Un Algérien «ne peut qu'être musulman», selon un dignitaire religieux

Bouabdellah Ghlamallah, ancien ministre des Affaires religieuses. (Photo, AFP)
Bouabdellah Ghlamallah, ancien ministre des Affaires religieuses. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Un Algérien «ne peut qu'être musulman», selon un dignitaire religieux

  • « L'islam et le nationalisme sont les deux faces d'une même pièce », a estimé le président du Haut conseil islamique, Bouabdellah Ghlamallah
  • Sa déclaration a aussitôt fait réagir vivement des internautes

ALGER : Un haut dignitaire religieux algérien a déclenché une polémique sur les réseaux sociaux en affirmant que « l'Algérien ne peut être que musulman », faisant fi de ses compatriotes non musulmans et des Européens, surtout Français, qui ont combattu pour l'indépendance de l'Algérie.

« L'islam et le nationalisme sont les deux faces d'une même pièce », a estimé le président du Haut conseil islamique, Bouabdellah Ghlamallah, dans un discours prononcé mercredi à l’occasion du 90e anniversaire de l'Association des oulémas musulmans algériens, créée en 1931 pendant la colonisation française (1830-1962).

Ces oulémas, des théologiens-juristes musulmans, ont représenté la composante islamique du mouvement national algérien, avec le slogan: « L'islam est notre religion, l'arabe est notre langue et l'Algérie est notre pays ».

C'est au nom de ce mot d'ordre que Bouabdellah Ghlamallah a contesté l'identité algérienne des non musulmans.

« Les graines semées par la France commencent à germer et les oulémas musulmans algériens doivent y faire face et poursuivre le djihad (« effort ») national et théologique pour éradiquer ces résidus », a souligné l'ex-ministre des Affaires religieuses, dont les propos sont rapportés par le site en ligne du quotidien arabophone Echourouk.  

Sa déclaration a aussitôt fait réagir vivement des internautes. 

« Le message indirect de Ghoullamallah, le Président du Haut Conseil islamique, à Maurice Audin, Fernand Yveton et d’autres : "Il est impossible à l’Algérien d’être non musulman". Il propose l'éradication comme solution d'avenir », a déploré l'écrivain et journaliste franco-algérien Kamel Daoud dans un tweet.

Le mathématicien Maurice Audin, militant communiste de la cause algérienne, est mort sous la torture de l'armée française en 1957. 

Fernand Yveton, également militant communiste ayant pris fait et cause pour l’indépendance de l'Algérie, a été guillotiné la même année à Alger.

Le Haut conseil islamique (HCI) est un organe consultatif chargé notamment d'émettre des avis à la lumière des prescriptions religieuses. Il est composé de quinze membres désignés par le président de la République algérienne. 

Le discours du président du HCI s'inscrit dans un climat de tensions franco-algériennes, notamment autour de l'épineuse question mémorielle.

A l'approche du 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie (1962), le président français Emmanuel Macron a engagé ces derniers mois une série d' « actes symboliques » afin de tenter de « réconcilier les mémoires », sans geste de réciprocité jusqu'à présent côté algérien.

Un rapport dédié, remis en janvier par l'historien Benjamin Stora, comportent plusieurs gestes dans ce but.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé début avril que le dossier de la mémoire nationale « ne saurait faire l'objet de renonciation ni de marchandage » dans le cadre des relations bilatérales entre l'Algérie et la France.

 


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com