Un haut diplomate iranien regrette la fuite de commentaires francs

Mohammad Javad Zarif a fait ses premiers commentaires publics sur l'enregistrement (Photo, AFP)
Mohammad Javad Zarif a fait ses premiers commentaires publics sur l'enregistrement (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 avril 2021

Un haut diplomate iranien regrette la fuite de commentaires francs

  • Mohammad Javad Zarif a fait ses premiers commentaires publics sur l'enregistrement
  • Cependant, le haut diplomate n'a pas cherché à s'excuser directement pour ses propos

TÉHÉRAN: Le haut diplomate iranien a regretté mercredi la fuite d’un enregistrement de lui faisant des commentaires francs sur les limites de son pouvoir en République islamique, tandis que le président du pays a décrit l’incident comme un moyen de faire dérailler les négociations en cours avec les puissances mondiales sur l’accord nucléaire en lambeaux de Téhéran. 

La publication des commentaires de Mohammad Javad Zarif sur Instagram a déclenché une tempête politique en Iran avant l'élection présidentielle qui se déroulera le 18 juin dans le pays. Bien que M. Zarif ait déclaré qu'il ne souhaitait pas se présenter à l'élection, certains l'ont cité comme candidat potentiel pour affronter les partisans de la ligne dure lors du scrutin. 

Le message de M. Zarif comprend une vidéo le montrant lors d’un mémorial à Bagdad pour le général Qassem Soleimani, un haut commandant des Gardiens de la révolution (CGRI) paramilitaire iranienne. Les remarques divulguées de Mohammad Javad Zarif contiennent des références claires aux limites de son pouvoir et aux décisions de M. Soleimani, qui semblent prendre le dessus sur ses priorités au ministère des Affaires étrangères. 

«Je suis vraiment désolé de voir comment une discussion théorique secrète sur la nécessité de renforcer la coopération entre la diplomatie et le terrain (la Garde), afin que les prochains responsables puissent utiliser les précieuses expériences des huit dernières années, est devenue un conflit interne», précise M. Zarif. 

Toutefois, le haut diplomate n'a pas cherché à s'excuser directement pour ses propos. Il a souligné que des commentaires sincères et compatissants sur ce qu'il percevait comme une erreur étaient interprétés comme des critiques personnelles. 

«Je ne me suis pas censuré, car c'est une trahison du peuple», ajoute M. Zarif. 

Lors d'une réunion hebdomadaire du cabinet, le président, Hassan Rohani, dont le mandat est limité dans le temps, a critiqué la publication de l'enregistrement. Il a déclaré que l'interview faisait partie d'un projet plus large d'entretiens avec des représentants du gouvernement pour la postérité, alors qu'il termine son mandat de huit ans. 

Le ministère du Renseignement «doit faire de son mieux pour découvrir comment ce fichier audio a été volé et publié», déclare le président. «Il n'y aura aucune pitié pour ceux qui ont commis une erreur.» 

M. Rohani a également établi un lien direct entre le moment de la fuite et les pourparlers de Vienne sur l'accord nucléaire. 

«L’enregistrement a été publié juste au moment où les accords étaient sur la voie du succès, pour créer des conflits dans le pays», souligne le président.  

Les extraits de l'interview qui a fait l’objet d’une fuite ont été diffusés pour la première fois en début de semaine sur Iran International, une chaîne d'information satellite en langue persane basée à Londres, autrefois détenue majoritairement par un ressortissant saoudien. Téhéran a critiqué Iran International dans le passé pour ses reportages. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.