La Turquie se classe au premier rang mondial pour les attaques et les menaces contre les femmes journalistes

Ci-dessus, la journaliste turque Ebru Baki. (Photo fournie)
Ci-dessus, la journaliste turque Ebru Baki. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 07 mai 2021

La Turquie se classe au premier rang mondial pour les attaques et les menaces contre les femmes journalistes

  • Un rapport signale que la Turquie est devenue cette année «le premier pays pour les attaques et les menaces contre les femmes journalistes»
  • Le phénomène qui consiste pour certaines personnalités publiques à faire taire les voix dissidentes en ciblant les journalistes est à la hausse

ANKARA: Un nouveau rapport de la Coalition pour les femmes dans le journalisme (CFWIJ) signale que la Turquie est devenue cette année «le premier pays pour les attaques et les menaces contre les femmes journalistes».

Entre les mois de janvier et d’avril, cent quatorze journalistes ont été agressées ou menacées en Turquie, révèle l'organisation médiatique située à New York: c’est plus que dans n’importe quel autre pays du monde.

Le premier rapport trimestriel du CFWIJ pour l’année 2021 est publié au moment même où Izzet Ulvi Yönter, chef adjoint du Parti du mouvement nationaliste (MHP) et partenaire de la coalition du gouvernement turc, prenait pour cible la journaliste Ebru Baki parce qu’elle couvrait le projet de proposition de Constitution du MHP.

Yönter l’a qualifiée de «prétendue journaliste qui déforme les faits et montre son intolérance à l'égard du MHP». Il affirme que ses tentatives pour «discréditer» leur projet de proposition sont «offensantes et grossières».

Après les critiques de Yönter, le 5 mai, Bülent Aydemir, le rédacteur en chef de Haberturk TV, qui animait une émission matinale avec Ebru Baki, a démissionné.

L'émission a été suspendue jeudi dernier, déclenchant une campagne nationale sur les réseaux sociaux avec le hashtag «Je ne regarde pas Haberturk TV».

En Turquie, selon le rapport du CFWIJ: «Près de cinquante femmes journalistes ont comparu devant le tribunal dans le but de lutter contre des accusations sans fondement. Vingt d’entre elles ont été victimes d'intimidation sur leur lieu de travail, dans les salles de rédaction; quinze ont subi des violences policières pendant qu'elles couvraient des événements; quatorze ont été arrêtées; trois ont été condamnées à des peines de prison; et trois ont été expulsées. Une journaliste a été menacée d'intimidation et une autre est devenue la cible de discours racistes» au cours de la période concernée.

Scott Griffen, directeur adjoint de l'Institut international de la presse (IPI), un réseau mondial de journalistes et de rédacteurs en chef qui défendent la liberté des médias, indique à Arab News: «Les femmes journalistes sont confrontées à une double menace: elles sont attaquées en raison de leur travail et elles sont attaquées parce qu’elles sont des femmes. C’est un reflet du sexisme qui règne dans la société. Les propres recherches de l’IPI montrent que les attaques en ligne contre les femmes journalistes sont souvent plus vicieuses et que les insultes et les menaces dont elles font l’objet sont pour beaucoup de nature sexuelle.»

Selon Griffen, les attaques contre les femmes journalistes font partie d'une tendance plus large adoptée par le pouvoir afin de dénigrer et de saper le journalisme critique et la diversité des voix.

Faisant référence à l'attaque de Yönter contre Baki, il explique: «Cet incident montre qu'un parti politique, en l'occurrence le MHP, est incapable d'accepter les critiques et ne comprend tout simplement pas – ou ne veut pas comprendre – le rôle que joue le journalisme dans la société. Les politiciens sont tenus d'accepter la critique, même la plus sévère. Ebru Baki faisait son travail et les attaques contre elle sont inacceptables.»

Griffen pense que ces attaques pourraient avoir pour conséquence une montée en puissance de l'autocensure.

«Les journalistes qui sont confrontés à des attaques aussi vicieuses peuvent décider de reconsidérer leurs reportages pour éviter de tels abus à l'avenir; ils peuvent même décider de quitter la profession. Et c'est un immense préjudice pour le public», s’indigne-t-il. «Cela signifie que les informations ne sont pas relatées et que diverses voix ne sont pas entendues. Et, bien sûr, c'est ce que veulent les détracteurs. Ils souhaitent évacuer les voix critiques de la sphère publique.»

Les journalistes masculins en Turquie ont également été la cible d'attaques verbales et physiques. Récemment, le journaliste dissident Levent Gültekin a été frappé par une foule au milieu d'une rue d'Istanbul peu après avoir critiqué le MHP et son ancien dirigeant. Juste avant l'assaut, il avait été agressé verbalement par le chef adjoint du MHP.

«La répression contre les médias critiques et indépendants de Turquie s'aggrave chaque jour, avec de nouvelles agressions venues de personnalités politiques. Et les femmes journalistes qui font des reportages sur des questions délicates pour le gouvernement ou pour ses alliés politiques ne sont pas à l'abri de ces attaques », déclare à Arab News Renan Akyavas, coordinatrice du programme Turquie de l'IPI.

Les recherches récentes de l'IPI confirment en effet que les femmes journalistes sont davantage susceptibles d'être victimes de harcèlement en ligne en raison de leurs reportages et de leurs opinions, précise-t-elle.

Le phénomène qui consiste pour certaines personnalités publiques à faire taire les voix dissidentes en ciblant les journalistes est à la hausse, déplore Akyavas. «Nous constatons en particulier une tendance croissante des attaques des dirigeants et représentants ultra-nationalistes du MHP dans le but d’intimider les journalistes, même en réponse à des critiques modérées.»

«Le fait de cibler Ebru Baki et Haberturk TV ne constitue que le dernier exemple en date de ce comportement, qui est tout simplement inacceptable de la part d'un parti de la coalition au pouvoir. Les dirigeants du MHP doivent protéger les droits fondamentaux et la sécurité des journalistes au lieu de les menacer», poursuit-elle.

Le retrait de la Turquie de la convention d’Istanbul – et la protection qu’elle offre contre les violences internes – au mois de mars a provoqué à nouveau des menaces et des violences contre les femmes reporters, souligne le rapport du CFWIJ.

Akyavas en convient: «Le retrait de la convention d'Istanbul a été une énorme déception pour les femmes qui, en Turquie, luttent pour leurs droits et pour l'égalité des sexes. L’impunité vis-à-vis des crimes et de la violence contre les femmes est devenue une nouvelle norme pour le pays», se désole-t-elle, ajoutant que cette tendance ne cessera que si les autorités turques manifestent une réelle volonté d’établir et de protéger les droits des femmes.

«Les femmes journalistes de Turquie doivent continuer leurs courageux reportages, car leurs droits fondamentaux et leur liberté d'expression sont garantis et pleinement protégés par la Constitution turque. À l'IPI, nous serons solidaires avec elles, et notre soutien au journalisme critique et indépendant se poursuivra afin de proposer au public des informations factuelles et objectives», ajoute Akyavas.

L’Association des journalistes turcs, la TGC, a publié jeudi dernier une déclaration qui dénonce la manière dont les femmes journalistes ont été ciblées par le MHP pour le simple fait qu’elles souriaient à l’antenne. «Une telle attitude menace la sécurité de nos collègues. Nous appelons le gouvernement et ses partenaires à respecter la loi», prévient l’association.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
  • El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays

Al-Ubayyid: Dans un camp de déplacés près d'El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l'eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d'un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.

"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable.

El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.

Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent.

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie.

De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service.

Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP.

"Pouvoir et argent" 

L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher.

Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide".

D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid.

El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest.

Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale.

El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique.

" La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair.

Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante.

De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné.

Trop fatigués 

Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires.

Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère.

" Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans.

Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées.

" Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat.

A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme.

"Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP.

Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes.

Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair.

"Boucliers humains" 

Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir".

Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu.

Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires.

Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués.

Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".


Liban: nouvelles frappes israéliennes, le chef du Parlement enterre déjà l'accord-cadre

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes dans le sud du Liban, au surlendemain de la signature par les deux pays d'un accord-cadre visant une "paix durable", dont le chef du Parlement libanais affirme qu'il ne sera pas adopté. (AFP)
Israël a mené dimanche de nouvelles frappes dans le sud du Liban, au surlendemain de la signature par les deux pays d'un accord-cadre visant une "paix durable", dont le chef du Parlement libanais affirme qu'il ne sera pas adopté. (AFP)
  • "Cet accord ne sera pas adopté, et il ne sera pas mis en oeuvre dans sa forme actuelle", a dit Nabih Berri
  • Les bombardements rapportés par l'Agence libanaise d'information ANI (officielle) interviennent alors que la veille déjà, une série de raids israéliens avait fait un mort dans la région

BEYROUTH: Israël a mené dimanche de nouvelles frappes dans le sud du Liban, au surlendemain de la signature par les deux pays d'un accord-cadre visant une "paix durable", dont le chef du Parlement libanais affirme qu'il ne sera pas adopté.

"Cet accord ne sera pas adopté, et il ne sera pas mis en oeuvre dans sa forme actuelle", a dit Nabih Berri, allié du Hezbollah pro-Iran, dans un communiqué diffusé par son parti, le mouvement Amal, dénonçant un "accord de +diktats+, pas un accord qui préserve les droits du Liban".

Les bombardements rapportés par l'Agence libanaise d'information ANI (officielle) interviennent alors que la veille déjà, une série de raids israéliens avait fait un mort dans la région.

Le ministère de la Santé a en outre fait état dimanche de deux blessés après le lancement d'une grenade par "l'ennemi israélien" sur une localité du sud.

Dans un communiqué, le Hezbollah "réaffirme que ce qu'a fait l'ennemi est une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il s'était tenu jusque-là, et qu'il surveille et recense ces violations, se réservant le droit de défendre sa patrie et son peuple".

De son côté, l'armée israélienne a affirmé cibler des combattants du Hezbollah près de ce qu'elle appelle sa "zone de sécurité".

Elle a aussi annoncé la mort d'un soldat lors de combats, portant à 38 ses pertes dans le pays voisin, où elle affronte le mouvement islamiste. L'auteur, un "terroriste du Hezbollah", a ensuite été localisé et "éliminé par les soldats", a précisé l'armée.

Tunnel détruit 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont par ailleurs indiqué que l'armée avait détruit un long tunnel construit par le Hezbollah dans le sud du pays.

Celui-ci "s'étendait sur plus de 200 mètres et atteignait une profondeur de plus de 25 mètres, contenait des centaines d'armes ainsi que plusieurs puits de lancement destinés à frapper l'État d'Israël et ses civils", détaille un communiqué conjoint.

Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à l'Iran, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran.

Israël a lancé en représailles de vastes frappes aériennes et déployé des troupes dans le sud du pays, faisant plus de 4.200 morts selon Beyrouth.

Une trêve annoncée le 17 avril n'a jamais été respectée mais les affrontements ont largement diminué depuis la signature mi-juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran ayant exigé qu'une cessation des combats au Liban en fasse partie.

Parallèlement, Israël et le Liban ont entamé des discussions directes sous l'égide de Washington, les premières depuis des décennies entre les deux pays techniquement toujours en état de guerre. Et ils ont conclu vendredi un accord-cadre, qualifié d'"historique" par Benjamin Netanyahu.

Dans un entretien téléphonique avec Donald Trump, le président libanais Joseph Aoun a assuré que l'Etat "assumerait ses responsabilités" dans la mise en œuvre de l'accord, qui conditionne un retrait israélien du pays au désarmement du mouvement chiite. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre.

"Sédition" 

Le Hezbollah s'était déjà fermement opposé à l'accord, son député Hassan Fadlallah affirmant dès dimanche qu'il "ne serait pas appliqué".

Ce qu'ont fait les autorités "équivaut à une sédition" visant à passer "d'un conflit avec l'ennemi à un conflit interne", avait-t-il ajouté.

Dénonçant une "grave erreur", le chef du groupe Naïm Qassem avait fustigé samedi un texte "humiliant, honteux, qui représente un abandon de souveraineté", accusant les autorités libanaises de "légitimer la poursuite de l'occupation" israélienne.

Des partisans du Hezbollah ont manifesté vendredi soir et un correspondant de l'AFP a vu, sur la route de l'aéroport de Beyrouth longeant la banlieue sud, bastion du Hezbollah, des pancartes portant l'inscription "Le Liban d'abord" incendiées.

L'Iran a, lui, réitéré ses exigences d'un retrait total d'Israël.

"Notre objectif est de mettre fin à la guerre au Liban, permettre le retour des déplacés dans leurs foyers, mettre un terme à l'occupation et obtenir le retrait du régime sioniste du territoire libanais", a souligné le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, dans un appel avec son homologue libanais Nabih Berri.

 


L'accord sur le Liban est un "premier pas" vers la restauration de sa souveraineté, dit le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a salué un nouvel accord-cadre avec Israël. (Archive/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a salué un nouvel accord-cadre avec Israël. (Archive/AFP)
  • Le président libanais Joseph Aoun a qualifié l'accord-cadre signé avec Israël de « première étape » vers le rétablissement de la pleine souveraineté du Liban
  • Il a affirmé son engagement à mettre fin à toute occupation, à obtenir la libération des prisonniers et à garantir un Liban sans subordination ni tutelle

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi que l'accord cadre signé avec Israël était "un premier pas" vers la restauration de la souveraineté de son pays sans "occupation", "subordination" ni "tutelle".

"L'accord-cadre signé aujourd'hui est une première étape" qui doit permettre aux Libanais "de revenir sur leurs terres entièrement libérées et dans leurs maisons qui seront assurément reconstruites (...) sous la souveraineté de l'Etat libanais, qui n'a aucun partenaire dans l'exercice de sa souveraineté sur sa terre et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué de la présidence.

"Nous jurons de continuer à oeuvrer jusqu'à ce que cela soit accompli. Il n'y aura plus d'occupation, de prisonniers, de subordination ni de tutelle", a-t-il promis.