JPMorgan Chase impose le retour au bureau en juillet

La plus grande banque américaine en termes d'actifs, dit vouloir laisser le temps à ses employés d'être de nouveau à l'aise dans un espace fermé accueillant plusieurs personnes. (Photo, AFP)
La plus grande banque américaine en termes d'actifs, dit vouloir laisser le temps à ses employés d'être de nouveau à l'aise dans un espace fermé accueillant plusieurs personnes. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 28 avril 2021

JPMorgan Chase impose le retour au bureau en juillet

  • Les bureaux américains seront ouverts à tous les employés le lundi 17 mai, sous réserve d'un plafond d'occupation de 50%
  • Les filiales de JPMorgan Chase à l'étranger continueront pour leur part à suivre les règles en place dans chaque pays

NEW YORK: La banque JPMorgan Chase a indiqué mardi à ses salariés américains qu'elle s'attendait à ce qu'ils reviennent au bureau, au moins à temps partiel, en juillet au plus tard. 

«Les Etats-Unis ayant dépassé leur objectif de plus de 200 millions de vaccins contre la Covid-19 et de plus en plus de villes et d'États levant les restrictions, nous ouvrirons nos bureaux américains à tous les employés le lundi 17 mai, sous réserve d'un plafond d'occupation de 50%», est-il écrit dans un mémo adressé à tous les salariés du pays.

L'établissement, la plus grande banque américaine en termes d'actifs, dit vouloir leur laisser le temps d'être de nouveau à l'aise dans un espace fermé accueillant plusieurs personnes.

Mais «nous nous attendons à ce que d'ici début juillet, tous les employés basés aux Etats-Unis viennent travailler au bureau selon une rotation régulière, toujours dans la limite des 50% d'occupation», est-il ajouté.

Les salariés doivent en conséquence «commencer à prendre leurs dispositions» et organiser leur emploi du temps avec leurs supérieurs.

«Nous pensons sincèrement que travailler ensemble et en personne est important pour notre culture, nos clients, nos activités et nos équipes», est-il écrit dans le mémo préparé par le comité opérationnel de la banque. 

Les filiales de JPMorgan Chase à l'étranger continueront pour leur part à suivre les règles en place dans chaque pays.

Alors que la campagne de vaccination va bon train aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises commencent à envisager «la vie d'après» au bureau. 

A l'instar de Microsoft, plusieurs grands groupes ont déjà prévu d'adopter un système «hybride», permettant au salariés de mélanger télétravail et présentiel.

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires rendue publique le 7 avril, le PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, avait évoqué la possibilité que certains employés puissent travailler à temps plein depuis leur domicile. 

Mais «de façon générale», «de nombreux salariés travailleront au bureau à temps plein», en particulier ceux dans les agences recevant du public ou ceux s'occupant de certaines tâches comme le traitement des chèques, avait-il souligné.


Selon le PDG d’Emirates, la compagnie aérienne pourrait être cotée à la bourse de Dubaï

(Photo, Shutterstock)
(Photo, Shutterstock)
Short Url
  • La compagnie aérienne a enregistré une perte de 5,8 milliards de dirhams entre avril et septembre, contre une perte de 12,6 milliards de dirhams durant la même période l’année dernière
  • M. Clark estime que même si Emirates subit encore une perte cette année, celle-ci sera considérablement plus faible qu’au cours des douze mois précédents

DUBAÏ : Le gouvernement de Dubaï envisage d’introduire la compagnie aérienne Emirates en bourse, a annoncé lundi Tim Clark, président de la compagnie nationale, alors que les autorités s’efforcent de relancer l’activité sur le marché boursier local. 

Le gouvernement émirati prévoit d’inscrire à sa bourse dix entreprises soutenues par l’État et de créer un fonds de 2 milliards de dirhams (1 dirham émirati = 0,24 euro) pour encourager l’activité boursière. 

«Oui, il y a eu des discussions à ce sujet. Oui, il y a eu, peut-être un peu plus de détails sur le sujet que par le passé», a affirmé M. Clark dans une interview pour la prochaine conférence Reuters Next, lorsqu’on lui a demandé si une introduction en bourse était envisageable. 

«J’attends des consignes sur la manière dont cela va affecter le groupe Emirates. C’est au gouvernement de Dubaï de décider ce qu’il veut faire (...). Je ferai essentiellement ce qu’on me demandera de faire.» 

Le PDG d’Emirates, le cheikh Ahmed ben Saeed al-Maktoum, a déclaré au début du mois qu’il était possible de coter la compagnie aérienne ou ses filiales en bourse. 

Les gouvernements ont injecté des milliards de dollars dans les compagnies aériennes pendant la pandémie de coronavirus et la compagnie nationale Emirates a reçu environ 3,8 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euros) de fonds propres de Dubaï, dont 2 milliards injectés l’année dernière. 

La compagnie aérienne a enregistré une perte de 5,8 milliards de dirhams entre avril et septembre, contre une perte de 12,6 milliards de dirhams durant la même période l’année dernière. 

Toutefois, M. Clark a indiqué qu’il ne s’attendait pas à une aide supplémentaire du gouvernement au cours de l’année prochaine, pour autant que le nouveau variant du coronavirus ne cause pas trop de perturbations : «Nous rétablissons notre position de trésorerie à un rythme soutenu. Ceci est donc peu probable, nonobstant le variant omicron et ses effets (...). S’il n’est pas aussi grave qu’on ne le pense, nous n’envisageons pas d’autre recours pour que le propriétaire investisse dans l’entreprise.» 

M. Clark estime que même si Emirates subit encore une perte cette année, celle-ci sera considérablement plus faible qu’au cours des douze mois précédents. Pour 2022, il s’attend à ce que la compagnie aérienne atteigne le seuil de rentabilité ou réalise un bénéfice. 

«Je suis très heureux d’affirmer que notre rentabilité a déjà repris. Au cours des six ou sept dernières semaines, nous avons été rentables», a-t-il lancé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Champ gazier de Jafurah: Aramco affecte 10 milliards de dollars à des sociétés locales et internationales

(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
(Photo, AN)
Short Url
  • La compagnie a déclaré avoir signé 16 contrats de sous-sol et d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction (EPC)
  • Un total de 68 milliards de dollars devrait être dépensé au cours des dix premières années de développement du projet, a déclaré Aramco

DUBAÏ: Le géant pétrolier saoudien Aramco a signé des contrats d'une valeur de 10 milliards de dollars (un dollar = 0,88 euros) pour lancer le développement de son immense champ gazier non conventionnel à Jafurah. 

La compagnie a déclaré avoir signé 16 contrats de sous-sol et d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction, avec des entreprises locales et internationales, dont les sociétés américaines Schlumberger et Halliburton. 

Parmi les autres entreprises qui ont signé des contrats figurent Baker Hughes, NESR, Saudi Taqa, Sinopec, Larsen, Toubro et Saipem. 

Un total de 68 milliards de dollars devrait être dépensé au cours des dix premières années de développement du projet, a déclaré Aramco. Pour l’ensemble du projet, la compagnie prévoit d’investir investissement plus de 100 milliards de dollars. 

D'ici à 2030, le géant pétrolier saoudien s'attend à ce que le site de Jafurah produise jusqu'à deux milliards de pieds cubes standard par jour de gaz pour la vente, 418 millions de scfd d'éthane, et environ 630 000 barils par jour de liquides et de condensats de gaz. 

La société Saipem basée en Italie construira un système de transport de l'eau lié à la séparation du gaz traité. Ce contrat représente une valeur d'environ 750 millions de dollars. 

L'accord inclut l'ingénierie, la fourniture de matériaux, la construction et la mise en service d'environ 835 km de canalisations pour le transport de gaz, de condensats et d'eau de production. 

«L'attribution de ce nouveau projet conforte une relation de longue date avec Aramco ainsi que le positionnement stratégique de Saipem au Moyen-Orient. L'accord confirme la confiance et la satisfaction de nos clients dans la capacité de gestion de projets, ainsi que dans les services d'ingénierie et les services technologiques de pointe que Saipem est en mesure d'offrir», a affirmé Francesco Caio, PDG de la compagnie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Plus d'un tiers de la population mondiale pas connectée à internet

Plus d'un tiers de la population mondiale, soit 2,9 milliards de personnes, ne s'est toujours pas connectée à l'internet, même si la pandémie a démontré l'importance cruciale du réseau pour continuer à travailler ou étudier et a dopé les connexions, selon l'ONU. (AFP)
Plus d'un tiers de la population mondiale, soit 2,9 milliards de personnes, ne s'est toujours pas connectée à l'internet, même si la pandémie a démontré l'importance cruciale du réseau pour continuer à travailler ou étudier et a dopé les connexions, selon l'ONU. (AFP)
Short Url
  • L'augmentation inhabituellement élevée du nombre des utilisateurs laisse penser que la pandémie a encouragé à se connecter
  • L'organisation souligne que l'absence de connexion à internet n'est pas forcément liée à l'absence d'infrastructures. Selon elle, 95% de la population mondiale pourrait théoriquement avoir accès à un réseau mobile 3G ou 4G

GENEVE: Plus d'un tiers de la population mondiale, soit 2,9 milliards de personnes, ne s'est toujours pas connectée à l'internet, même si la pandémie a démontré l'importance cruciale du réseau pour continuer à travailler ou étudier et a dopé les connexions, selon l'ONU.


Environ 4,9 milliards de personnes ont surfé sur le net cette année, selon les nouvelles données collectées par l'Union internationale des télécommunications (UIT) publiées mardi. Ce sont 800 millions de personnes de plus qu'avant la pandémie.


La lutte contre le Covid-19 a forcé la fermeture d'innombrables entreprises et écoles à travers le monde, parfois de long mois et poussé les employés et écoliers, qui le pouvaient, à aller sur l'internet pour continuer à travailler et étudier. 


Pour autant, l'accès reste inégal. La quasi-totalité des personnes exclues habite dans un pays en développement, soit 96%. 


Et pour des centaines de millions d'autres, qui ont accès au réseau, ils ne peuvent le faire qu'avec des dispositifs qu'ils partagent avec d'autres et/ou ne peuvent avoir que du bas débit, qui limite drastiquement ce qu'ils peuvent faire sur internet.


"Il reste encore beaucoup à faire", selon le secrétaire général de l'UIT Houlin Zhao. 


L'augmentation inhabituellement élevée du nombre des utilisateurs laisse penser que la pandémie a encouragé à se connecter.


Depuis 2019, 782 millions de personnes ont ainsi accédé au net, soit un bond de 17%. La hausse est de 10% pour la première année de la pandémie, soit la plus forte progression annuelle "depuis une décennie", selon l'UIT.


L'organisation souligne que l'absence de connexion à internet n'est pas forcément liée à l'absence d'infrastructures. Selon elle, 95% de la population mondiale pourrait théoriquement avoir accès à un réseau mobile 3G ou 4G.


Le prix des équipements et services est trop souvent inabordable, souligne l'UIT.


Elle estime que pour être financièrement accessible, une connexion doit coûter environ 2% du revenu annuel par habitant d'un pays en développement. Or, dans certains des pays les plus pauvres du monde, le coût peut atteindre 20% ou plus.


Le manque d'éducation numérique est aussi un obstacle important.


De nombreuses personnes sont aussi confrontées à des problèmes comme la pauvreté et le manque d'électricité ou de savoir-faire numérique.


La différence d'accès entre hommes et femmes diminue mais les premiers restent largement majoritaires à se connecter (62%) par rapport au 57% de femmes. 


Dans les pays riches, le fameux fossé numérique entre zones urbaines et rurales et très peu marqué (89% des habitants des villes ont utilisé l'internet dans les trois derniers mois comparé à 85% en zone rurale).


Il en va autrement dans les pays pauvres où les habitants des villes se connectent deux fois plus que ceux des champs (72 contre 34%).