En Arabie saoudite, un sondage révèle une baisse dans les relations sociales pendant le Ramadan

Les résultats ont révélé une augmentation de 39% de l'utilisation du téléphone mobile et 52% des personnes consacraient leur temps à d'autres activités de divertissement. (Photo, médias sociaux)
Les résultats ont révélé une augmentation de 39% de l'utilisation du téléphone mobile et 52% des personnes consacraient leur temps à d'autres activités de divertissement. (Photo, médias sociaux)
Des jeunes jouent au baby-foot (Photo, Shutterstock)
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Publié le Dimanche 09 mai 2021

En Arabie saoudite, un sondage révèle une baisse dans les relations sociales pendant le Ramadan

  • Les Saoudiens ont réduit les visites à leurs proches de 46% et à leurs amis de 54%, selon le sondage

DJEDDAH: Un nouveau sondage a révélé que les Saoudiens avaient réduit leur participation aux événements sociaux de plus de 70% au milieu de la pandémie du coronavirus.

Les résultats faisaient partie d'une récente étude téléphonique du Centre saoudien pour les sondages d'opinion qui a interrogé un échantillon aléatoire de 1190 personnes âgées de 18 ans et plus pendant le Ramadan.

Les Saoudiens ont également réduit les visites à leurs proches de 46% et a leurs amis de 54%, selon le sondage. Pendant le Ramadan, 42% des personnes ont maintenu un niveau d'exercice physique régulier, tandis que 39% des personnes interrogées ont avoué qu'elles regardaient moins la télévision.

Les résultats ont en outre révélé une augmentation de 39% de l'utilisation du téléphone mobile et que 52% des personnes consacraient leur temps à d'autres activités de divertissement.

S'adressant à Arab News, Arwa Meer, une superviseure administrative d'un hôpital de Djeddah, a affirmé qu'elle avait réduit ses activités sociales en raison de la nature de son environnement de travail.

«Le Ramadan dernier, je travaillais pendant toute la période des couvre-feux et des confinements liés à  la Covid-19. Même si j'avais le temps, je n’aurais vu personne car j'étais en contact permanent avec des cas de la Covid-19. C'est quelque chose qui m'a empêché de voir qui que ce soit », a dévoilé Meer à Arab News.

Cependant, cette année nous avons aussi vécu une situation similaire, a-t-elle ajouté. «Il y a une exposition potentielle aux cas de la Covid-19 pendant que je continue mon travail à l'hôpital. Plusieurs de mes collègues ont été infectés, ce qui m'a obligé à m'abstenir encore plus de rassemblements sociaux et de visites. Même avec ma famille à la maison, j'essaie d'éviter autant que possible tout contact physique avec eux, juste par précaution pour ne pas infecter qui que ce soit si j'étais porteuse du virus.

Lorsqu'on lui a demandé si ses visites à des amis avaient également changé, Arwa a spécifié que la pandémie l'avait sans aucun doute forcée à devenir «moins sociale».

Elle a ajouté: «En fait, la pandémie nous a tous rendus un peu moins sociaux. Cela fait longtemps que je n’ai pas vu mes amis. Je les vois peut-être une fois par mois. Ce Ramadan, je n’ai pas vu mes amis du tout, ni pour l’iftar ni pour le shour».

FAIT MARQUANT

Les résultats faisaient partie d'une récente étude téléphonique du Centre saoudien pour les sondages d'opinion qui a interrogé un échantillon aléatoire de 1190 personnes âgées de 18 ans et plus pendant le Ramadan.

Partageant le même opinion, Talal Al-Shammari, 28 ans, de Djeddah, a indiqué qu'il était «naturel» que les visites familiales diminuent dans les circonstances actuelles. «Personne ne veut être mis dans une telle situation pour être infecté en premier lieu. Chacun a peur pour les membres de sa famille plutôt que pour lui-même», a-t-il déclaré à Arab News. «Personne ne voudrait jamais nuire à ses proches ou à ses amis, en particulier aux personnes âgées, à ceux dont le système immunitaire est plus faible ou même aux enfants».

L'enquête a révélé que les achats en ligne n'étaient pas non plus affectés pendant le Ramadan par rapport aux périodes précédentes.

Pendant ce temps-là, 68% des personnes interrogées ont souligné que des niveaux plus élevés de publicité pendant le Ramadan n'avaient pas d'incidence sur leurs décisions d'achat. «Un autre résultat surprenant est que la majorité (79%) étaient réticents à manger dans les restaurants pendant le Ramadan», a indiqué l'enquête.

D'autres résultats ont den outre révélé que le nombre total d'heures de sommeil pendant le Ramadan n'a augmenté que pour 25% des personnes interrogées, tandis que la majorité des personnes interrogées ont confirmé qu'elles n'avaient pas «changé de façon significative leur mode de vie» pendant le Ramadan.

Le sondage a ainsi révélé que 58% des personnes n'avaient pas remarqué de changement d'humeur ou d'émotions au cours de la période.

La discipline au travail est restée la même pour 81% des personnes, tout comme les heures de travail pour 79% des répondants.

Le Centre saoudien pour les sondages d'opinion est un organisme à but non lucratif agréé par le ministère des Ressources humaines et du Développement social ainsi que le ministère du Commerce.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël confirme interdire d'accès à Gaza 37 ONG étrangères dont MSF et Oxfam

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
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  • Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture
  • Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG

JERUSALEM: Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG.

"Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d'acheminer de l'aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme.

D'ici le 1er mars, "si elles daignent nous soumettre les documents qu'elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande", a ajouté Gilad Zwick.

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette "exigence" visait à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires" étrangères.

"L'assistance humanitaire est la bienvenue — l'exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas", a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte.

Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l'approche de l'échéance - mercredi minuit heure locale - imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations.

Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam.

"Marginaliser les acteurs humanitaires" 

Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d'Israël "des garanties et des clarifications" concernant cette demande "préoccupante". Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l'AFP les "actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires".

A Gaza, les employés locaux sont "épuisés" et leurs collègues étrangers "leur apportent un degré additionnel d'aide et de sécurité. Leur présence est une protection", a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l'ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. "On a proposé des alternatives, elles ont refusé".

Mercredi, l'Union européenne a exigé la levée des "obstacles" à l'aide humanitaire.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a lui estimé que "de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza", où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas.

La question de l'aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023.

En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du 7-Octobre.

"Alignement politique" de l'aide 

Le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de "dangereux précédent", dénonçant un "mépris du droit international humanitaire" et une "multiplication des obstacles" à l'aide.

Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG "sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide".

"Subordonner l'aide à un alignement politique (...) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (...) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes" à leurs droits, ajoutent ces signataires d'un communiqué commun.

Selon le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d'aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Mais seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.


La Syrie affirme que l'EI projetait des attaques contre les fêtes du nouvel an

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
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  • Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué
  • L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024

DAMAS: Les autorités syriennes ont affirmé jeudi que le kamikaze qui a tué un policier la veille à Alep était membre du groupe jihadiste Etat islamique et que l'organisation projetait de s'attaquer aux célébrations du nouvel an, en visant notamment des églises.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils".

Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué.

L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024.

Dans le quartier de Bab al-Faraj à Alep, dans le nord du pays, un policier "a eu des soupçons sur une personne qui s'est avérée plus tard être affiliée à Daech", l'acronyme en arabe de l'EI, selon le ministère.

Durant son interrogatoire, l'homme "a ouvert le feu, provoquant la mort d'un officier de police, puis il s'est fait exploser, blessant deux officiers qui tentaient de l'arrêter".

Le 13 décembre, un attentat avait tué deux soldats et un civil américains. Washington l'a attribué à un tireur isolé de l'EI à Palmyre, dans l'est de la Syrie.

En représailles, l'armée américaine a mené une campagne de frappes sur des bases présumées du groupe jihadiste dans le pays, tuant cinq de ses membres selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les autorités syriennes ont aussi mené depuis cette date plusieurs opérations contre l'EI et affirmé le 25 décembre avoir tué un important chef du groupe dans la région de Damas.

En novembre, la Syrie avait officiellement rejoint la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis, lors d'une visite à Washington du président Ahmad al-Chareh.


Yémen: Le cabinet saoudien espère que les forces des Émirats arabes unis se retireront dans les 24 heures

Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
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  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au STC et à toute autre partie au Yémen
  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

RIYAD: Le cabinet saoudien, présidé par le roi Salman, a exprimé mardi l'espoir que les forces émiraties se retireront du Yémen dans les 24 heures, conformément à la demande yéménite, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le cabinet a également déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au Conseil de transition du Sud et à toute autre partie au Yémen, a ajouté SPA.

Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, que le Royaume souhaite renforcer, et a déclaré qu'il se réjouissait de travailler ensemble à tout ce qui renforcerait la prospérité et la stabilité des pays de la région.

Le cabinet a exprimé son regret quant aux résultats des efforts de désescalade que le Royaume a voulu poursuivre et qui se sont heurtés à une escalade injustifiée qui contredit les principes sur lesquels la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen a été fondée, sape ses efforts pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Yémen et est incompatible avec toutes les promesses que le Royaume a reçues des Émirats arabes unis.

Le Cabinet apprécie le rôle de la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen dans la protection des civils dans les gouvernorats de Hadramaout et d'Al-Mahra, en réponse à la demande du président du Conseil présidentiel yéménite Rashad Al-Alimi, et dans la réduction de l'escalade afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité et d'empêcher l'expansion du conflit.

Le cabinet a réaffirmé que le Royaume n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires pour faire face à toute atteinte ou menace à sa sécurité nationale, ainsi que son engagement en faveur de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du Yémen, et son soutien total à M. Al-Alimi et à son gouvernement.

En ce qui concerne les autres affaires régionales, le cabinet a réaffirmé le soutien du Royaume à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la sécurité de la Somalie, et rejette la déclaration de reconnaissance mutuelle entre Israël et le Somaliland, car elle consacre des mesures séparatistes unilatérales qui violent le droit international.