Tension à Jérusalem: des centaines de blessés, réunion d'urgence à l'ONU

Affrontements entre manifestants et forces de police à Jérusalem (Photo, AFP).
Affrontements entre manifestants et forces de police à Jérusalem (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 10 mai 2021

Tension à Jérusalem: des centaines de blessés, réunion d'urgence à l'ONU

  • Les heurts ont repris ce matin sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est
  • Les tirs de grenades assourdissantes étaient audibles dans d'autres quartiers de Jérusalem comme le son des sirènes des ambulances

JERUSALEM:  De nouveaux affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens ont fait lundi près de 300 blessés, en majorité palestiniens, sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, après un week-end de violences dans la Ville sainte.

Face à cette escalade, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU est prévue plus tard dans la journée, à la demande de la Tunisie, sur la situation à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Par ailleurs, le Hamas avait menacé plus tôt Israël d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas à 18H00 (15H00 GMT) de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, théâtre lundi matin de heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens.

Sur les coups de 18H00, plusieurs salves de roquettes ont été lancées depuis l'est et le nord de la bande de Gaza vers Israël où les sirènes d'alarme ont retenti dans des villages et des villes.

L'armée israélienne a fait état de sept roquettes tirées depuis Gaza, dont l'une a été interceptée par le bouclier antimissiles israélien «Dôme de fer».

Alors que les appels internationaux au calme se multiplient, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a salué la « fermeté » des forces de l'ordre pour garantir la « stabilité » à Jérusalem. « Nous les soutenons dans cette juste lutte », a-t-il dit dénonçant une couverture « trompeuse et erronée » selon lui par les « médias internationaux » des développements à Jérusalem.

La reprise des violences a coïncidé avec « la Journée de Jérusalem », marquant selon le calendrier hébraïque la conquête de Jérusalem-Est par l'Etat hébreu et souvent émaillée de heurts entre Palestiniens et Israéliens.

Un Palestinien aide un manifestant blessé dans les affrontements (Photo, AFP).

Des accrochages violents, les pires enregistrés depuis des années, opposent depuis une semaine manifestants palestiniens et policiers israéliens faisant des centaines de blessés à Jérusalem-Est, portion palestinienne et orientale de la ville sainte annexée par l'Etat hébreu.

La question de Jérusalem est l'une des principales pommes de discorde entre Israël et les Palestiniens. Le premier estime que toute la ville est sa capitale « indivisible » et les seconds veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


Ce 10 mai, des centaines de Palestiniens lançaient des projectiles en direction des forces israéliennes qui ont utilisé des grenades assourdissantes, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule. Le journaliste a vu de nombreuses personnes blessées. 

Les tirs de grenades assourdissantes étaient audibles dans d'autres quartiers de Jérusalem comme le son des sirènes des ambulances. 

Des centaines de fidèles juifs ont par ailleurs été évacués lundi soir du Mur des Lamentations à Jérusalem après des heurts plus tôt à l'Esplanade des Mosquées, située à proximité, et des salves de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, a annoncé la police locale.

"Une alarme vient d'être déclenchée à Jérusalem. Les forces de police ont commencé à évacuer vers des lieux plus sûrs des centaines de personnes" rassemblées au Mur des Lamentations, a indiqué la police dans un bref communiqué.

La justice israélienne reporte une audience clé après un week-end sous haute tension

La justice israélienne a annoncé dimanche le report d'une audience clé, prévue lundi, sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction par des colons israéliens à Jérusalem-Est, un dossier au cœur de manifestations ayant fait plus de 300 blessés ces derniers jours. 

« A la lumière du contexte actuel, et à la demande du procureur général, l'audience prévue demain a été annulée », a indiqué le ministère de la Justice israélien dans un communiqué, précisant qu'une nouvelle date serait annoncée « d'ici les 30 prochains jours ».

Mais la tension restait palpable dimanche après les plus violents accrochages depuis 2017 à Jérusalem et à la veille de la journée qui commémore la conquête de la partie Est de la ville par Israël, à l'issue de la guerre des six jours en 1967.

Vendredi soir, plus de 200 personnes, ont été blessées dans des heurts entre policiers et Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées où des dizaines de milliers de fidèles palestiniens étaient réunis pour la dernière prière du vendredi avant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.


Samedi et dimanche, le calme était revenu sur l'esplanade mais les heurts ont continué entre Palestiniens et policiers israéliens dans d'autres secteurs de Jérusalem-Est.

Des manifestants palestiniens fuient les forces de l’ordre israéliennes (Photo, AFP).


Une centaine de personnes ont été blessées dans les accrochages de samedi, selon le Croissant-Rouge palestinien. 

Dans ce contexte, le quartette pour le Proche-Orient (ONU, Union européenne, Russie, Etats-Unis) a appelé les forces de l'ordre israéliennes à la "retenue".

La Turquie appelle Israël à « cesser ses attaques » à Jérusalem

La Turquie a appelé lundi Israël à "cesser ses attaques" contre les Palestiniens à Jérusalem après de nouveaux heurts violents qui ont fait des centaines de blessés sur l'esplanade des Mosquées.

"Israël doit cesser d'attaquer les Palestiniens à Jérusalem et empêcher les occupants et les colons d'entrer dans la sainte Mosquée (d'al-Aqsa)", a déclaré sur Twitter le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin, faisant porter aux autorités israéliennes "toute la responsabilité pour les violences".

"Le monde doit agir pour mettre fin à cette agression israélienne interminable contre des civils non armés sur leur propre terre", a-t-il ajouté.


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.