L'Inde reçoit de l'oxygène, déplore un nouveau record de morts en 24 heures

L'aide française promise à l'Inde arrive à New Delhi à bord d'un avion cargo spécialement affrété, le 2 mai 2021 (Photo, AFP)
L'aide française promise à l'Inde arrive à New Delhi à bord d'un avion cargo spécialement affrété, le 2 mai 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 02 mai 2021

L'Inde reçoit de l'oxygène, déplore un nouveau record de morts en 24 heures

  • Un avion-cargo affrété par la France a atterri à New Delhi dimanche matin avec 28 tonnes d'équipement médical à son bord, dont huit générateurs d'oxygène de grande capacité
  • Londres va envoyer 1 000 respirateurs supplémentaires en Inde pour aider le pays, actuellement submergé par la pandémie de coronavirus

NEW DELHI: L'Inde, qui déplore près de 400 000 nouveaux cas de Covid-19 et un record de morts en 24 heures, continuait à recevoir de l'aide médicale en provenance de l'étranger dimanche, destinée à soulager les hôpitaux saturés de malades en manque d'oxygène. 

Un avion-cargo affrété par la France a atterri à New Delhi dimanche matin avec 28 tonnes d'équipement médical à son bord, dont huit générateurs d'oxygène de grande capacité, destinés à produire de l'oxygène médical à partir de l'air ambiant pour des hôpitaux. 

Ces équipements peuvent également remplir des bouteilles avec un débit de 20 000 litres par heure, chaque centrale pouvant alimenter en continu un hôpital indien de 250 lits sans interruption pendant une dizaine d'années, ont indiqué les autorités françaises.  

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Evolution du nombre de doses de vaccin contre le Covid-19 administrées en Inde depuis le lancement de la campagne de vaccination le 15 janvier (Graphique, AFP)

Usines à oxygène 

Ces usines à oxygène devaient être livrées dimanche à huit hôpitaux indiens, six à Delhi, un dans l'Etat de l'Haryana (nord) et un dans l'Etat de Telangana (centre).  

« Un appareil comme celui-ci, qui produit 24h/24h en interne, va être d'une grande aide pour accroître l'alimentation (en oxygène) », a déclaré Sanjay Gupta, le chef de l'hôpital BLK-Max à Delhi, où l'un de ces générateurs a été livré.  

« L'Inde nous a aidés l'année dernière dans les hôpitaux français, quand les besoins en médicaments étaient énormes. Le peuple français s'en souvient », a déclaré dimanche Emmanuel Lenain, l'ambassadeur de France en Inde. 

Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé samedi, New Delhi a recensé 27 000 nouvelles contaminations et 375 décès en 24 heures. 

Les hôpitaux de la capitale indienne sont submergés et connaissent des pénuries de lits, de médicaments et d'oxygène aux conséquences souvent fatales pour de nombreuses personnes, qui meurent devant les établissements sans pouvoir être soignées. 

Le pays de 1,3 milliard d'habitants a, lui, enregistré près de 400 000 nouvelles contaminations ces dernières 24 heures. 

On y déplorait aussi 3 689 décès supplémentaires dimanche, soit la plus forte augmentation jamais enregistrée en une journée, portant le bilan total à plus de 215 000 morts. 

« Aide qui sauvera des vies »  

Des chiffres très élevés que de nombreux experts estiment cependant largement sous-évalués. 

Après l'aide américaine de plus de 400 bouteilles d'oxygène et un million de tests de dépistage arrivée vendredi, l'Inde a réceptionné samedi 120 respirateurs en provenance d'Allemagne. 

« Nous apportons une aide qui (...) sauvera des vies », a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne en Inde, Walter J. Lindner.  

Les autorités de New Delhi ont annoncé samedi le prolongement du confinement pour une semaine supplémentaire dans l'immense cité de 20 millions d'habitants. 

La plupart de ses cimetières sont désormais pleins et nombre de crématoriums fonctionnent en continu, l'afflux de décès obligeant parfois à incinérer des corps sur des terrains vagues ou des parkings. 

Dimanche, l'État oriental d'Odisha a, à son tour, décrété un confinement pour ralentir la propagation de l'épidémie. 

 

LE ROYAUME-UNI VA ENVOYER 1 000 RESPIRATEURS SUPPLÉMENTAIRES

Londres va envoyer 1 000 respirateurs supplémentaires en Inde pour aider le pays, actuellement submergé par la pandémie de coronavirus, a annoncé dimanche le gouvernement britannique. 

« Le Royaume-Uni sera toujours là pour l'Inde quand elle en a besoin », a déclaré dans un communiqué le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui avait dû annuler son déplacement en Inde en raison de la flambée de la pandémie dans le pays. 

Frappé par les « terribles images », « d'autant plus fortes » en raison des liens qui unissent les populations des deux pays, le chef du gouvernement conservateur s'est dit « profondément ému » par la vague de soutien britannique envers l'Inde, se félicitant que le gouvernement fournisse une aide qui permettra de « sauver des vies ». 

Boris Johnson doit s'entretenir mardi avec son homologue indien Narendra Modi, pour « approfondir la coopération entre les deux pays, notamment pour lutter contre la pandémie de coronavirus », selon Downing Street. 

« Il est important d'écouter très attentivement les autorités indiennes et de voir ce que nous leur donnons, ce dont ils ont besoin et ce qu'ils veulent », a déclaré sur Sky News le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab, qui s'est entretenu récemment avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar. Il le rencontrera lundi à l'occasion de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Londres, où le chef de la diplomatie indienne a été invité. 

Un premier envoi de concentrateurs d'oxygène et de respirateurs en provenance du Royaume-Uni est arrivé mardi en Inde, et un deuxième lot du même type devait arriver vendredi, soit une livraison initiale par l'ancienne puissance coloniale de 495 concentrateurs d'oxygène et 200 respirateurs.  

« Nous leur avons fourni des concentrateurs d'oxygène, nous leur avons fourni des respirateurs et nous allons envoyer une autre cargaison de 1 000 respirateurs », a déclaré Dominic Raab. 

Au Royaume-Uni, qui compte une importante diaspora indienne, une association de médecins d'origine indienne (BAPIO) se mobilise pour notamment tenir des consultations à distance pour les patients non-urgents afin de soulager les services de santé. 

« Nous essayons de faire tout ce qu'on peut pour récolter des fonds pour envoyer des équipements, des concentrateurs en oxygène », pour augmenter la capacité d'accueil en soins intensifs, a expliqué sur Sky News le secrétaire de l'association, Parag Singhal. « On essaie aussi de proposer notre aide à nos collègues épuisés en Inde. 

L'association a rassemblé 250 volontaires pour les téléconsultations, espérant mobiliser 1 000 praticiens. 

Lenteurs dans la vaccination 

Samedi, l'Inde a ouvert la vaccination contre la Covid-19 à l'ensemble de sa population adulte, soit quelque 600 millions de personnes.  

La vaccination « est une nécessité maintenant. Il y a tant de personnes testées positives », a déclaré à l'AFP Megha Srivastava, une scientifique de 35 ans, devant un centre de vaccination de Delhi. 

Plusieurs Etats, dont le Maharashtra et New Delhi - parmi les plus touchés -, ont toutefois prévenu être à court de vaccins.  

Le déploiement élargi de cette campagne bute de surcroît sur des querelles administratives, une confusion sur les prix et des problèmes techniques sur la plateforme numérique de vaccination du gouvernement. 

Jusqu'à présent, environ 150 millions de vaccins ont été administrés au total, soit à 11,5% de la population seulement, et à peine 25 millions d'habitants ont reçu leurs deux injections.  

La sonnette d'alarme est également tirée dans d'autres pays d'Asie du Sud. 

C'est le cas au Népal, où « les infections ont bondi au-delà de la capacité du système de santé », a déclaré vendredi le ministère de la Santé.  

Ce pays a enregistré dimanche 7 137 nouveaux cas, un record. Le gouvernement a imposé des mesures de confinement ou de confinement partiel dans près de la moitié des 77 districts du Népal. 

Au Sri Lanka, les infections ont atteint le chiffre record de 1 699 samedi, et les autorités ont imposé de nouvelles restrictions de déplacements et d'activités dans certaines parties du pays.  

« Nous pourrions être confrontés très prochainement à une crise de type indien si nous n'arrêtons pas l'évolution actuelle des infections », a déclaré l'épidémiologiste en chef Sudath Samaraweera. 


Désarmement du Hamas à Gaza: Kushner dit espérer des "progrès" d'ici 30 jours

La feuille de route approuvée par le Hamas le 30 juillet prévoyait que la mise hors service des armes serait supervisée par la Force internationale de stabilisation, une unité en cours de création qui doit se déployer à Gaza si la situation s’apaise. (AFP)
La feuille de route approuvée par le Hamas le 30 juillet prévoyait que la mise hors service des armes serait supervisée par la Force internationale de stabilisation, une unité en cours de création qui doit se déployer à Gaza si la situation s’apaise. (AFP)
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  • Kushner vise un début de désarmement du Hamas sous 30 jours, sous supervision américaine
  • Israël conditionne toute reconstruction de Gaza au désarmement total du Hamas

WASHINGTON: L'émissaire américain Jared Kushner a dit lundi espérer un début de désarmement du Hamas d'ici "30 jours", qui se ferait sous supervision d'un général américain, après avoir rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous pourrions constater des progrès d'ici à peine 30 jours, avec, espérons-le, le début du retrait d'une partie des armes, et, espérons-le également, le comblement de certains tunnels au cours des 60 à 90 prochains jours", a-t-il déclaré depuis Tel Aviv à la chaîne américaine Fox News.

"Des progrès pourraient donc intervenir assez rapidement, mais cela nécessite la coopération des deux parties, et nous espérons bien sûr surmonter cette épreuve", a ajouté le gendre de Donald Trump.

Selon un responsable israélien, Israël et les États-Unis sont convenus lundi de charger un général américain de superviser le désarmement du Hamas.

Un tel accord vise à satisfaire Israël, après que M. Netanyahu, confronté à une difficile campagne de réélection, a rejeté publiquement le dernier volet d'un plan américain de sortie de guerre dans la bande de Gaza.

"On a eu une très, très bonne réunion aujourd'hui. On a passé près de quatre heures avec lui et son équipe à passer en revue tous les détails (...) et à dissiper certains malentendus", a affirmé M. Kushner, qui avait rencontré la veille des responsables du Hamas.

Le mouvement islamiste palestinien avait donné son accord fin juillet à ce plan américain prévoyant son désarmement et le retrait israélien du territoire palestinien, occupé à plus de 60% par Israël.

Dimanche, M. Kushner avait rencontré des membres de la direction du Hamas, insistant, selon des sources proches des négociations, sur le désarmement du mouvement et appelant à des mesures "vérifiables".

"Ils ont dit tout ce qu'il fallait mais, à l'évidence, il est très très difficile de leur faire confiance", a dit l'émissaire américain à Fox News au sujet de sa rencontre avec le Hamas.

- "Hors service" -

MM. Netanyahu et Kushner "sont convenus qu'aucun redéploiement ni aucune reconstruction n'auraient lieu dans la bande de Gaza avant que le Hamas ne soit désarmé dans l'ensemble" du territoire, a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien.

"Il a également été convenu que la première étape vers la démilitarisation de Gaza consisterait à demander au Hamas de remettre ses armes afin qu'elles soient mises hors service sous la supervision d'un général américain", a ajouté ce responsable.

M. Kushner était accompagné de membres du "Conseil de paix" de Donald Trump, notamment l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Selon un responsable de cet organe, qui n'a pas confirmé l'implication d'un général américain, "chaque arme collectée sera entièrement mise hors service".

- Pressions -

L'administration Trump a déjà nommé le général américain Jasper Jeffers à la tête de la Force internationale de stabilisation (ISF) appelée à se déployer à Gaza aux termes du plan du président américain, avalisé par l'ONU, qui a conduit à un cessez-le-feu, précaire, en octobre 2025.

Telle que rendue publique par le "Conseil de Paix" en juillet, la feuille de route prévoit que le désarmement du Hamas aille de pair avec le retrait israélien et soit supervisé par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe de technocrates palestiniens censé gérer provisoirement le territoire.

En rejetant ce texte, M. Netanyahu avait exigé un désarmement "véritable" du Hamas, dont l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre à Gaza.

Au pouvoir dans ce territoire depuis 2007, le mouvement a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au NCAG.

M. Kushner avait insisté dimanche sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon les mêmes sources proches des négociations.

Le mouvement palestinien avait de son côté appelé à exercer des pressions sur M. Netanyahu pour débloquer la mise en oeuvre de la feuille de route, avait indiqué un responsable du Hamas à l'AFP.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent comme terroriste.

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté et en demande d'aide humanitaire.

Au moins 1.265 Palestiniens y ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont l'ONU juge les chiffres fiables.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel du ministère de la Défense tués.


Niger: plusieurs soldats tués dans des attaques d'un groupe rebelle dans le Nord

Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
Le Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale (GNU) de Libye, basé à Tripoli, Abdulhamid Dbeibah, reçoit le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, au siège du GNU à Tripoli, le 15 juin 2026. (Photo : Mahmud Turkia / AFP)
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  • Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger
  • "Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails

ABIDJAN: Plusieurs soldats ont été tués dans des attaques menées vendredi par un groupe rebelle contre des positions des forces nigériennes à Séguédine, dans l'extrême nord désertique du pays, a appris l'AFP dimanche de sources sécuritaire et locale.

Séguédine est une petite localité-oasis située dans l'extrême nord-est du Niger, un point de transit pour les flux migratoires vers la Libye et l'Europe.

Des attaques ont "visé tôt vendredi des postes de sécurité mixtes de Séguédine", a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire dans le nord du Niger.

"Il y a eu plusieurs morts et des dégâts", a précisé la même source, sans plus de détails.

Dimanche après-midi, les autorités nigériennes n'avaient pas encore communiqué sur ces attaques.

Un habitant de Bilma, le département qui administre Séguédine, a déclaré à l'AFP que ces attaques ont "fait des morts et une partie du camp militaire et des véhicules ont été incendiés" par les assaillants.

Les attaques ont été revendiquées samedi par les rebelles du Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), qui ont affirmé avoir fait "15 victimes dans les rangs des FDS" (Forces de défense et de sécurité) nigériennes, dans un communiqué publié samedi sur sa page Facebook.

L'AFP n'a pas pu confirmer dans l'immédiat ce bilan de sources indépendantes.

Le MPLJ est un groupe rebelle qui soutient le président Mohamed Bazoum, renversé par un coup d'Etat en juillet 2023 et détenu depuis.

Selon ce mouvement, ses "forces ont mené une opération contre le camp de la Garde nationale" et un "poste mixte de la police, de la gendarmerie et de la douane" de Siguédine.

Le MPLJ souligne que "les affrontements" avec l'armée "ont occasionné d'importants dégâts matériels" et dit avoir "emporté du matériel roulant et une quantité d'armes et des munitions".

Ce groupe mène depuis deux ans des attaques sporadiques contre l'oléoduc long de 2.000 km qui achemine le pétrole brut nigérien vers le Bénin, pays côtier voisin.

En février, l'armée nigérienne avait repoussé vers le Tchad une attaque du MPJL visant cet oléoduc dans le nord-est qui abrite des puits de pétrole.

Le MPLJ et son leader Moussa Konaï, qualifiés de "terroristes" par Niamey, réclament notamment le retour à l'ordre constitutionnel au Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.


Trump dit qu'il va déclarer que le détroit d'Ormuz est "un territoire des Etats-Unis"

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  • Donald Trump affirme que le détroit d’Ormuz pourrait devenir un « territoire américain » après la défaite de l’Iran, une déclaration que la Maison Blanche présente comme une plaisanterie
  • Trump assume la guerre contre l’Iran malgré la hausse de plus de 35 % du prix de l’essence aux États-Unis, tandis que Téhéran affirme qu’Ormuz « restera iranien »

Garden City, États-Unis: Donald Trump a dit vendredi qu'une fois l'Iran battu, il déclarerait le très stratégique détroit d'Ormuz comme un "territoire des Etats-Unis", sur un ton laissant penser qu'il plaisantait.

Il a aussi défendu sa décision d'entrer en guerre pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, disant qu'il ne s'"excuserait jamais" pour cela en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains.

"Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis", a dit le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York.

Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le "contrôle" du détroit d'Ormuz, une affirmation que Téhéran a qualifiée de "mensonge".

Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président "plaisantait" en disant qu'Ormuz deviendrait un "territoire américain".

Samedi matin, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a réagi à la déclaration du président américain en assurant sur X que le détroit d'Ormuz "restera iranien".

"Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran. Tant que vous refuserez d'accepter la réalité de votre défaite et que vous continuerez à vous bercer d'illusions, l'Iran continuera à imposer un blocus", a déclaré M. Gharibabadi.

"Le détroit d'Ormuz ne peut pas être pris d'assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale", a également martelé le responsable iranien.

Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

L'Iran n'aura "jamais l'arme nucléaire", a aussi affirmé Donald Trump.

"Si vous devez payer un peu plus" pour l'essence, "c'est ok. (...) Je ne m'excuserai jamais. J'ai pris la bonne décision", a-t-il déclaré.

Par rapport au niveau d'avant la guerre, le prix de l'essence aux Etats-Unis s'affichait vendredi en hausse de plus de 35%.

Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d'avoir fortement baissé.

Cette défense du conflit en Iran vient juste après que le vice-président JD Vance a tenu un discours un peu différent sur les objectifs poursuivis.

"Le pétrole a baissé et il est beaucoup plus bas que les sommets atteints au début du conflit. Voilà l'objectif numéro un, faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", a-t-il dit sur la chaîne Fox News.

"Et ensuite l'objectif numéro deux est évidemment d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire", a ajouté JD Vance, en déclarant: "Je pense que nous sommes en train de réaliser ces deux objectifs."