À La Mecque, la Grande Mosquée illustre la réussite du ramadan

Chaque année, des millions de fidèles affluent vers l'Arabie saoudite pour prier dans les deux Saintes Mosquées de La Mecque et de Médine. (AFP)
Chaque année, des millions de fidèles affluent vers l'Arabie saoudite pour prier dans les deux Saintes Mosquées de La Mecque et de Médine. (AFP)
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Publié le Mercredi 12 mai 2021

À La Mecque, la Grande Mosquée illustre la réussite du ramadan

  • L'Autorité chargée de veiller à la sécurité des pèlerins dans les Lieux saints dévoile les coulisses de son action
  • «L'État a mobilisé toutes ses ressources humaines et matérielles afin de couvrir plusieurs aspects, notamment l'ingénierie, la technique et les services, dans le souci du confort des pèlerins»

LA MECQUE: Chaque année, des millions de fidèles affluent vers l’Arabie saoudite pour prier dans les deux Saintes Mosquées de La Mecque et de Médine. Assurer la sécurité et l'approvisionnement en nourriture de ces immenses foules est une tâche monumentale en temps normal mais la pandémie est venue alourdir les préparatifs.

En 2020, l'Arabie saoudite a interdit aux visiteurs étrangers d'effectuer le pèlerinage islamique, ou le Hajj, dans une tentative de contenir la pandémie du coronavirus. Seul un nombre restreint de croyants vivant dans le Royaume a été autorisé à y participer.

À présent que les vols ont repris et que les frontières du Royaume ont été rouvertes, les fidèles sont désormais autorisés à se rendre en Arabie saoudite, à condition de se plier à une série de protocoles rigoureux.

La présidence générale des affaires des deux Saintes Mosquées, chargée de superviser ces protocoles, œuvre toute l'année afin d’améliorer l'expérience des visiteurs et du personnel. Son porte-parole, Hani Haider, a précisé dans une déclaration publiée récemment que «la vaccination est un impératif pour pouvoir accomplir l’Omra et prier dans les deux Saintes Mosquées».

«C'est la première condition requise pour ceux qui demandent une autorisation pour prier, accomplir l’Omra ou visiter la Grande Mosquée de La Mecque. Les autorisations sont accordées via les applications Eatmarna ou Tawakkalna. Pour accéder à la mosquée du Prophète à Médine, il faut passer par l'application Tawakkalna

«Cela s'applique aux personnes qui ont reçu la première dose du vaccin au moins quatorze jours avant leur visite et aux personnes qui se sont complètement rétablies après avoir contracté le coronavirus.»

«Trois voies à proximité de la Sainte Kaaba sont réservées aux personnes âgées et aux personnes ayant des besoins particuliers. Six entrées sont réservées aux pèlerins qui sont autorisés à se rendre par groupes jusqu'à l’esplanade du Mataf en suivant quatorze voies virtuelles», ajoute-t-il.

M. Haider appelle les pèlerins à suivre ces voies pour faciliter la circulation, et les invite à respecter les mesures préventives mises en place pour garantir la sécurité de tous.

Ces mesures sont en grande partie gérées par l'Agence des affaires techniques et des services de la présidence. Sur les passerelles et les places du Mataf, son personnel distribue des bouteilles d’eau jetables provenant du puits de Zamzam.

L’agence supervise également le transport des visiteurs à l'intérieur de la Grande Mosquée et organise leur entrée et leur sortie. Elle aide en outre les personnes ayant des besoins particuliers et supervise le processus de préparation, de désinfection et de diffusion du parfum.

L'agence organise le déplacement des pèlerins à l'intérieur et sur les places de la Grande Mosquée en collaboration avec une équipe de surveillance pour s'assurer du respect des mesures de distanciation liées à la Covid-19.

Ses 4 000 agents de propreté désinfectent et parfument la Grande Mosquée dix fois par jour, utilisant plus de 60 000 litres de désinfectant et 1 200 litres de désodorisant.

En outre, plus de 70 équipes présentes sur le terrain ont suivi une formation pour désinfecter la Grande Mosquée, ses places extérieures et ses salles de bains à l'aide de produits écologiques soigneusement sélectionnés afin de garantir la sécurité des visiteurs.

Dans le cadre des précautions sanitaires, plus de 500 machines automatiques de désinfection des mains, équipées de capteurs, ont été disposées à travers la mosquée.

Le département des Transports a renforcé de son côté sa capacité afin de répondre aux besoins des visiteurs de la Grande Mosquée avec plus de 5 000 véhicules ordinaires et 3 000 véhicules électriques.

Des autocollants soulignant l'importance de la distanciation sociale sont disponibles aux points de distribution, tandis que d'autres signes collés sur les véhicules attestent que ceux-ci sont désinfectés avant et après utilisation.

L'Agence des affaires techniques et des services a également recruté plus de 100 observateurs qui seront déployés aux portes de la Grande Mosquée pour accueillir les pèlerins et les guider vers les zones désignées.

Dix portes sont réservées aux pèlerins, notamment la porte du roi Fahd; la porte Ajyad; la porte Safa; la porte du Prophète; la porte Bani Shaybah; la porte Al-Marwah; la porte Al-Arqam et le pont Al-Marwah.

Des agents de sécurité sont prêts à guider les fidèles si les lieux de prière deviennent surpeuplés.

Parmi les tâches les plus importantes de l'agence figure notamment la supervision du fonctionnement des 200 escaliers roulants et des 14 ascenseurs qui est assurée par plus de 90 ingénieurs et techniciens saoudiens. Ingénieurs et techniciens sont également chargés de vérifier le système de sonorisation qui compte près de 8 000 haut-parleurs, 9 microphones pour l'imam et 6 microphones pour le muezzin.

L'agence se charge en outre d'assurer la climatisation des places de la Grande Mosquée au moyen d’une technologie de pulvérisation d'eau, qui absorbe la chaleur de l'air extérieur et abaisse la température.

Les places de la Grande Mosquée comptent près de 250 ventilateurs de pulvérisation qui sont utilisés pendant les heures de prière, lorsque les places de la Grande Mosquée sont saturées et que la température est élevée.

«L'État a mobilisé toutes ses ressources humaines et matérielles afin de couvrir plusieurs aspects, notamment l'ingénierie, la technique et les services, dans le souci du confort des pèlerins», explique à Arab News Kamelia benta Mohammed al-Daadi, secrétaire adjointe aux services pour les femmes et aux affaires administratives.

Son département a lancé quatre initiatives destinées à améliorer la sécurité et le confort des visiteuses.

La première initiative, baptisée «Safe Sanctuary»(ou «sanctuaire sécurisé»), porte sur la gestion des places et des transports réservés aux femmes, la fourniture de foulards étiquetés et la sensibilisation aux mesures préventives grâce à un système de code-barres qui permet d'identifier les comportements inappropriés.

La deuxième initiative porte le nom de «Good Hospitality» (ou «accueil chaleureux»). Elle contrôle les portes réservées aux femmes, les accueille, les guide et leur propose des services en plusieurs langues.

La troisième initiative concerne l'hygiène et la désinfection des tapis de la Grande Mosquée ce qui permettra aux femmes de rompre leur jeûne et d'effectuer les Tarawih en toute sécurité et hygiène.

Le logo de l'initiative est imprimé sur tous les équipements désinfectés et le personnel a suivi une formation pour manipuler les appareils de désinfection et distribuer des désinfectants et des produits sanitaires dans les établissements pour femmes.

Enfin, la Women Suqya Zamzam Unit du département est chargée de distribuer aux femmes des bouteilles d'eau provenant du puits de Zamzam.

Le Département général pour l'administration, la planification, le perfectionnement des institutions et la technologie a initié de son côté quatre initiatives visant à mieux former son personnel. La première, surnommée «Digital Flashes» relève de l'Unité des services technologiques et électroniques. 

«Elle consiste à rédiger et à concevoir des publications à caractère éducatif destinées à enrichir les connaissances et à développer les compétences numériques. Elle les publie chaque jour sur les différentes plates-formes de réseaux sociaux pendant le mois sacré du ramadan», précise Mme Al-Daadi.

Proficiency (ou «compétence») est une autre initiative conduite par l'Unité de planification, de perfectionnement institutionnel et de qualité. Elle a pour objectif de diffuser de manière active le message et la vision des deux Saintes Mosquées, et d'organiser des ateliers éducatifs.

La troisième, baptisée «Rehabilitation» (ou «réhabilitation»), est mise en œuvre par l'Unité des services des travailleuses intérimaires afin de proposer aux travailleuses intérimaires un programme de réhabilitation avant le début de la saison du Hajj et pour célébrer également la Journée mondiale des managers.

«La quatrième initiative est intitulée “Enrichment” (“enrichissement”) et réalisée par l'Académie de formation pour les femmes», précise Mme Al-Daadi.

«Elle consiste à organiser des forums de sensibilisation qui permettent d’établir des liens entre les employées de la Grande Mosquée et les pèlerines afin de renforcer le niveau de préparation.»


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


IMA: Le centenaire de Youssef Chahine, ou le souvenir d’un cinéaste qui voulait changer le monde

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'exprime aux côtés de l'adjointe au maire Anne Hidalgo (2e à droite) et de l'architecte Philippe Pumain (3e à droite) tandis qu'une photo du réalisateur égyptien Youssef Chahine est projetée sur un écran lors de l'inauguration du cinéma Louxor, le 17 avril 2013 à Paris. (AFP)
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'exprime aux côtés de l'adjointe au maire Anne Hidalgo (2e à droite) et de l'architecte Philippe Pumain (3e à droite) tandis qu'une photo du réalisateur égyptien Youssef Chahine est projetée sur un écran lors de l'inauguration du cinéma Louxor, le 17 avril 2013 à Paris. (AFP)
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  • L’empreinte de Chahine n’est jamais loin de l’œuvre du cinéaste égyptien Yousri Nasrallah, de la Libanaise Randa Chahal, ou encore des réalisateurs syriens Mohammad Malas et Omar Amiralay
  • C’est également à Youssef Chahine que revient le mérite d’avoir découvert la star du cinéma arabe et international Omar Sharif. C’est lui aussi qui fit tourner la diva libanaise Fayrouz dans Le Vendeur d’anneaux

PARIS: Il y a des cinéastes dont on célèbre l’œuvre, et il y a ceux dont on célèbre aussi la présence, l’empreinte humaine, la voix qui continue de résonner longtemps après la disparition. Le réalisateur Youssef Chahine appartient à cette seconde catégorie.

À l’occasion du centenaire de sa naissance, le 25 janvier 1926 à Alexandrie, en Égypte, l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris rend hommage à un géant du cinéma arabe et convoque une mémoire vivante, vibrante, profondément affective.

À partir du 22 janvier, l’IMA déploie un programme dense de projections, de tables rondes, de rencontres et de témoignages, conçu sous la direction attentive de Jean-Michel Frodon, critique et fin connaisseur du cinéma arabe. Un programme qui ne cherche pas à figer Chahine dans un panthéon, mais à le faire revivre, à le réentendre, à le regarder autrement.

Disparu en juillet 2008, Youssef Chahine a accompagné, secoué et parfois dérangé l’histoire du monde arabe dès les années 1950. Son œuvre, composée notamment de 38 longs métrages, est traversée par une urgence permanente : dire le réel sans fard, interroger l’identité, le pouvoir, l’injustice et les appartenances multiples.

Son cinéma est politique, militant, parfois mélodramatique, mais surtout accessible à tous. Il parle de l’Égypte, mais il parle aussi de nous tous.

Ce cinéma, souvent patriotique et combatif, n’a jamais été confortable. Chahine refusait la facilité comme il refusait le silence. Il filmait la société avec une liberté rare, parfois au prix de la censure, souvent au prix de la solitude.

Et pourtant, il n’a jamais cessé de transmettre, d’aider, d’ouvrir la voie. Son œuvre est devenue une école, une matrice pour toute une génération de cinéastes arabes — égyptiens, libanais, syriens — qui ont trouvé en lui un maître, mais surtout un compagnon de route.

L’empreinte de Chahine n’est jamais loin de l’œuvre du cinéaste égyptien Yousri Nasrallah, de la Libanaise Randa Chahal, ou encore des réalisateurs syriens Mohammad Malas et Omar Amiralay.

C’est également à Youssef Chahine que l’on doit la révélation de la star du cinéma arabe et international Omar Sharif. Il fit aussi tourner la diva libanaise Fayrouz dans Le Vendeur d’anneaux, ainsi que la chanteuse Dalida dans Le Sixième Jour.

Mais parler de Youssef Chahine, c’est aussi parler de l’homme. Et la parole de Jack Lang, président de l’IMA et ancien ministre français de la Culture, prend ici une résonance particulière.

Dans un échange avec Arab News en français, Jack Lang ne parle pas d’un monument, mais d’un ami.
« Youssef Chahine, c’est un immense cinéaste », dit-il simplement, avant d’ajouter : « Nous étions liés d’amitié. »

Cette amitié remonte à une époque lointaine. Jack Lang se souvient de sa première rencontre avec son cinéma, presque par hasard, dans une petite salle parisienne.
Le film La Terre, projeté dans un cinéma du Quartier latin, fut pour lui un choc :
« Ce film m’a touché, ébloui. Je me suis dit que je devais rencontrer un jour l’auteur de ces images », confie-t-il.

Ce désir de rencontre n’était pas celui d’un futur ministre, mais d’un jeune homme passionné et curieux, saisi par la puissance d’un regard. La rencontre aura lieu en Égypte, et avec elle, la découverte d’un homme « merveilleusement charmant, ouvert, accessible ».

Chahine n’était ni distant ni intimidant. Il aimait partager, transmettre, faire découvrir. Grâce à lui, Jack Lang entre dans le Caire des artistes, des créateurs et des intellectuels. Il assiste même — privilège rarissime — à un concert de la grande diva Oum Kalthoum.

Ces souvenirs ne sont pas anecdotiques. Ils racontent un homme pour qui l’art était indissociable de la vie, de l’amitié et du plaisir d’être ensemble.

Sauver le cinéma africain

Lorsque Jack Lang devient ministre de la Culture sous la présidence de François Mitterrand, Youssef Chahine est son premier visiteur rue de Valois. Il arrive avec une inquiétude, presque une supplique : sans soutien public, les cinéastes africains et arabes risquent de disparaître.

Cette conversation sera décisive. Elle donnera naissance à un système d’aide directe aux cinéastes, d’abord du Sud, puis élargi à d’autres horizons — une politique culturelle audacieuse, presque visionnaire, qui permettra à de nombreuses œuvres majeures de voir le jour.

« Je lui dois cette idée », reconnaît Jack Lang.

Chahine pensait le cinéma comme une responsabilité collective. Il se battait pour les autres autant que pour lui-même. Généreux, attentif aux jeunes talents, il a accompagné des parcours, encouragé des vocations et porté des projets parfois restés inachevés, mais toujours porteurs de sens.

L’homme, surtout, demeure inoubliable.
« C’est comme s’il était là aujourd’hui », confie Jack Lang. « Sa voix, sa langue, son français impeccable, son intelligence décapante et son humour irrésistible. »

On riait beaucoup avec lui. On se disputait parfois. On pleurait aussi. Chahine était courageux. Il affrontait la censure, les interdits et les régimes autoritaires avec une habileté mêlée de témérité.

Des films comme Le Moineau ou Le Chaos portent cette audace et cette lucidité presque prophétique. C’est cette complexité humaine et artistique que l’IMA a choisi de mettre en lumière.

Le programme du centenaire alterne projections emblématiques et temps de réflexion autour de son héritage, de son regard sur les femmes, de son engagement et de ses combats. Seront notamment projetés La Terre, Le Sixième Jour, Le Destin, L’Émigré et Le Moineau. Autant d’occasions d’écouter ceux qui l’ont connu, aimé, admiré — parfois affronté.

À travers ce centenaire, l’Institut du monde arabe ravive une présence : celle d’un homme qui croyait que le cinéma pouvait changer les consciences, bousculer l’ordre établi et, peut-être, rendre le monde un peu plus juste.


La Grande Table Marocaine sacrée par le prix Art of Hospitality 2026

La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026. (Photo fournie)
La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026. (Photo fournie)
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  • La remise officielle du prix aura lieu lors de la cinquième édition de l’événement, organisée à Abu Dhabi le mardi 3 février 2026, en présence des grandes figures de la gastronomie régionale et internationale
  • Attribuée par l’Académie de vote — composée de plus de 250 professionnels indépendants du secteur culinaire et gastronomes issus de toute la région MENA — cette distinction récompense les établissements qui établissent de nouveaux standards

MARRAKECH: La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026.

La remise officielle du prix aura lieu lors de la cinquième édition de l’événement, organisée à Abu Dhabi le mardi 3 février 2026, en présence des grandes figures de la gastronomie régionale et internationale.

Attribuée par l’Académie de vote — composée de plus de 250 professionnels indépendants du secteur culinaire et gastronomes issus de toute la région MENA — cette distinction récompense les établissements qui établissent de nouveaux standards en matière de service, d’attention portée aux clients et d’expérience globale.

Une hospitalité ancrée dans la tradition marocaine

À La Grande Table Marocaine, l’art de recevoir s’inspire directement des valeurs fondatrices de la culture marocaine : chaleur humaine, générosité et sens du rituel. Chaque détail du parcours client est pensé pour créer un sentiment d’accueil authentique, où élégance et simplicité cohabitent harmonieusement.

Dès l’arrivée des convives, le service se déploie avec précision et discrétion, rythmé par des gestes raffinés et une attention constante. Des moments emblématiques — de l’accueil traditionnel à la cérémonie du thé — sont intégrés naturellement à l’expérience, révélant les récits, symboles et subtilités de l’hospitalité marocaine. Une approche qui positionne le restaurant comme une référence régionale du savoir-recevoir.

Une cuisine d’héritage portée par l’excellence

Sous la direction culinaire de la cheffe multi-étoilée Hélène Darroze, accompagnée du Deputy Executive Chef Karim Ben Baba, expert reconnu de la gastronomie marocaine, La Grande Table Marocaine propose une interprétation raffinée du patrimoine culinaire national.

La brigade, largement féminine, sublime les recettes traditionnelles à travers une exécution contemporaine et précise. Parmi les créations emblématiques figurent notamment une pastilla de pigeon revisitée, des tajines délicatement épicés ou encore le couscous national, véritables marqueurs d’identité et de terroir.

Ces propositions culinaires, pensées pour accompagner sans jamais dominer l’expérience, renforcent l’équilibre entre cuisine et hospitalité. Chaque plat est présenté avec clarté et intention, permettant au service de rythmer le repas comme une véritable narration gastronomique.

Une reconnaissance de l’émotion et du lien culturel

Le Art of Hospitality Award salue la capacité du restaurant à transformer le repas en un moment de connexion culturelle, où le raffinement s’allie à une approche profondément humaine.

« Nous sommes ravis d’annoncer La Grande Table Marocaine comme lauréate du Art of Hospitality Award 2026. Le restaurant incarne les plus hauts standards de service, d’authenticité culturelle et de chaleur humaine. L’engagement constant de l’équipe crée une atmosphère à la fois élégante et intimement personnelle », a déclaré un porte-parole de Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants.

De son côté, Jean-Claude Messant, directeur général de La Grande Table Marocaine, a exprimé sa fierté :

« Cette distinction honore l’ensemble de notre équipe. L’hospitalité au Royal Mansour repose sur la sincérité, la générosité et le sens profond de l’accueil. Notre ambition est d’inviter chaque hôte non seulement à notre table, mais au cœur même de l’esprit du Maroc. Cette reconnaissance est particulièrement significative pour nous. »

Un rendez-vous majeur pour la gastronomie régionale

La cérémonie des Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026 se tiendra à Abu Dhabi le 3 février 2026 au soir. Le programme comprendra notamment #50BestTalks, forum de réflexion réunissant leaders d’opinion du secteur, ainsi que la révélation officielle du classement.

En parallèle, plusieurs événements culinaires ouverts au public animeront la capitale émiratie, dont les 50 Best Signature Sessions et Flavours of 50 Best, offrant aux amateurs de gastronomie des expériences uniques aux côtés de chefs internationaux et régionaux de renom.

Avant la cérémonie finale, le dernier prix à être annoncé sera le One To Watch Award, mettant en lumière un établissement émergent à fort potentiel.


Des trésors mondiaux passent sous le marteau

« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
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  • Points forts internationaux de la vente aux enchères « Origins II » de Sotheby’s, qui se tiendra le 31 janvier à Diriyah

Andy Warhol

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« Muhammad Ali »

Peut-être le nom le plus célèbre du pop art rencontre probablement le sportif le plus célèbre du XXᵉ siècle dans cet ensemble de quatre sérigraphies de 1978, réalisées à la demande de l’homme d’affaires américain Richard Weisman. « Rassembler cette série m’a semblé naturel, car deux des loisirs les plus populaires à l’époque étaient le sport et l’art, mais à ma connaissance ils n’avaient aucun lien direct », expliquait Weisman en 2007. « J’ai donc pensé que faire réaliser la série par Andy inspirerait les amateurs de sport à entrer dans les galeries, peut-être pour la première fois, et que les amateurs d’art découvriraient un grand champion. » Warhol s’est rendu au camp d’entraînement d’Ali pour prendre des Polaroids servant à sa recherche et a été « frappé par la concentration sereine sous-jacente à la puissance d’Ali — sa quiétude contemplative, sa discipline intérieure », selon le catalogue de vente.

Jean-Michel Basquiat

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« Untitles »

Basquiat « émergea de la scène underground new-yorkaise pour devenir l’un des artistes les plus influents de la fin du XXᵉ siècle », précise Sotheby’s. L’œuvre de 1985 présentée ici « témoigne de manière éclatante de sa capacité singulière à transformer le dessin en lieu de réflexion intellectuelle, de mémoire culturelle et d’expression viscérale de soi ». D’origine caribéenne et portoricaine, Basquiat « développa un langage visuel d’une immédiateté et d’une intelligence extraordinaires, où image et texte se heurtent avec une urgence brute », poursuit le catalogue.

Camille Pissarro

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« Vue de Zevekote, Knokke »

Le « Knokke » du titre désigne Knokke-sur-Mer, village balnéaire belge où l’impressionniste franco-danois séjourna à l’été 1894 et produisit 14 tableaux, dont celui-ci. Le village séduisait Pissarro par son « intérêt durable pour la vie provinciale ». Dans cette œuvre, « des coups de pinceau staccato, rappelant ses tableaux des années 1880, se mêlent à la palette de couleurs terreuse de ses œuvres ultérieures. Le paysage résultant, baigné d’une lumière solaire, célèbre les environnements ruraux pittoresques pour lesquels il est le plus connu. »

David Hockney

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« 5 May »

Ce dessin sur iPad provient de la série de 2011 de l’artiste anglais, « Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 », décrite par Sotheby’s comme « l’une des explorations les plus ambitieuses et vibrantes de Hockney sur le paysage, la perception et les possibilités technologiques ». Chaque image documente « de subtiles variations de couleur, de lumière et d’atmosphère » sur le même tronçon de Woldgate, « montrant le paysage comme une expérience dans le temps plutôt qu’un instant figé ». Le catalogue souligne que le printemps a longtemps inspiré les artistes européens, mais qu’« aucun artiste ne l’a observé avec une attention si fascinée et aimante, ni enregistré avec un tel détail comme un processus évolutif ».

Zarina

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« Morning »

Sotheby’s décrit l’artiste indienne Zarina Hashmi — connue sous son prénom — comme « l’une des figures les plus captivantes de l’art international d’après-guerre — une artiste dont les œuvres épurées et méditatives distillent le tumulte d’une vie itinérante en formes visuelles ». Née à Aligarh, en Inde britannique, « la tragédie de la Partition de 1947 a façonné une méditation à vie sur la notion de foyer, à la fois lieu physique et concept spirituel ». Cette œuvre fait partie d’une série de 36 gravures sur bois intitulée « Home is a Foreign Place ».

George Condo

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« Untitles »

Cette peinture à l’huile sur lin de 2016 illustre parfaitement ce que l’artiste américain appelle le « cubisme psychologique », que Sotheby’s définit comme « une reconfiguration radicale de la figure humaine fragmentant l’identité en états émotionnels et perceptifs simultanés ». L’œuvre « condense des décennies de réflexion sur les mécanismes du portrait, s’inspirant du passé artistique tout en affirmant un langage contemporain à la fois incisif et sombrement humoristique », note le catalogue, ajoutant que l’œuvre est « brûlante de tension psychologique et de virtuosité picturale ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com