L’Égypte «ne cèdera pas une seule goutte d’eau du Nil», prévient le Premier ministre

Selon M. Madbouly, les agences et ministères égyptiens redoublent d’efforts pour préserver toutes les réserves d’eau (Fichier/AFP)
Selon M. Madbouly, les agences et ministères égyptiens redoublent d’efforts pour préserver toutes les réserves d’eau (Fichier/AFP)
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Publié le Mercredi 28 avril 2021

L’Égypte «ne cèdera pas une seule goutte d’eau du Nil», prévient le Premier ministre

  • L’Égypte craint que le Gerd ne compromette son approvisionnement en eau du Nil
  • Le Soudan se soucie de la sécurité du barrage et de l’écoulement de l’eau dans ses propres barrages et stations d’eau

LE CAIRE: L’Égypte ne cèdera pas une seule goutte d’eau de sa part du Nil, prévient le Premier ministre, Mostafa Madbouly, alors que le Caire multiplie ses efforts pour résoudre le différend concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd). 

Selon M. Madbouly, les agences et les ministères égyptiens redoublent d’efforts pour préserver toutes les réserves d’eau car le pays cherche à protéger et à optimiser cette ressource essentielle. 

L’Éthiopie a commencé à construire le barrage long de 1,8 km en 2011. Cependant, l’Égypte craint que le Gerd ne compromette son approvisionnement en eau du Nil. 

Le Soudan, quant à lui, se soucie de la sécurité du barrage et de l’écoulement de l’eau dans ses propres barrages et stations d’eau. 

Le Caire et Khartoum soulignent la nécessité de conclure un accord contraignant et global qui garantisse les droits et les intérêts des trois pays. 

L’Éthiopie a adopté un ton défiant à l’égard de l’Égypte et du Soudan, qualifiant les accords sur le partage de l’eau d’inacceptables. 

L’Égypte a intensifié ses efforts internationaux en vue de renforcer sa position et de parvenir à une solution acceptable pour toutes les parties. 

Dernièrement, l’ambassadeur d’Égypte au Canada, Ahmed Abu Zeid, s’est entretenu avec des membres de la Chambre des communes et des représentants du Sénat canadien issus de tous les partis politiques afin de leur présenter le point de vue de l’Égypte. 

M. Abu Zeid a déclaré dans un communiqué que les réunions avec le président du Comité des relations internationales, avec les membres de la Chambre des communes canadienne et du Sénat, ainsi qu’avec le président et les membres du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Égypte au Parlement reflétaient une pleine compréhension de l’importance du Nil pour l’Égypte et soulignaient la nécessité d’adhérer au droit international relatif aux fleuves internationaux. 

L’envoyé a discuté avec les députés de plusieurs propositions et idées visant à renforcer le rôle du Canada dans la conclusion d’un accord global et urgent sur les règles de remplissage et d’exploitation du barrage. 

M. Abu Zeid a expliqué les détails des négociations tripartites au cours des dix dernières années et les raisons de leur échec dû, selon lui, à une absence de volonté politique de parvenir à une solution du côté éthiopien. 

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh houkry, a récemment effectué une tournée africaine couvrant plusieurs pays dans le cadre des efforts égyptiens pour trouver une solution à la crise, et  pour parvenir à un accord équitable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.