USA: 266 000 emplois créés en avril, bien moins que le million attendu

Sur cette photo prise le 23 mars 2021, un panneau de Wall St est suspendu à la Bourse de New York (NYSE). (Photo, AFP)
Sur cette photo prise le 23 mars 2021, un panneau de Wall St est suspendu à la Bourse de New York (NYSE). (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

USA: 266 000 emplois créés en avril, bien moins que le million attendu

  • Le taux de chômage s'établit à 6,1%, contre 6% en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%
  • Un peu plus de 16 millions de personnes percevaient toujours, mi-avril, une aide pour perte d'emploi ou de revenus, selon des données publiées jeudi

WASHINGTON: Joe Biden a fait de l'emploi une priorité mais les chiffres d'avril ont été décevants: l'économie américaine a créé seulement 266 000 emplois, loin du million attendu, les employeurs étant notamment à la peine pour recruter dans les secteurs peu qualifiés et mal payés.

L'une des explications mise en avant par les républicains américains est que les candidats potentiels ne sont pas encouragés à retourner au travail alors qu'ils bénéficient de généreuses allocations chômage grâce au plan d'aide du président américain.

L'une des difficultés tient aussi au fait qu'une partie des écoles reste fermée aux Etats-Unis, au moins partiellement.

En avril, le taux de chômage est même reparti en légère hausse, alors qu'il reculait depuis le mois de mai, a annoncé vendredi le département du Travail.

Un consensus d'analystes tablait sur un million de créations, et même beaucoup plus pour les plus optimistes d'entre eux, grâce à la reprise économique désormais engagée aux Etats-Unis grâce à la campagne de vaccination accélérée contre le Covid-19 qui a permis d'assouplir les mesures de restriction d'activité économique.

Les gains d'emplois créés dans les loisirs, l'hôtellerie et les services, notamment, ont été effacés par les pertes enregistrées dans les services d'aide temporaire et de livraison de courrier entre entreprises, détaille le ministère.

Le taux de chômage s'établit à 6,1%, contre 6% en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%.

Autre mauvaise nouvelle, les données de mars ont été révisées en forte baisse, et ce sont finalement 770 000 emplois qui ont été créés et non 916 000 comme annoncé initialement. 

En revanche, février a été un peu meilleur qu'initialement annoncé, avec 536 000 emplois créés au lieu de 468 000.

La reprise économique est soutenue aux Etats-Unis par le rythme rapide des vaccinations et par les aides du gouvernement, qui ont augmenté le pouvoir d'achat des Américains.

Ce contexte favorable avait permis aux économistes d'anticiper de très nombreuses créations d'emplois. 

D'autant plus que la dernière semaine du mois d'avril a même vu les inscriptions au chômage repasser sous la barre des 500 000, pour la première fois depuis mars 2020.

Cela reste toutefois deux fois plus élevé que le niveau d'avant la pandémie.

Un peu plus de 16 millions de personnes percevaient toujours, mi-avril, une aide pour perte d'emploi ou de revenus, selon des données publiées jeudi.

Plus de 22 millions d'emplois avaient été détruits en mars et avril, sous l'effet des premières mesures de confinement. Les créations d'emploi avaient ensuite dépassé le million de mai à août, avant de ralentir avec la résurgence du virus à partir de l'automne. 

Mais plusieurs millions d'emplois manquent toujours.

Le Covid-19 avait fait passer le taux de chômage, en deux mois, de son plus bas niveau en 50 ans (3,5% en février) à un plus haut depuis la Grande dépression des années 30 (14,8% en avril).

Selon les dernières prévisions de la Banque centrale américaine (Fed), publiées en mars, le taux de chômage à la fin de l'année devrait tomber à 4,5% en fin d'année.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.