Le Liban réclame des images satellite du site de l'explosion de Beyrouth

Les proches de personnes tuées dans l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020 brandissent les photos des victimes devant les pneus incendiés afin de bloquer une route lors d'un sit-in devant le palais de justice au Liban (Photo, AP)
Les proches de personnes tuées dans l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020 brandissent les photos des victimes devant les pneus incendiés afin de bloquer une route lors d'un sit-in devant le palais de justice au Liban (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 05 mai 2021

Le Liban réclame des images satellite du site de l'explosion de Beyrouth

  • La partie responsable du stockage de l'engrais périmé dans l'entrepôt du port pendant des années reste inconnue
  • Quelques jours après l'explosion, le président Michel Aoun a demandé à la France des images satellites du moment de l’explosion, afin de déterminer si elles montrent la présence d’avions ou de missiles

BEYROUTH: Le procureur chargé du dossier de l'explosion massive au port de Beyrouth en 2020 a demandé mardi aux pays dont les satellites sont stationnés au-dessus du Liban de fournir aux autorités des images qui pourraient aider leur enquête, a rapporté l'agence de presse officielle.

Toutefois, l'Agence nationale de presse n'a pas nommé les pays auxquels le juge Tarek Bitar a demandé des images du port avant, pendant et après l'explosion.

Près de 3 000 tonnes de nitrates d'ammonium, une matière hautement explosive utilisée dans les engrais, ont été mal entreposées dans le port pendant des années.

L'épouvantable explosion du 4 août a tué 211 personnes et en a blessé plus de 6 000, en plus de démolir les quartiers voisins.

Quelques jours après l'explosion, le président Michel Aoun a demandé à la France, qui maintient des liens étroits avec son ancienne colonie, des images satellites du moment de l’explosion, afin de déterminer si elles montrent la présence d’avions ou de missiles

Après l'explosion, les autorités n'ont pas exclu une attaque, bien qu'aucune preuve ne l’indique.

Le premier ministre sortant Hassan Diab avait aussi déclaré avoir demandé au président français Emmanuel Macron des images satellite du port, avant et après l'explosion.

Neuf mois plus tard, on ignore ce qui a déclenché le premier incendie dans l'entrepôt, ce qui a ensuite provoqué l'explosion. La partie responsable du stockage de l'engrais périmé dans l'entrepôt du port pendant des années reste inconnue.

Bitar a été nommé pour mener l'enquête en février après la destitution de son prédécesseur à la suite de contestations judiciaires de deux anciens ministres du Cabinet, qu'il avait accusés de négligence. L'agence de presse affirme que Bitar va bientôt commencer à interroger des témoins dont les témoignages n'ont pas été recueillis auparavant, sans donner d’autre détail.

À la mi-avril, Bitar a ordonné la libération de six individus, dont des agents de sécurité, détenus depuis des mois. Parmi les personnes libérées, l’officier qui avait adressé un avertissement détaillé aux hauts responsables avant l'explosion au sujet des dangers que comportent le stockage d’un tel matériel à l’intérieur du port.

Human Rights Watch rappelle que les autorités libanaises n’ont pas expliquées en détail les preuves et les charges retenues contre les détenus, et se demande si elles vont bénéficier d'un procès équitable.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.