Le Canada dénonce la conduite «inadmissible» de l’Iran depuis le crash du vol ukrainien

Dans cette photo qui date du mois de janvier, des individus brandissent des portraits des victimes du vol PS752 d'Ukraine International Airlines, abattu près de Téhéran par les Gardiens de la révolution iraniens. (Photo, Reuters)
Dans cette photo qui date du mois de janvier, des individus brandissent des portraits des victimes du vol PS752 d'Ukraine International Airlines, abattu près de Téhéran par les Gardiens de la révolution iraniens. (Photo, Reuters)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Le Canada dénonce la conduite «inadmissible» de l’Iran depuis le crash du vol ukrainien

  • Les Gardiens de la révolution iraniens ont abattu le vol d'Ukraine International Airlines peu de temps après son décollage de l'aéroport de Téhéran
  • L'Iran était sur le qui-vive après avoir tiré des missiles sur des bases irakiennes qui abritaient des forces américaines à la suite de l’élimination de Qassem Soleimani

OTTAWA: Le Canada a condamné jeudi la conduite «inadmissible» de Téhéran depuis que les Gardiens de la révolution ont abattu un avion de ligne l’année dernière et tué 176 personnes, dont des dizaines de Canadiens, et a promis de maintenir la pression afin d’obtenir des réponses sur ce qui s’est réellement passé.

Les commentaires du ministre des Affaires étrangères Marc Garneau sont parmi les plus fermes qu'Ottawa ait fait à ce jour au sujet de la catastrophe du janvier 2020.

«Le comportement du gouvernement iranien a été franchement inadmissible au cours des quinze derniers mois. Nous allons poursuivre (Téhéran) jusqu’à ce qu’il rende des comptes», a déclaré Garneau devant un comité de députés chargés d’élucider le crash.

Les Gardiens de la révolution iraniens ont abattu le vol d'Ukraine International Airlines peu de temps après son décollage de l'aéroport de Téhéran. L'Iran explique que ses forces étaient en état d'alerte en raison d’un contexte de confrontation régionale avec les États-Unis.

L'Iran était sur le qui-vive après avoir tiré des missiles sur des bases irakiennes qui abritaient des forces américaines, à la suite de l’élimination, quelques jours auparavant, de son commandant militaire le plus puissant.

Qassem Soleimani a été tué lors d’une frappe de missiles américains sur l'aéroport de Bagdad.

Selon Garneau, il a fallu des mois de pression sur l'Iran, avec lequel le Canada n'a pas de relations diplomatiques, pour que Téhéran soumette les enregistreurs de vol à une analyse indépendante. La République islamique n'a toujours pas expliqué pourquoi son espace aérien n'avait pas été fermé à l'époque.

En mars, l’organisme de l’aviation civile iranienne a attribué l’accident à un radar mal aligné ainsi qu’à une erreur d’un agent de défense aérienne. L'Iran a inculpé 10 responsables dans la foulée.

L'Ukraine et le Canada avaient alors critiqué le rapport et qualifié d’insuffisant. Mais Garneau est allé plus loin jeudi. C’est «absolument inadmissible (…) ils rejettent le blâme sur des individus en bas de l’échelle qui maniaient la batterie de missiles, mais n’attribuent aucune responsabilité au sein de la chaîne de commandement», 

Le Canada a préparé son propre rapport judiciaire sur la catastrophe, et doit le publier dans les semaines à venir, affirme le ministre.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.