L'émissaire de l'ONU au Yémen nommé adjoint de Guterres pour les Affaires humanitaires

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, prend la parole lors d'une conférence de presse à la suite de discussions avec l'envoyé spécial américain pour le Yémen et le ministre allemand des Affaires étrangères à Berlin le 12 avril 2021. (Photo, AFP)
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, prend la parole lors d'une conférence de presse à la suite de discussions avec l'envoyé spécial américain pour le Yémen et le ministre allemand des Affaires étrangères à Berlin le 12 avril 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 13 mai 2021

L'émissaire de l'ONU au Yémen nommé adjoint de Guterres pour les Affaires humanitaires

  • Ce poste d'adjoint au chef de l'ONU Antonio Guterres, qui est à l'origine de cette nomination, est ainsi conservé par le Royaume-Uni, qui le détient depuis 2007
  • Aux Affaires humanitaires, Martin Griffiths succédera à une date non précisée à son compatriote Mark Lowcock

ÉTATS-UNIS: L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths que les rebelles Houthis ont récemment refusé de voir, a été nommé secrétaire général adjoint de l'Organisation pour les Affaires humanitaires, ont annoncé mercredi les Nations unies.

Ce poste d'adjoint au chef de l'ONU Antonio Guterres, qui est à l'origine de cette nomination, est ainsi conservé par le Royaume-Uni, qui le détient depuis 2007. 

Malgré une résolution de l'Assemblée générale de 1992 qui avait proscrit tout «monopole» des grandes puissances sur les postes importants à l'ONU, cette longévité se retrouve aussi pour les fonctions d'adjoints pour les Affaires politiques et les Opérations de paix. Ces deux autres postes clés auprès du secrétaire général sont détenus depuis longtemps respectivement par les Etats-Unis et la France.

Apprécié des membres du Conseil de sécurité, voire taquiné pour un optimisme à tout crin en dépit de situations dramatiques, Martin Griffiths, 69 ans, est émissaire de l'ONU pour le Yémen depuis 2018. Ce pays, au bord de la famine, connait actuellement la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

Comme son prédécesseur, le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, Martin Griffiths n'est pas parvenu à faire arrêter le conflit meurtrier qui s'y poursuit depuis des années et s'est même intensifié récemment.

Vendredi, Washington avait dénoncé un refus récent des Houthis de rencontrer l'émissaire de l'ONU, qui aurait permis, selon l'administration américaine, d'aller vers une solution au conflit. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed avait lui aussi, avant son départ, subi une rupture de relations avec les Houthis.

«Un médiateur ne peut obliger les parties à négocier», a plaidé mercredi devant le Conseil de sécurité l'émissaire de l'ONU, lors d'une réunion mensuelle sur le Yémen, en déplorant une «escalade sans relâche» des violences commises par les Houthis à Marib, dans le centre du pays.

Aux Affaires humanitaires, Martin Griffiths succédera à une date non précisée à son compatriote Mark Lowcock, qui avait réclamé en début d'année de retrouver sa famille restée au Royaume-Uni, selon une source proche.

Ex-diplomate britannique, né le 3 juillet 1951, M. Griffiths avait été avant le Yémen directeur de la fondation European Institute of Peace à Bruxelles, et participé à la création du Center for Humanitarian Dialogue à Genève, spécialisé dans le dialogue politique.

Au préalable, il a aussi été conseiller de l'ex-chef de l'ONU Kofi Annan lors de négociations sur la Syrie et coordinateur humanitaire de l'ONU pour la région des Grands lacs en Afrique dans les années 1990.

En 1994, Martin Griffiths avait été nommé directeur des Affaires humanitaires de l'ONU à Genève puis en 1998 chef-adjoint à New York de l'OCHA (Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU), qu'il va désormais prochainement diriger.


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.