Khair pour tous, une organisation caritative saoudienne célèbre un nouveau ramadan réussi

L'équipe de Khair pour tous transporte des paquets de produits alimentaires indispensables qui seront distribués tous les mois aux familles, dans la banlieue moins privilégiée de Djeddah (AN/Zaid Khashogji)
L'équipe de Khair pour tous transporte des paquets de produits alimentaires indispensables qui seront distribués tous les mois aux familles, dans la banlieue moins privilégiée de Djeddah (AN/Zaid Khashogji)
L'équipe de Khair pour tous transporte des paquets de produits alimentaires indispensables qui seront distribués tous les mois aux familles, dans la banlieue moins privilégiée de Djeddah (AN/Zaid Khashogji)
L'équipe de Khair pour tous transporte des paquets de produits alimentaires indispensables qui seront distribués tous les mois aux familles, dans la banlieue moins privilégiée de Djeddah (AN/Zaid Khashogji)
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Publié le Mardi 11 mai 2021

Khair pour tous, une organisation caritative saoudienne célèbre un nouveau ramadan réussi

  • Le jeune fondateur, Abdelmajid Hashem, a choisi d’appeler son association Khair, un terme arabe qui signifie le bien, le bien-être, les bénédictions, et la bienveillance
  • La préparation d’un panier mensuel avec des produits de première nécessité est devenue l'activité principale de cette association de bienfaisance, qui s’est rapidement retrouvée à travailler avec les écoles locales

DJEDDAH: Alors que le ramadan touche à sa fin, une association caritative constituée de membres d’une famille et d’amis a célébré la réussite de sa neuvième année consécutive d'activités, avant les festivités de l'Aïd. 

Abdelmajid Hashem, 25 ans, le fondateur de l'association caritative Khair pour tous, basée à Djeddah, a expliqué à Arab News comment sa famille et ses amis ont participé en donnant un coup de main en ce mois sacré. 

Tout en s'efforçant de s'imprégner de l'esprit du ramadan dès l'âge de 16 ans, Hashem, né à Djeddah, s’est rendu compte que les organisations caritatives locales dans sa région comptaient trop de bénévoles. Sachant toutefois qu'il n'y a pas de limites au bien qui peut être fait, il a fondé sa propre association caritative. 

Hashem a choisi d’appeler son association Khair, un terme arabe qui signifie le bien, le bien-être, les bénédictions et la bienveillance. 

«Nous avons commencé vers 2012 avec un petit groupe de mes cousins ​​et amis. Au départ, nous avons distribué des repas pour l’iftar sayim», explique Hashem à Arab News

L’iftar sayim est l'acte caritatif consistant à fournir des repas préparés, généralement des dattes, de l'eau, du lait caillé et un sambosa, aux musulmans pendant le ramadan lorsqu'ils rompent leur jeûne. 

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Un mois de produits alimentaires indispensables disposés en lots avant l'emballage et la distribution (Zeina Sweidan) 

«Cette petite opération a pris de l’importance, et le nombre de bénévoles et d’efforts accomplis a rapidement augmenté. L’organisation s’est naturellement développée», raconte-t-il. 

Hashem et son équipe ont acheté des repas iftar sayim avec leur propre argent, et ils ont commencé à les distribuer dans la banlieue de Djeddah. Ils se sont rapidement retrouvés dans une routine quotidienne dont ils ne pouvaient plus se passer. 

«Se réunir ici tous les jours, mettre en place les paquets et les distribuer nous-mêmes a vraiment été un lien fort entre les membres de notre groupe», assure-t-il. «Nous apprécions vraiment cette activité, qui est devenue pour nous une partie très importante de notre ramadan.» 

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Une banlieue moins privilégiée de Djeddah recevant des paquets mensuels Khair pour tous (Hussain Abedi) 

La crise sanitaire mondiale en 2021 n’a pas fait obstacle à la vision de l’association caritative. Alors que des arrangements ont dû être organisés et des précautions prises, l’adaptation a été rapide, et a apporté les changements nécessaires pour un nouveau ramadan réussi. 

La Vision 2030 de l’Arabie saoudite a joué un rôle dans la mobilisation des jeunes, selon le fondateur de Khair pour tous. «J'ai l'impression qu'avec cette nouvelle direction un plus grand nombre de mes amis ont été davantage disposés à faire du bénévolat», précise-t-il. 

«J'ai vraiment remarqué nettement plus d'enthousiasme et d'énergie ces dernières années, et je pense que c’est intimement lié à la direction du pays.» 

Khair pour tous ne se fixe aucune limite sur les lieux ni sur la façon dont elle peut être utile. Elle s'est donc engagée dans des projets plus durables dont les effets seront visibles dans les années à venir. 

Si l’iftar sayim est ce qui a motivé la création de Khair pour tous, Hashem et son équipe ont découvert en 2014 qu'il existait d’autres moyens d'aider la communauté, au-delà de l’aider à rompre le jeûne. 

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Les bénévoles de Khair pour tous déposent les paquets mensuels de produits alimentaires essentiels à l'arrière de leur voiture, juste avant la prière du Maghreb, le moment où les musulmans rompent le jeûne (AN/Zaid Khashogji) 

«Par la suite, nous avons commencé à distribuer des paquets mensuels», affirme le fondateur de l’association. «Nous avons compris que les familles avaient besoin de quelque chose de plus stable, qui leur permettrait de ne pas avoir à se soucier de savoir comment arriverait leur nourriture le mois suivant.» 

Depuis, la préparation d’un panier mensuel comprenant des produits de base et de première nécessité est devenue l'activité principale de cette association de bienfaisance, qui s’est rapidement retrouvée à travailler avec les écoles locales. 

«Nous aimons avoir un impact plus durable dans les endroits où nous intervenons, plutôt que de simplement fournir un repas puis de rentrer chez nous», explique encore Hashem. «Nous voulons offrir aux communautés quelque chose que nous pouvons voir grandir nous-mêmes, et c'est pourquoi nous nous concentrons vraiment beaucoup sur l'éducation.» 

Hashem et son équipe ont commencé à mettre en commun des fonds chaque année pour améliorer l'état des écoles pauvres de Djeddah. 

«La Vision 2030 met l'accent sur une grande partie du pouvoir que les jeunes peuvent avoir», souligne Hashem. «Nous pensons que tout ce que nous pouvons faire pour donner aux écoles un meilleur environnement d'apprentissage pour les enfants est une façon d'avoir un impact plus durable», assure-t-il. 

«Nous faisons beaucoup de travail pour obtenir de nouvelles chaises, pour peindre, et pour fournir une connexion Internet, et j'espère que nous pourrons continuer à mettre en place plus de projets comme ceux-là à l'avenir.» 

Hashem estime qu'une communication plus directe avec les membres de la communauté est nécessaire pour aborder les véritables problèmes fondamentaux, plutôt que de prendre des mesures en se basant sur des hypothèses. 

«Nous concentrons notre énergie sur les besoins exprimés par les bénéficiaires. Parler à tout le monde, et apprendre à bien connaître les gens, cela permet de résoudre les problèmes réels des plus démunis», conclut le fondateur de l’association.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Le Panthéon accueille Joséphine Baker, icône de la liberté

Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. (Photo, AFP)
Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. (Photo, AFP)
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  • Femme, noire, artiste de scène et née à l'étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme - sur 80 personnages illustres - à y entrer après Simone Veil en 2018
  • Le chef de l'Etat rendra hommage à cette «artiste de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste»

PARIS : Quarante-six ans après sa mort en 1975, Josephine Baker revient en pleine lumière mardi en entrant au Panthéon pour y rejoindre les grandes figures françaises grâce à sa vie "incroyable" d'artiste de music-hall, de résistante et de militante antiraciste.

"Me revoilà Paris": l'une des plus célèbres chansons de la diva retentira à 17H30 pour lancer la cérémonie solennelle devant le grandiose édifice néo-classique, considéré comme "le temple laïc de la République".

Femme, noire, artiste de scène et née à l'étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme - sur 80 personnages illustres - à y entrer après Simone Veil en 2018.

"Ca va être mémorable" avec de "la joie et de l'excitation", espère Brian Bouillon-Baker, l'un des 12 enfants adoptés par Joséphine Baker, dont 11 sont toujours vivants.

Avec eux, plusieurs centaines de personnes sont attendues, dont de nombreux jeunes, autour d'Emmanuel Macron qui prononcera un discours devant les portes du Panthéon.

Le chef de l'Etat rendra hommage à cette "artiste de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste" qui "fut de tous les combats qui rassemblent les citoyens de bonne volonté, en France comme de par le monde".

"Elle est l'incarnation de l'esprit français", a proclamé le chef de l'Etat en annonçant le 23 août son entrée au Panthéon.

"Ma mère était une idéaliste qui voulait prouver que la fraternité universelle n'était pas une utopie", a résumé Brian Bouillon-Baker sur France Inter.

Née le 3 juin 1906 dans une famille pauvre de Saint-Louis (Missouri) d'une Amérindienne noire et d'un père d'origine espagnole, Joséphine Baker a rejoint Paris à 19 ans pour tenter sa chance. Elle devient la vedette de "La Revue Nègre" au théâtre es Champs-Elysées en acceptant avec réticence d'apparaître seins nus. 

"Si je veux devenir une star, je dois être scandaleuse", justifie-t-elle. "C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle", affirme aussi celle qui se disait ravie d'être "devenue l'enfant chérie des Parisiens" et qui a obtenu la nationalité française le 30 novembre 1937.

«J'ai deux amours»

"J'ai deux amours, Paris et mon pays", sa chanson la plus connue, sera d'ailleurs jouée par la Musique de l'armée de l'air à l'arrivée du cercueil au Panthéon.

La dépouille de Joséphine Baker ne sera pas dans le cercueil, puisque sa famille a décidé de la laisser reposer dans le cimetière marin de Monaco, aux côtés de son dernier mari et de l'un de ses enfants, non loin de la princesse Grace qui l'avait soutenue dans les dernières années de sa vie.

C'est donc un cénotaphe (tombeau ne contenant pas le corps) qui sera installé dans le caveau 13 de la crypte, où se trouve déjà l'écrivain Maurice Genevoix, entré au Panthéon l'an dernier.

Symboliquement, ce cénotaphe a été rempli de poignées des quatre terres qui "étaient chères à Joséphine Baker": sa ville natale de Saint-Louis, Paris où elle connut la gloire, le château des Milandes (Dordogne) où elle installa sa tribu "arc-en-ciel", et Monaco où elle termina sa vie.

À cinq mois de l'élection présidentielle, l'Elysée assure qu'il ne faut pas voir de message politique dans cette panthéonisation. "Il y a réellement un consensus très large" et "pas une voix ne s'est élevée" pour la contester, relève un conseiller.

Il n'empêche que la cérémonie devrait donner l'occasion à Emmanuel Macron de célébrer des valeurs qu'il entend mettre en avant dans la campagne. "Joséphine Baker, c'est l'histoire exemplaire" d'une personnalité qui "fait preuve de volonté et de détermination pour construire sa propre émancipation", résume l'un de ses conseillers.

À la veille de la célébration, Albert de Monaco a rendu hommage lundi à Joséphine Baker en reprenant devant sa tombe des paroles de la princesse Grace: "Il y a des êtres qui ne s'éteignent jamais".


Plus d'un millier d'objets phares de films hollywoodiens aux enchères à Los Angeles

Le costume de John Travolta porté dans «Pulp Fiction». (Photo, AFP)
Le costume de John Travolta porté dans «Pulp Fiction». (Photo, AFP)
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  • «Batman», «Retour vers le Futur», Harry Potter, James Bond, «Game of Thrones» ou encore Marilyn Monroe, Bruce Willis et Keanu Reeves: au total, plus de 1 200 objets liés à des films emblématiques et des célébrités sont mis en vente
  • Les pièces les plus recherchées devraient être le costume noir signé Perry Ellis porté par John Travolta dans «Pulp Fiction» et le sabre laser de Liam Neeson dans son rôle du jedi Qui-Gon Jinn dans le volet de Star Wars «La Menace Fantôme»

LOS ANGELES : Le costume de John Travolta dans "Pulp Fiction", la planche de surf de Patrick Swayze dans "Point Break" et le sabre laser de Liam Neeson dans "La Menace Fantôme" sont au menu d'une gigantesque vente aux enchères d'objets de films hollywoodiens organisée cette semaine à Beverly Hills.

"Batman", "Retour vers le Futur", Harry Potter, James Bond, "Game of Thrones" ou encore Marilyn Monroe, Bruce Willis et Keanu Reeves: au total, plus de 1 200 objets liés à des films emblématiques et des célébrités sont mis en vente jeudi et vendredi par la maison spécialisée Julien's Auctions près de Los Angeles.

Les pièces les plus recherchées devraient être le costume noir signé Perry Ellis porté par John Travolta dans "Pulp Fiction" et le sabre laser de Liam Neeson dans son rôle du jedi Qui-Gon Jinn dans le volet de Star Wars "La Menace Fantôme", tous deux estimés entre 20 000 et 40 000 dollars, comme la célèbre combinaison jaune de Bruce Lee (portée non par l'acteur mais par le cascadeur qui lui servait de doublure) dans "Le Jeu de la mort" ou son nunchaku noir fait sur-mesure.

La tenue endossée par Arnold Schwarzenegger dans "Terminator 2", avec blouson de motard et pantalon de cuir assorti, est quant à elle estimée entre 20 000 et 30 000 dollars.

Outre les désormais habituels lots de baguettes magiques maniées par divers personnages des films Harry Potter, les fans de films d'action pourront tenter d'acquérir des armes factices brandies par Bruce Willis lorsqu'il interprétait John McClane dans la saga "Die Hard" ou utilisées sur le tournage de "John Wick".

Une fausse dague en obsidienne utilisée dans la série "Game of Thrones" pour combattre les créatures venues du froid sera même mise sous le marteau, pour un prix estimé entre 3 000 et 5 000 dollars.

Les admirateurs des actrices de légende pourront rêver avec une série d'objets personnels ayant appartenu à l'inoubliable Marilyn Monroe, dont un poème manuscrit, des vêtements portés par Elizabeth Taylor et Doris Day ou même le lasso doré qui équipait Gal Gadot dans "Wonder Woman".


Les héritiers Gucci veulent porter plainte contre le film «House of Gucci»

«La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches», indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci. (Photo, AFP)
«La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches», indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci. (Photo, AFP)
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  • Le film se saisit de l'un des faits divers les plus retentissants de l'Italie des années 1990, l'assassinat de Maurizio Gucci
  • La famille Gucci n'est plus impliquée dans la marque de luxe depuis les années 1990

ROME : Les héritiers de la maison italienne de luxe Gucci ont menacé lundi d'intenter une action en justice contre le film de Ridley Scott "House of Gucci", qu'ils accusent de dépeindre les membres de la famille comme des "hooligans".

Le film se saisit de l'un des faits divers les plus retentissants de l'Italie des années 1990, l'assassinat de Maurizio Gucci (joué par Adam Driver), héritier de la maison italienne, commandité par son ex-épouse Patrizia Reggiani (Lady Gaga).

"La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches", indique une lettre publiée par l'agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d'Aldo Gucci (1905-1990), le fondateur de la marque de luxe.

La lettre précise que les héritiers Gucci ont été particulièrement blessés par la description de Patrizia Reggiani, "une femme condamnée pour avoir commandité le meurtre de Maurizio Gucci (présentée) comme une victime".

Elle regrette aussi qu'Aldo Gucci et ses proches soient dépeints comme "des hooligans, ignorants et insensibles au monde qui les entoure".

"House of Gucci" est réalisé par le Britannique Ridley Scott, 83 ans, auteur de plusieurs films parmi les plus emblématiques de ces 40 dernières années comme "Blade Runner", "Alien", "Gladiator" ou "Thelma et Louise".

La famille Gucci n'est plus impliquée dans la marque de luxe depuis les années 1990. Celle-ci est aujourd'hui la propriété du groupe français Kering, fondé par le milliardaire François Pinault.