Covid: Macron se dit «tout à fait favorable» à la levée des brevets sur les vaccins

Emmanuel Macron s'entretient avec la presse alors qu'il visite un gigantesque centre de vaccination contre le Covid-19) / AFP
Emmanuel Macron s'entretient avec la presse alors qu'il visite un gigantesque centre de vaccination contre le Covid-19) / AFP
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Publié le Jeudi 06 mai 2021

Covid: Macron se dit «tout à fait favorable» à la levée des brevets sur les vaccins

  • Le 23 avril, il s'est dit opposé à la levée immédiate de la propriété intellectuelle, expliquant que le sujet n'était pas celui-là mais celui du transfert de technologie.
  • L'opposition de gauche qui avait réclamé la levée des brevets a immédiatement vilipendé M. Macron, l'accusant de changement de pied

PARIS :Jusqu'ici réticent, Emmanuel Macron s'est dit jeudi "tout à fait favorable à ce que la propriété intellectuelle soit levée" sur les vaccins anti-Covid, au lendemain de l'annonce en ce sens par le président américain Joe Biden.

"Oui nous devons évidemment faire de ce vaccin un bien public mondial", a ajouté le chef de l'Etat en inaugurant le premier grand vaccinodrome à Paris, tout en soulignant que la priorité à court terme était "le don de doses" et "de produire en partenariat avec les pays les plus pauvres".

Le 23 avril, il s'est dit opposé à la levée immédiate de la propriété intellectuelle, expliquant que le sujet n'était pas celui-là mais celui du transfert de technologie.

"Ce que j'ai dit simplement, ce qui est une réalité, c'est qu'aujourd'hui, vous avez un goulot d'étranglement, ce qui rend difficile l'accès au vaccin", a-t-il dit jeudi, alors que l'UE s'est également dite "prête à discuter" d'une levée des brevets sur les vaccins anti-Covid.

"Vous pouvez transférer la propriété intellectuelle à des fabricants pharmaceutiques en Afrique, ils n'ont pas de plateforme pour produire de l'ARN messager. Notre sujet, c'est de transférer la technologie et de savoir-faire pour qu'il y ait des plateformes qui produisent des vaccins à ARN messager en Afrique, c'est ça la clé", a poursuivi M. Macron.

"S'il y a eu un nationalisme vaccinal, il ne faut pas regarder du côté de l'Europe: nous avons dès le premier jour aider nos alliés, nos partenaires, décidé d'exporter vers les pays les plus fragiles" des doses, a-t-il plaidé.

"L'Europe est le continent le plus généreux avec le reste du monde. Nous, sur les doses que nous avons produites, ce sont 65 millions environ qu'on a consommé pour nous et 45 millions qu'on a exporté. Aujourd'hui, sur les d'autres doses produites par exemple chez les Britanniques ou les Américains, il y a zéro dose exportée", a-t-il souligné.

L'opposition de gauche qui avait réclamé la levée des brevets a immédiatement vilipendé M. Macron, l'accusant de changement de pied.

"Biden parle et les Européens applaudissent. Même après avoir voté contre les licences libres sur les vaccins ! Eh Macron ! Garde à vous !", a twitté le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

"Hypocrite Emmanuel Macron ! Vous vous êtes battu contre cette levée des brevets sur le vaccin pour servir vos amis du fric et des laboratoires pharmaceutiques ! La France a voté CONTRE à l’Organisation Mondiale du Commerce ! Biden vous inspire ? Parfait : taxez les riches !", a renchéri le numéro 2 de LFI Adrien Quatennens.

Poutine favorable à la levée des brevets sur les vaccins

Le président russe Vladimir Poutine s'est déclaré jeudi, dans la foulée des Etats-Unis, favorable à la levée des brevets sur les vaccins contre la Covid-19 afin d'accélérer leur production et leur distribution mondiale. 

Ces déclarations interviennent au moment même où la Russie a annoncé jeudi l'homologation d'une version "light" ("légère") de son produit phare contre cette maladie, le Spoutnik V, qui s'administre en une seule dose au lieu de deux. 

Après s'être félicité de l'homologation du dernier-né des vaccins russes, Vladimir Poutine a affirmé que la Russie "soutiendrait" une levée des brevets sur les vaccins contre le coronavirus et demandé au gouvernement d'y travailler. 

"Dans les conditions actuelles, comme je l'ai déjà dit à de nombreuses reprises, il ne faut pas penser à la façon de tirer un bénéfice maximum mais à la façon d'assurer la sécurité des gens", a-t-il souligné au cours d'une réunion retransmise à la télévision,.  

Vladimir Poutine a ainsi emboîté le pas aux Etats-Unis, qui ont annoncé mercredi être partisans de cette option. Il n'a cependant pas fait la moindre référence à la proposition de Washington, affirmant même qu'il s'agissait d'une "idée en Europe". 

Elle "mérite (de retenir) l'attention selon moi et je veux dire par là la levée pure et simple de la protection des brevets sur la vaccination contre le Covid-19", a-t-il poursuivi.  

L'Union européenne a assuré jeudi être "prête à discuter" de ce sujet qui s'invitera au sommet de ses 27 Etats membres à Porto vendredi, tout en se montrant sceptique sur l'efficacité d'une telle mesure pour accélérer la vaccination mondiale. Jusqu'à présent, elle était opposée à cette idée.  


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.