Le Sri Lanka salue les initiatives vertes de l'Arabie saoudite et convoite une coopération

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé fin mars les deux initiatives, l’initiative verte pour l’Arabie saoudite et l’initiative verte pour le Moyen-Orient, qui visent à réduire de 60% les émissions de carbone dans la région. (Photo, @ Riyadh_Green/ Archives)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé fin mars les deux initiatives, l’initiative verte pour l’Arabie saoudite et l’initiative verte pour le Moyen-Orient, qui visent à réduire de 60% les émissions de carbone dans la région. (Photo, @ Riyadh_Green/ Archives)
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Publié le Dimanche 09 mai 2021

Le Sri Lanka salue les initiatives vertes de l'Arabie saoudite et convoite une coopération

  • Le ministre de la Justice Ali Sabry a souligné que les initiatives du prince héritier saoudien «ouvriront la voie à un développement durable conforme aux valeurs environnementales»
  • «Le Sri Lanka exprime son soutien à l'Arabie saoudite et se réjouit de travailler avec le Royaume dans le cadre de notre approche commune pour faire face au changement climatique»

COLOMBO: Le Sri Lanka a félicité l'Arabie saoudite pour ses deux initiatives vertes, l’initiative verte pour l’Arabie saoudite et l’initiative verte pour le Moyen-Orient, en appelant à une coopération régionale afin de relever les défis environnementaux auxquels l'Arabie saoudite et la région dans son ensemble sont confrontées.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé fin mars les deux initiatives, l’initiative verte pour l’Arabie saoudite et l’initiative verte pour le Moyen-Orient, qui visent à réduire de 60% les émissions de carbone dans la région, et à planter 50 milliards d'arbres dans le plus grand projet de boisement du monde.

«Le Sri Lanka suivrait avec enthousiasme les projets ambitieux visant à réduire les émissions de carbone dans la région de 60% et les initiatives vertes qui visent à préserver les environnements marins et côtiers, ces derniers étant beaucoup plus proches de notre cœur en tant que nation insulaire», a déclaré le ministère des Affaires étrangères Sri-Lankais , samedi dans un communiqué, exprimant la volonté de son pays de coopérer avec le Royaume sur les questions climatiques.

«Le Sri Lanka exprime son soutien à l'Arabie saoudite et se réjouit de travailler avec le Royaume dans le cadre de notre approche commune pour faire face au changement climatique», a indiqué le communiqué.

Le ministre de la Justice Ali Sabry a souligné que les initiatives du prince héritier saoudien «ouvriront la voie à un développement durable conforme aux valeurs environnementales».

Les experts ont également salué les projets saoudiens.

«C'est une idée dont j'ai beaucoup rêvé lorsque j'étais en service dans des pays du Conseil de coopération du Golfe tels que le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Oman et la Jordanie», a déclaré à Arab News Seyed Abdul Cader Mohammed Zuhyle, ancien ambassadeur du Sri Lanka au Koweït et à Bahreïn.

«Les vastes terres pourraient être converties en zones vertes avec une planification et une exécution minutieuses», a-t-il expliqué. «Des milliers d'hectares de terres sont disponibles pour être mis en œuvre dans le cadre de ces initiatives».

Le Dr Hameed Mohammed Rafeek, ancien président de l’association des expatriés sri-lankais à Djeddah qui a travaillé pendant trois décennies en Arabie saoudite, a déclaré à Arab News que les initiatives vertes de l'Arabie saoudite devraient être soutenues par l’ensemble de la communauté mondiale, et en particulier le Sri Lanka.

«Le Sri Lanka devrait envisager d'étendre son soutien et sa coopération à cette initiative. L’Arabie saoudite a la chance d’avoir d'un environnement naturel riche et possède une expertise dans pratiquement tous les domaines. Elle a ainsi le potentiel de partager sa riche expérience», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.