Virus: Tunis annonce un confinement pour la fin du ramadan

Une femme âgée recevant une dose du vaccin contre le coronavirus Pfizer-BioNTech COVID-19 à la salle de sport El-Menzah dans la capitale tunisienne Tunis. (AFP)
Une femme âgée recevant une dose du vaccin contre le coronavirus Pfizer-BioNTech COVID-19 à la salle de sport El-Menzah dans la capitale tunisienne Tunis. (AFP)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Virus: Tunis annonce un confinement pour la fin du ramadan

  • « Les établissements de santé menacent de s'écrouler, c'est un risque colossal (...) nos médecins sont» à bout de nerf, a souligné le chef du gouvernement, estimant que le pays traverse «la pire crise sanitaire de son histoire»
  • Plus de 500 personnes sont actuellement hospitalisées en soins intensifs, un niveau inédit qui a nécessité de mettre en place des hôpitaux de campagne, et le pays peine à faire face à ses besoins d'oxygène

TUNIS: Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a annoncé vendredi un confinement du 9 au 16 mai, semaine marquée par une importante fête musulmane, avertissant que le système de santé menace de "s'écrouler" en raison de l'afflux grandissant de malades dans les hôpitaux.

L'Aïd el-Kebir, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan, lors de laquelle les musulmans se réunissent traditionnellement en famille ou entre amis, est attendue cette année le 13 mai.

Les mosquées, les marchés et les commerces non essentiels seront fermés et les déplacements interdits entre les régions du pays, a déclaré M. Mechichi lors d'une conférence presse, soulignant que les décès atteignent une centaine par jour.

"Les établissements de santé menacent de s'écrouler, c'est un risque colossal (...) nos médecins sont" à bout de nerf, a souligné le chef du gouvernement, estimant que le pays traverse "la pire crise sanitaire de son histoire".

Plus de 500 personnes sont actuellement hospitalisées en soins intensifs, un niveau inédit qui a nécessité de mettre en place des hôpitaux de campagne, et le pays peine à faire face à ses besoins d'oxygène.

Rassemblements et fêtes familiales ou culturelles sont interdits, et le couvre-feu est élargi de 19H00 (18H GMT) à 5H00 (4H00 GMT), contre 22H00 à 05H00 actuellement.

Les Tunisiens sont invités à ne sortir de chez eux que pour le strict nécessaire, a détaillé la porte-parole du gouvernement Hasna Ben Slimane.

Les écoles sont closes depuis mi-avril, et seules les classes ayant des examens avaient repris le travail cette semaine, mais elles resteront fermées toute la semaine.

Après un recul historique du PIB à -8,9% en 2020, M. Mechichi avait plusieurs fois estimé ces dernières semaines que le pays, qui avait mis en place un confinement pendant deux mois au printemps 2020, n'avait pas les moyens d'en appliquer un nouveau.

La Tunisie, qui avait adopté en mars 2020 des mesures strictes et précoces et n'avait enregistré que 50 morts jusqu'à l'été 2020, déplore au total 11.208 décès, et plus de 300 000 cas confirmés par test. 

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Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com