Virus: avec plus de 4000 décès, l'Inde enregistre la plus forte flambée dans le monde

Des proches portant une combinaison d'équipement de protection individuelle portent le corps d'une personne décédée à cause du coronavirus Covid-19 dans un crématorium à Moradabad. (Prakash SINGH / AFP)
Des proches portant une combinaison d'équipement de protection individuelle portent le corps d'une personne décédée à cause du coronavirus Covid-19 dans un crématorium à Moradabad. (Prakash SINGH / AFP)
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Publié le Samedi 08 mai 2021

Virus: avec plus de 4000 décès, l'Inde enregistre la plus forte flambée dans le monde

  • Ce pays d'1,3 milliard d'habitants, a enregistré 4.197 nouveaux décès en une seule journée, ce qui porte le bilan total à 238.270 morts depuis le début de la pandémie
  • La région du Karnataka, où se trouve le grand centre d'industries technologiques de Bangalore, a décrété un confinement de deux semaines à partir de lundi

NEW DELHI : L'Inde, avec plus de 4.000 morts en 24 heures, pour la première fois depuis le début de l'épidémie, reste plus que jamais confrontée à la plus forte flambée mondiale de coronavirus.

Ce pays d'1,3 milliard d'habitants, a enregistré 4.197 nouveaux décès en une seule journée, ce qui porte le bilan total à 238.270 morts depuis le début de la pandémie. En dépit de l'aide internationale, des patients continuent de mourir aux portes d'hôpitaux submergés. Et, selon les spécialistes, le pire est encore à venir, avec un pic épidémique attendu d'ici à plusieurs semaines. Un confinement pour une semaine entre en vigueur samedi dans l'Etat du Kerala, au sud-ouest du pays.

Car c'est maintenant dans les zones rurales du sud du pays que la propagation du virus est la plus rapide. La région du Karnataka, où se trouve le grand centre d'industries technologiques de Bangalore, a décrété un confinement de deux semaines à partir de lundi dans l'espoir d'enrayer les contaminations.

La situation se dégrade également chez les voisins de ce géant asiatique. A Singapour, de nouvelles restrictions entrent également en vigueur samedi.

Au Japon, l'état d'urgence, rétabli le 25 avril à Tokyo et dans trois autres départements, y sera prolongé jusqu'au 31 mai, alors qu'il devait initialement prendre fin mardi prochain, et sera réinstauré dans deux autres départements.

La pandémie demeure limitée dans l'archipel nippon mais épuise le système hospitalier, d'autant que la vaccination avance très lentement.

La nouvelle flambée de contaminations menace les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet- 8 août), déjà reportés d'un an, même si le vice-président du Comité olympique international (CIO), John Coates a affirmé samedi que rien n'empêchera les Jeux de se faire. Les spectateurs en provenance de l'étranger sont exclus et leurs organisateurs doivent encore trancher la question du public japonais.

Virus sur l'Everest

Au Népal, qui affronte une hausse soudaine et massive des contaminations, le Covid-19 menace la saison d'alpinisme et sévit déjà sur "le toit du monde" même - ce que le gouvernement nie. La semaine dernière, l'alpiniste américaine Gina Marie Han-Lee a préféré abandonner. "Après la première journée, j'ai pris un hélicoptère pour quitter l'EBC (camp de base de l'Everest) et rentrer à Katmandou. La situation du Covid sur l'EBC est un véritable merdier", a-t-elle expliqué sur Facebook. 

Au Pakistan, les autorités, craignant une dégradation à l'indienne, ont renforcé les restrictions - écoles et restaurants fermés, horaires d'ouverture des magasins réduits, armée en renfort - et interdit les déplacements à l'approche de l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne du ramadan.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a par ailleurs donné son homologation d'urgence au vaccin contre le Covid Sinopharm. C'est le premier vaccin chinois à avoir reçu le feu vert de l'OMS, qui le recommande pour les personnes de 18 ans et plus.

L'OMS a également jugé qu'il ne fallait pas commencer à vacciner les enfants tant que tous les pays n'auront pas pu vacciner les personnes âgées et à risque.

Avec 789.500 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l'indicateur a légèrement baissé (-4% par rapport à la semaine précédente) pour la première fois en 10 semaines, seule l'Asie connaissant une accélération (+10%) dans le sillage de l'Inde.

La pandémie ralentit ailleurs : -25% en Afrique, -24% en Europe, -13% au Moyen-Orient, -12% aux Etats-Unis/Canada, -12% en Océanie et -8% en Amérique latine/Caraïbes.

Macron et les "Anglo-saxons" 

La fracture continue de se creuser entre les nations déshéritées, à la peine, et les pays riches bien mieux fournis en vaccin.

Le patron de l'OMS a exhorté une nouvelle fois les pays riches membres du G7 à donner la priorité absolue à un accès équitable aux vaccins, estimant que la situation actuelle est "inacceptable".

"La chose la plus importante dont nous avons besoin maintenant ce sont les vaccins, l'équité vaccinale", a lancé Tedros Adhanom Ghebreyesus, après avoir rappelé que la pandémie continue de faire rage avec quelque 100.000 morts chaque semaine. 

A l'occasion d'un sommet européen à Porto, le président français Emmanuel Macron a appelé vendredi "les Anglo-saxons" à arrêter de "bloquer" les exportations de vaccins et des ingrédients nécessaires pour les produire, ce qui permettrait de renforcer "la solidarité" mondiale.

Son pays, qui se déconfine lentement avec de hauts niveaux de circulation du virus, a étendu à sept pays supplémentaires (Turquie, Bangladesh, Sri Lanka, Pakistan, Népal, Emirats arabes unis, Qatar) une quarantaine obligatoire de 10 jours pour les voyageurs arrivant en France. La Belgique entame elle aussi son déconfinement avec la réouverture samedi des terrasses des bars et des restaurants.

En Grèce, ce sont les plages privées qui seront rouvertes samedi et les musées la semaine prochaine, ont annoncé les responsables de la santé de ce pays qui se prépare à l'ouverture de la saison touristique le 15 mai.

Le soutien américain à une levée des brevets sur les vaccins contre le Covid a suscité un fort intérêt cette semaine, salué notamment par l'ONU, l'Union africaine, l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation mondiale de la santé, la France et la Russie.

L'Union européenne, jusqu'ici hostile à pareille initiative, s'est dite, par la voix de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, "prête à discuter".

Le Covid-19 a fait au moins 3.258.595 morts dans le monde et contaminé plus de 155.981.070 personnes depuis fin 2019, selon un bilan établi vendredi par l'AFP.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.