Yémen : Le bilan des inondations s’élève à 148 morts

Un homme yéménite dans une rue inondée à Sanaa, le 5 août 2020. (Mohammed Huwais/ AFP)
Un homme yéménite dans une rue inondée à Sanaa, le 5 août 2020. (Mohammed Huwais/ AFP)
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Publié le Lundi 24 août 2020

Yémen : Le bilan des inondations s’élève à 148 morts

  • Le bilan des pertes dues à des crues soudaines s’est élevé à 148 morts et a laissé 300 000 personnes sans abri
  • « Le coût de la reconstruction dépasse les capacités du gouvernement »

MAKUALLA : Le Yémen fait face à une nouvelle catastrophe due aux pluies torrentielles et aux inondations qui ont fait des ravages dans le pays ces trois derniers mois, ont prévenu, dimanche, les Nations unies.

Le bilan des pertes dues à des crues soudaines s’est élevé à 148 morts et a laissé 300 000 personnes sans abri. Les inondations ont détruit des propriétés et emporté cultures et bétail.

Des milliers de Yéménites se sont retrouvés sans emploi à la suite des inondations, lesquelles ont entravé les efforts mis en place pour contenir la propagation du coronavirus, comme l’a annoncé M. Andrej Mahecic, le porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le HCR craint que les communautés déplacées ne soient extrêmement vulnérables à la pandémie de Covid-19, « étant donné l’impossibilité de respecter les mesures de prévention contre la propagation du virus, dont la distanciation sociale et l’accès à une eau salubre pour se laver les mains », a confié Mahecic.

Marib, Amran, Hajjah, Hodeidah, Lahj, Aden et Abyan sont les provinces les plus affectées. Des milliers de Yéménites ont été obligés de fuir leurs maisons et de trouver abri dans des mosquées, des centres médicaux et des écoles.

D’après Mahecic : « Plusieurs Yéménites qui se sont déplacés dans le pays vivaient déjà dans des abris surpeuplés, fabriqués à partir de boue ou de bâches en plastique, qui ont été emportés par l’inondation. »

Des barrages se sont effondrés. Le plus grand, à Marib, a été inondé, emportant avec lui des abris et des fermes. On craint à présent que le barrage de Marib, qui n’a pas été suffisamment entretenu, ne s’effondre à son tour.

« Le barrage risque de s’effondrer. Il détruirait les zones d’aval où des milliers de déplacés ont trouvé refuge, ainsi que la partie basse de la ville de Marib », explique Mahecic.

C’est au village de Radfan, à l’ouest du port de Mukalla, que la famille et les proches d’Ahmed Saeed Baamer ont trouvé refuge après une tempête de pluie qui a rendu leur maison inhabitable. De retour chez eux aujourd’hui, ils attendent de l’aide.

« Nous n’avions pas d’autre choix que de rentrer chez nous, explique Baamer, une infirmière, à Arab News. Les maisons de nos proches sont surpeuplées. Le gouvernement n’a rien fait pour nous aider. Un ingénieur, venu nous voir de la part du gouvernement, a inspecté notre maison. Il est reparti sans nous dire si nous serions aidés. Nous ne demandons qu’à être hébergés ! »

Le vice-Premier ministre yéménite, et président du Comité national suprême de crise, a révélé à Arab News que le gouvernement avait alloué 2,5 milliards de riyals yéménites (9,9 millions de dollars) pour la reconstruction et les secours, à la suite des inondations de mars et avril derniers. Quand la pluie a repris, le gouvernement, à court d’argent, s’est retourné vers les donateurs internationaux.

« Quand les inondations et la pluie ont repris, nous n’avions plus la possibilité d’allouer davantage de fonds. Le coût de la reconstruction dépasse les capacités du gouvernement », a-t-il conclu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com  


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.