L'Arabie saoudite lance une plateforme électronique mondiale consacrée aux dattes

L'Arabie saoudite compte parmi les principaux pays producteurs de dattes. (SPA)
L'Arabie saoudite compte parmi les principaux pays producteurs de dattes. (SPA)
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Publié le Dimanche 25 avril 2021

L'Arabie saoudite lance une plateforme électronique mondiale consacrée aux dattes

  • Des études et des recherches en marketing ont été soumises aux pays-cibles en vue de répertorier les dattes comme des fruits de haute qualité
  • L'Arabie saoudite compte parmi les plus importants pays producteurs de dattes au monde et assure 17 % du volume mondial

RIYAD : L'Arabie saoudite va lancer une plateforme électronique mondiale consacrée aux dattes et destinée à familiariser les investisseurs internationaux avec les différents types de ce fruit cultivé dans le pays.

En effet, le Royaume compte parmi les plus importants pays producteurs de dattes au monde et assure 17 % du volume mondial.

Le Dr Mohammed Al-Nuwairan, PDG du National Center for Palm and Dattes (NCPD), a annoncé que la plateforme serait lancée avant la fin de l'année et qu'elle serait proposée en quatre langues : l'arabe, l'anglais, l'indonésien et l'allemand.

Selon lui, l'objectif de cette plateforme est d'améliorer la commercialisation, ainsi que de proposer aux investisseurs et aux acheteurs un éventail de produits et d'informations sur les dattes, y compris leur type et leur origine.

« De concert avec le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, et le Centre national des palmiers et des dattes, nous entendons faciliter les procédures d'exportation et établir des points de vente spécialisés dans la commercialisation en dehors du Royaume pour livrer les dattes d'Arabie saoudite aux quatre coins du monde ».

Selon lui, dans le but de vendre les dattes saoudiennes à l'étranger et augmenter les exportations, le National Center for Palm and Dattes (NCPD) prend part à des événements, des expositions internationales, des réunions bilatérales et un programme de renforcement des exportations ce qui permettra d'inaugurer de nouveaux points de vente.

Des études de recherche et de marketing ont été soumises aux pays cibles en vue de répertorier les dattes comme des fruits de haute qualité, ce qui favoriserait une hausse de la demande, ajoute-t-il.

Nous nous efforçons également de collaborer avec les entreprises qui produisent des aliments à base de dattes : poudre, confiture, sucre liquide, levure, jus, pâte, mélasse, alcool médicinal et vinaigre. Ceci est possible grâce à la mobilisation du secteur privé.

Le Centre national des palmiers et des dattes (NCPD) n'a épargné aucun effort pour améliorer les services et renforcer les chaînes d'approvisionnement dans le secteur, par le biais de programmes destinés aux agriculteurs et aux producteurs de dattes.

Le centre a encouragé le secteur privé à investir dans des centres de collecte et des services post-récolte, explique-t-il, et quatre centres de services ont été récemment autorisés, ce qui permettra de créer une infrastructure propice au commerce électronique.

D'après M. Al-Nuwairan, le NCPD coopère avec les agences gouvernementales saoudiennes pour encourager les gens à payer la Zakat d'Al-Fitr, une forme d'aumône ou de taxe versée pendant le Ramadan, sous la forme de dattes à la place du riz qui constitue actuellement le produit le plus courant.

Un rapport publié récemment par le NCPD indique que les exportations de dattes du Royaume sont passées de 127 000 tonnes à 215 000 tonnes, alors que la valeur des exportations a augmenté de 535 millions SAR (142,6 millions $) à 927 millions SAR (247 millions$) sur la période allant de 2015 à 2020. Au total, les dattes saoudiennes ont été exportées vers plus de 107 pays.

Selon les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la culture des palmiers-dattiers couvre une superficie supérieure à un million d'hectares dans le monde et la production totale de dattes se chiffre à 8,5 millions de tonnes.

L'Afrique et l'Asie occupent la première place parmi les régions qui cultivent les palmiers-dattiers, avec respectivement 435 700 hectares et 648 300 hectares de superficies cultivées. 

Par ailleurs, la FAO a entériné, en décembre, l'initiative du Royaume qui consiste à designer l'année 2027 comme Année internationale des dattes.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

FAITS MARQUANTS

Le Royaume compte plus de 31 millions de palmiers et produit chaque année plus de 1,5 million de tonnes de ce fruit.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.