Violences à Jérusalem: le président turc qualifie Israël d'Etat «terroriste cruel»

Le chef de l'Etat turc, qui se considère comme le champion de la cause des Palestiniens, avait aussi la même année amèrement critiqué Israël, le décrivant comme «l'État le plus sioniste, le plus fasciste et le plus raciste au monde». (Photo, AFP)
Le chef de l'Etat turc, qui se considère comme le champion de la cause des Palestiniens, avait aussi la même année amèrement critiqué Israël, le décrivant comme «l'État le plus sioniste, le plus fasciste et le plus raciste au monde». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 09 mai 2021

Violences à Jérusalem: le président turc qualifie Israël d'Etat «terroriste cruel»

  • Erdogan a également invité le Conseil de sécurité de l'ONU à «arrêter cette persécution»
  • «Protéger l'honneur de Jérusalem est un devoir pour chaque Musulman»

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Israël d'Etat «terroriste cruel» samedi soir à Ankara dans un discours où il a évoqué les violences sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem qui ont fait plus de 200 blessés.

«Israël, Etat terroriste cruel, attaque de manière sauvage et dénuée d'éthique les musulmans à Jérusalem qui n'ont d'autres soucis que de protéger leurs foyers et leur pays millénaire ainsi que leurs valeurs sacrées», a lancé le chef de l'Etat turc.

Qualifiant les violences d'attaque à l'encontre de «tous les Musulmans», M. Erdogan affirme que «protéger l'honneur de Jérusalem est un devoir pour chaque Musulman».

Le président turc a aussi appelé «tous les pays, en premier lieu les pays musulmans», à agir contre les attaques d'Israël envers les Palestiniens».

Il a également invité le Conseil de sécurité de l'ONU à «arrêter cette persécution».

Peu avant son discours, le chef de l'Etat turc avait publié sur Twitter un message de condamnation des violences à Jérusalem en turc, en anglais, en arabe et en hébreu.

De vifs échanges avaient déjà opposé la Turquie à Israël en 2018 lorsque M. Erdogan avait qualifié de «crimes contre l'humanité» et de «terreur d'Etat» les actions d'Israël dans les territoires palestiniens.

Le chef de l'Etat turc, qui se considère comme le champion de la cause des Palestiniens, avait aussi la même année amèrement critiqué Israël, le décrivant comme «l'État le plus sioniste, le plus fasciste et le plus raciste au monde».

La Turquie et Israël ont des relations tendues depuis le retrait mutuel de leurs ambassadeurs respectifs en 2018 après la mort de plusieurs manifestants dans la bande de Gaza. 

M. Erdogan avait cependant affiché en décembre dernier une volonté de rapprochement avec Israël, faisant part de son souhait de «porter les relations à un meilleur niveau».


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.