Dans une démonstration de force, le Premier ministre du Yémen visite Marib

Riche en réserves de pétrole et de gaz, Marib est le dernier bastion du gouvernement yéménite dans le nord du pays. (Photo, AFP)
Riche en réserves de pétrole et de gaz, Marib est le dernier bastion du gouvernement yéménite dans le nord du pays. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Dans une démonstration de force, le Premier ministre du Yémen visite Marib

  • «L'histoire est en train de s’écrire maintenant à Marib», déclare Abdel Malik Saïd pour galvaniser les troupes gouvernementales
  • Le gouverneur de Marib, Sultan al-Arada, rappelle que l'offensive des Houthis a provoqué un déplacement «énorme» de la population

AL-MUKALLA: Le Premier ministre du Yémen s'est rendu mercredi sur le champ de bataille de la ville de Marib, une démonstration de force au milieu de d’indications croissantes que l'offensive de la milice houthie soutenue par l'Iran pour prendre le contrôle de la province semble faiblir.

Maeen Abdel Malik Saïd a présidé une réunion de hauts responsables gouvernementaux et militaires dans la ville. Il a déclaré que le président Abed Rabbo Mansour Hadi a ordonné un soutien militaire accru aux troupes gouvernementales afin de combattre les Houthis.

«L'histoire est en train de s’écrire maintenant à Marib. Tout le Yémen suit Marib de près et nous sommes venus à Marib pour faire partie de ce moment remarquable… l'État et ses moyens sont avec vous», assure le Premier ministre.

Saïd affirme que le gouvernement va accepter tout effort de paix durable qui mette en œuvre un grand écart entre le Yémen et l'Iran. «Nous n’allons pas implorer pour une paix qui établisse un État fragile et raciste, calqué sur le modèle iranien et ses milices dans la région», a-t-il ajouté.

Le gouverneur de Marib, Sultan al-Arada, rappelle que l'offensive des Houthis a provoqué un déplacement «énorme» de la population, et que des milliers de personnes ont fui les combats. «Les Yéménites ne pourront jamais jouir de la paix tant que les armes de l’État demeurent entre les mains de la milice», soutient Al-Arada.

Riche en réserves de pétrole et de gaz, Marib est le dernier bastion du gouvernement yéménite dans le nord du pays. Les Houthis veulent désespérément en prendre le contrôle afin de l’utiliser comme une carte d’influence dans les pourparlers de paix négociés par l'ONU, mais le gouvernement est tout aussi déterminé à défendre Marib.

Martin Griffiths, l'envoyé de l'ONU pour le Yémen, a admis mercredi que les factions en guerre au Yémen ne sont pas près de conclure un accord et de mettre fin à la guerre, malgré les efforts diplomatiques considérables déployés jusque-là. «Nous discutons de ces questions depuis plus d'un an maintenant, et la communauté internationale nous appuie sans réserve», affirme-t-il.

«Malheureusement, nous ne sommes pas dans une situation où nous pouvons parvenir à un accord. Pendant ce temps, la guerre se poursuit sans relâche, et cause d'immenses souffrances à la population civile», ajoute-t-il.

À l'issue d'une série de réunions d'une semaine à Riyad et à Mascate, Griffiths a déclaré que les dernières discussions portent sur l'arrêt de l'assaut des Houthis contre Marib et l'assouplissement des restrictions sur les ports de Hodeidah ainsi que l'ouverture de l'aéroport international de Sanaa.

«Je vais continuer d'impliquer tous les acteurs et parties concernés sans relâche pour leur offrir les occasions de trouver des terrains d'entente et faire avancer les efforts de paix», a souligné Griffiths.

Des responsables au courant des discussions confient à Arab News que les Houthis ont refusé de rencontrer Griffiths et Tim Lenderking, l'envoyé spécial américain pour le Yémen, pour des pourparlers à Oman. Les milices houthies insistent plutôt pour l’ouverture de l’aéroport de Sanaa à des destinations illimitées, en particulier l’Iran, la levée des restrictions imposées au port maritime, ainsi que l’arrêt complet des frappes aériennes de la coalition arabe, avant même d’envisager de mettre un terme à leur offensive meurtrière sur la ville centrale de Marib.

«Nous ne leur faisons pas confiance car ils n'ont jamais respecté le moindre accord», signale un haut responsable yéménite. Ce dernier dévoile par ailleurs que le gouvernement yéménite accepterait de permettre les vols à partir de l'aéroport de Sanaa vers l'Inde, l'Égypte, la Jordanie et le Soudan, et lèverait les restrictions sur les navires à Hodeidah. Mais il croit que des vols directs de Sanaa vers l'Iran, la Syrie et le Liban permettraient aux Houthis d’acheminer des armes et des combattants.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com