Le Canada approuve le vaccin de Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans

Des vaccins Pfizer sur une table au centre Christine E. Lynn à Miami, en Floride, le 15 avril 2021. Le 5 mai 2021, le Canada a approuvé l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech chez les enfants âgés de 12 ans et plus, devenant ainsi la première nation à le faire. (Photo, AFP)
Des vaccins Pfizer sur une table au centre Christine E. Lynn à Miami, en Floride, le 15 avril 2021. Le 5 mai 2021, le Canada a approuvé l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech chez les enfants âgés de 12 ans et plus, devenant ainsi la première nation à le faire. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Le Canada approuve le vaccin de Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans

  • Santé Canada a conclu que le vaccin est «sûr et efficace» pour prévenir le Covid-19 chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans
  • La décision du Canada s'appuie sur de «nouvelles données recueillies» après un vaste essai clinique de phase 3 aux Etats-Unis, élargi à plus de 2 000 participants âgés de 12 à 15 ans

OTTAWA: Le ministère canadien de la Santé a annoncé mercredi qu'il autorisait l'utilisation du vaccin anti-Covid Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans, le Canada devenant le premier pays à l'approuver à partir de cet âge.

Santé Canada a conclu que le vaccin est «sûr et efficace» pour prévenir le Covid-19 chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans, après avoir réalisé un examen scientifique «rigoureux et indépendant des données probantes connues», a indiqué le ministère dans un communiqué. Ottawa avait initialement autorisé le vaccin pour les personnes âgées de 16 ans et plus.

«L'autorisation d'un premier vaccin au Canada pour la prévention de la Covid-19 chez les enfants marque une étape importante dans la lutte du Canada contre la pandémie», a déclaré la Dr Supriya Sharma, conseillère médicale en chef à Santé Canada.

Elle a confirmé lors d'une conférence de presse que le Canada était le «premier» pays au monde à autoriser ce vaccin dès 12 ans.

Depuis le début de la pandémie, environ 20% des cas de Covid-19 au Canada ont été signalés chez des personnes de moins de 19 ans, selon elle.

Pfizer-BioNTech a également déposé aux Etats-Unis une demande d'extension de l'autorisation en urgence du vaccin pour les 12-15 ans, et la décision de l'Agence américaine des médicaments (FDA) est attendue dans les jours qui viennent.

La décision du Canada s'appuie sur de «nouvelles données recueillies» après un vaste essai clinique de phase 3 aux Etats-Unis, élargi à plus de 2 000 participants âgés de 12 à 15 ans, a précisé Santé Canada.

«Les données de l'essai clinique ont montré qu'après la deuxième dose, l'efficacité de prévention de la Covid-19 dans cette tranche d'âge plus jeune était de 100%», a assuré le ministère.

Le profil d'innocuité du vaccin de Pfizer-BioNTech chez les 12 à 15 ans est «semblable» à celui observé chez les personnes plus âgées, c'est-à-dire que les effets secondaires les plus couramment signalés étaient «temporaires et légers, comme de la douleur au bras, des frissons et de la fièvre», selon Santé Canada.

D'autres fabricants de vaccins homologués au Canada «mènent ou prévoient de mener des études chez les adolescents et les enfants, y compris chez les enfants de 6 mois à 11 ans», indique le ministère.

Le Canada a approuvé à ce jour quatre vaccins anti-Covid: ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Dans le cadre de cette homologation, Pfizer-BioNTech s'est engagé à fournir au ministère des informations supplémentaires sur «l'innocuité, l'efficacité et la qualité du vaccin» afin de garantir que «les avantages continuent de l'emporter sur les risques à mesure qu'il est administré à plus de gens».


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.