dimona le 22 avril 2021 (Photo, AFP / Ahmad Gharabali)
Des soldats israéliens recherchent les débris d'un missile lancé depuis la Syrie qui a atterri à proximité du site nucléaire israélien de Dimona le 22 avril 2021 (Photo, AFP / Ahmad Gharabali)
Des soldats israéliens inspectent un morceau de débris d'un missile lancé depuis la Syrie qui a atterri à proximité du site nucléaire israélien de Dimona le 22 avril 2021 (Photo, AFP / Ahmad Gharabali)
Des soldats israéliens inspectent un morceau de débris d'un missile lancé depuis la Syrie qui a atterri à proximité du site nucléaire israélien de Dimona le 22 avril 2021 (Photo, AFP / Ahmad Gharabali)
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Publié le Vendredi 23 avril 2021

Le missile syrien explosé en Israël n’était pas intentionnel, affirme un général US

  • L'armée israélienne a identifié le projectile qui a atterri près du site nucléaire de Dimona comme un missile sol-air
  • Le général McKenzie pense qu'il dénote plutôt des lacunes dans la capacité de défense aérienne syrienne

WASHINGTON/JERUSALEM: Un haut général américain a déclaré jeudi qu'il ne croit que le missile syrien qui a explosé en Israël soit intentionnel, mais qu’il dénote plutôt des lacunes dans la capacité de défense aérienne syrienne.

«Je pense que ça reflète en fait une incompétence dans la défense aérienne syrienne ... Je ne crois pas que c'était une attaque intentionnelle», a révélé le général de marine Kenneth McKenzie, chef du Commandement central américain, lors d'une audience de la commission des services armés du Sénat.

Plus tôt dans la journée, un missile antiaérien syrien a atterri dans le sud d’Israël, et a déclenché des sirènes de raid aérien près du réacteur nucléaire top secret du pays. Israël a riposté avec une attaque sur le lanceur de missiles et les systèmes de défense aérienne de la Syrie.

Les médias israéliens ont ensuite décrit le missile syrien comme un projectile «errant», et non comme une attaque délibérée au plus profond d'Israël.

Un panneau routier indique le chemin de la centrale nucléaire de Dimona dans le désert du Néguev en Israël. (Photo, AFP/Ahmad Gharabali)
Un panneau routier indique le chemin de la centrale nucléaire de Dimona dans le désert du Néguev en Israël. (Photo, AFP/Ahmad Gharabali)

Ces dernières années, Israël a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes sur la Syrie, notamment sur des cibles militaires liées à leur ennemi l'Iran et de son milice libanaise le Hezbollah, tous deux alliés du président syrien Bachar Assad. De telles frappes attirent régulièrement les tirs antiaériens syriens. L’échange de jeudi était inhabituel car le missile syrien a atterri au plus profond d’Israël.

L’agence de presse syrienne SANA a rapporté que l’échange a commencé par une frappe aérienne israélienne sur Dumeir, une banlieue de la capitale Damas. Dumeir abriterait des installations et des batteries de l'armée syrienne, ainsi que des bases et les dépôts d'armes des milices soutenues par l'Iran. SANA a déclaré que quatre soldats ont été blessés.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, un groupe d'opposition de surveillance de la guerre en Grande-Bretagne qui suit la guerre civile en Syrie, a déclaré que les frappes israéliennes ont touché une base de défense aérienne qui appartient à l'armée syrienne et détruit des batteries de défense aérienne dans la région. Il ajoute que l'armée syrienne a tiré des missiles sol-air en réaction à cette attaque.

L'armée israélienne a identifié le projectile qui a atterri près du site nucléaire de Dimona comme un missile sol-air, généralement utilisé pour la défense aérienne contre les avions de combat ou d'autres missiles.

Dimona, la ville du désert du Néguev où se trouve le réacteur nucléaire d’Israël, se trouve à quelque 300 km au sud de Damas, une longue portée pour un missile sol-air tiré par erreur.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.