Des fonds européens d'aide pour les Palestiniens détournés, selon Israël

Des manifestants palestiniens soulèvent une maquette du Dôme du Rocher alors qu'ils participent à une manifestation anti-israélienne au camp de réfugiés de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mai 2021, en solidarité avec d'autres Palestiniens à Jérusalem. (Photo, AFP)
Des manifestants palestiniens soulèvent une maquette du Dôme du Rocher alors qu'ils participent à une manifestation anti-israélienne au camp de réfugiés de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mai 2021, en solidarité avec d'autres Palestiniens à Jérusalem. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 07 mai 2021

Des fonds européens d'aide pour les Palestiniens détournés, selon Israël

  • Selon le Shin Beth, des ONG humanitaires basées en Cisjordanie occupée ont « commis des fraudes et trompé plusieurs pays européens »
  • Cet argent provenait de Suisse, d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, de Suède, de Grande-Bretagne, d'Espagne et de l'Union européenne

JERUSALEM : Les services secrets israéliens ont affirmé jeudi que des fonds européens d'aide humanitaire destinés aux Palestiniens avaient été détournés au profit de groupes armés en Cisjordanie. 

Selon le Shin Beth, le service israélien de renseignement intérieur, qui affirme avoir mené une enquête avec l'armée et la police, des ONG humanitaires basées en Cisjordanie occupée ont « commis des fraudes et trompé plusieurs pays européens », en détournant des fonds pour le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation désignée comme groupe terroriste par Israël et plusieurs Etats occidentaux.

Selon le Shin Beth, « des sommes considérables provenant d'institutions gouvernementales officielles en Europe » ont été détournées pour financer « les actions terroristes armées du FPLP ».

Cet argent provenait de Suisse, d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, de Suède, de Grande-Bretagne, d'Espagne et de l'Union européenne.

Un responsable sécuritaire israélien requérant l'anonymat a indiqué à des journalistes que « des dizaines de millions de dollars » avaient été acheminés.

Il a ajouté qu' « aucun des gouvernements ne savait où allait l'argent ».

Selon le Shin Beth, le réseau orchestré par un « comité de la santé » central, a en outre fait valoir des projets fictifs, soumis de faux documents, falsifié et gonflé des factures et salaires.  

Parmi les suspects figure Juana Rashmawi, une femme de 63 ans qui a la nationalité espagnole et dont le cas a attiré l'attention des médias en Espagne après son arrestation. 

Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait demandé le mois dernier à Israël d'améliorer ses conditions de détention.

Mme Rashmawi a été inculpée jeudi par un tribunal militaire pour avoir financé une organisation illégale et pour en faire partie, selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP.

Le Shin Beth a également dévoilé l'identité de trois autres suspects, tous originaires de Cisjordanie. 

Du matériel « laissé par les suspects donne une idée de l'étendue de la fraude menée par le FPLP », a ajouté le Shin Beth.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a appelé mardi les pays européens à « cesser immédiatement le financement d'organisations palestiniennes opérant pour le compte du FPLP ».

L'armée israélienne occupe la Cisjordanie, un territoire palestinien, depuis 1967.

Environ 2,8 millions Palestiniens vivent sur ce territoire, ainsi que quelque 475 000 Israéliens habitant dans des colonies jugées illégales par le droit international.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com