Algérie: l'opposant Karim Tabbou relâché sous contrôle judiciaire

Karim Tabbou, l'une des figures emblématiques du «Hirak», à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, à l'extérieur de la prison de Kolea près de la ville de Tipasa. (Photo, AFP)
Karim Tabbou, l'une des figures emblématiques du «Hirak», à sa sortie de prison le 2 juillet 2020, à l'extérieur de la prison de Kolea près de la ville de Tipasa. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 avril 2021

Algérie: l'opposant Karim Tabbou relâché sous contrôle judiciaire

  • Karim Tabbou avait été arrêté la veille, 28 avril, pour plusieurs accusations, notamment «la calomnie, l'insulte et l'outrage à un employé dans l'exercice de ses fonctions»
  • Son arrestation intervient dans un contexte de répression accrue

ALGER: L'opposant Karim Tabbou, figure du mouvement prodémocratie en Algérie, a été libéré jeudi sous contrôle judiciaire après une garde à vue de 24 heures consécutive à une plainte déposée par un responsable, selon une association de soutien aux prisonniers d'opinion.

Karim Tabbou, 47 ans, a été présenté dans l'après-midi devant le procureur du tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger qui a décidé de le placer sous contrôle judiciaire, selon le Comité national de libération des détenus (CNLD) et l'entourage de l'opposant.

Il avait dû être évacué dans la matinée à l'hôpital Mustapha d'Alger à la suite d'un malaise, d'après la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH). 

M. Tabbou avait été placé en garde à vue mercredi à la suite d'une plainte déposée par Bouzid Lazhari, le président du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), un organisme officiel. Ce dernier a été conspué par l'opposant lors de funérailles lundi d'un vétéran du combat pour les droits humains, Ali Yahia Abdelnour.

Parmi les huit chefs d'accusation retenus contre lui, figurent « la calomnie, l'insulte et l'outrage à un employé dans l'exercice de ses fonctions ». Il est également accusé d'avoir « violé le caractère sacré des défunts dans les cimetières ».

Emprisonné de septembre 2019 à juillet 2020, M. Tabbou est un visage très populaire de la contestation antirégime, Hirak, déclenchée en février 2019.

Son placement sous contrôle judiciaire s'inscrit dans un climat de répression accrue contre les militants du Hirak, les opposants politiques et des journalistes à l'approche des élections législatives convoquées par un pouvoir impopulaire.

Un autre militant, Slimane Hamitouche, arrêté à son domicile, a été aussi soumis jeudi à un contrôle judiciaire par le même tribunal. La même mesure a été prononcée à l'encontre de Hicham Khiyat, co-fondateur de Nida-22, une initiative indépendante de dialogue au sein du Hirak, qui avait été arrêté à Blida près d'Alger. 

A Oran (nord-ouest), 12 personnes, dont le militant Kaddour Chouicha, responsable local de la LADDH, son épouse Djamila Loukil et le journaliste Saïd Boudour, ont été présentées jeudi devant le procureur, selon le CNLD.

Selon les associations algériennes de soutien aux détenus d'opinion, quelque 65 personnes sont actuellement derrière les barreaux, poursuivies en lien avec le Hirak et/ou les libertés individuelles.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.