Le Bitcoin chute après le rapport Binance et l’annonce de la position de Tesla

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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Le Bitcoin chute après le rapport Binance et l’annonce de la position de Tesla

  • Le bitcoin est tombé à 45 700 dollars, son taux le plus bas depuis le 1er mars, puis s'est stabilisé à 49 312 dollars sur les marchés asiatiques vendredi matin
  • La plus grande cryptomonnaie du monde a chuté de 17% mercredi à la suite des déclarations d'Elon Musk

NEW YORK / LONDRES / TOKYO: Le Bitcoin est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis plus de dix semaines, après qu'une enquête réglementaire sur l'échange de cryptomonnaie Binance a mis sous pression le chef de Tesla Inc., Elon Musk, qui a changé de position par rapport à  la monnaie numérique.

Bloomberg a rapporté jeudi que, dans le cadre de l'enquête Binance, le département américain de la Justice et l'Internal Revenue Service ont recherché des informations auprès de personnes ayant un aperçu de ses activités.

Le Bitcoin est tombé à 45 700 dollars (1 dollar = 0,83 euro), son niveau le plus bas depuis le 1er mars, puis s'est stabilisé vendredi matin à 49 312 dollars sur le marché en Asie.

La plus grande cryptomonnaie du monde a chuté de 17% mercredi lorsque Musk a annoncé que Tesla, pour des raisons liées à l’environnement, cesserait d'accepter la cryptomonnaie en paiement de ses voitures électriques.

«Les questions environnementales sont un sujet incroyablement sensible en ce moment, et la décision de Tesla pourrait servir de réveil aux entreprises et aux consommateurs qui utilisent le bitcoin et qui n’ont jusqu'à présent pas pris en compte son empreinte carbone», déclare Laith Khalaf, analyste chez AJ Bell.

Le Bitcoin reste environ 70% plus élevé pour l'année et plus de 1 000% supérieur à son niveau de 3 850 dollars de 2020.

Binance n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Une de ses porte-parole a déclaré à Bloomberg que la société ne fait pas de commentaires spécifiques, mais qu'elle prend ses obligations légales au sérieux et collabore avec des régulateurs.

Elon Musk a fait face à des pressions concernant l'impact environnemental du Bitcoin.

Ethereum, la deuxième plus grande cryptomonnaie, est tombée à 3 543,62 dollars et a changé de mains pour la dernière fois à 3 656 dollars, en baisse d'environ 4%. Mercredi, Ethereum a atteint un record de 4 380,64 dollars.

Le 8 février, Tesla a annoncé qu'elle avait acheté 1,5 milliard de dollars de bitcoins et acceptait cette monnaie comme paiement pour ses véhicules électriques, annonce qui a été l'un des facteurs de la flambée de la monnaie numérique cette année.

Musk a fait face à des pressions concernant l'impact environnemental du Bitcoin. La cryptomonnaie repose sur des ordinateurs, en concurrence pour résoudre des problèmes mathématiques élaborés, qui utilisent d'énormes quantités d'électricité.

«Nous sommes préoccupés par l'utilisation croissante d’énergies fossiles pour le minage et les transactions du Bitcoin, en particulier le charbon, qui produit les pires émissions de tous les combustibles», tweete Musk.

Les commentaires de Musk ont ​​ébranlé les marchés, même s'il a déclaré que Tesla ne vendrait aucun bitcoin et recommencerait à l'accepter dès que le «minage» serait passé à une énergie plus durable.

Dans un deuxième tweet jeudi, Musk a dénoncé la quantité «insensée» d'énergie utilisée pour produire le bitcoin, ce qui a fait baisser ce dernier.

Jeffrey Wang, directeur des Amériques basé à Vancouver chez Amber Group, un fournisseur de services de cryptomonnaie, déclare que la vente plus large d'actifs à risque sur les marchés traditionnels est un autre facteur à l'origine de la chute du bitcoin mercredi.

«Je ne crois pas que tout se vend seulement à cause de cette nouvelle. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase en matière de risques supplémentaires dans la vente», déclare Wang.

 Le bitcoin fluctue depuis qu'il a atteint un record de 64 895,22 dollars à la mi-avril, tombant à 47 000 dollars à peine onze jours plus tard, avant d’osciller autour de 58 000 dollars depuis le début du mois de mai.

Préoccupations environnementales

Aux taux actuels, le minage de bitcoins dévore environ la même quantité d'énergie par an que les Pays-Bas en 2019, selon des données de l'Université de Cambridge et de l'Agence internationale de l'énergie.

Les actions de Tesla ont baissé de 2,4%, tandis que le plus grand échange de cryptomonnaie américain, Coinbase, a chuté de près de 9%. Les cryptomonnaies moins fortes ont été moins affectées par les nouvelles.

«La raison donnée dans le tweet est l'utilisation d’énergies fossiles, mais la plupart des cryptomonnaies ont déjà trouvé des moyens plus efficaces et se sont surpassées.»

Le Dogecoin a perdu plus d'un tiers de sa valeur dimanche après que Musk, dont les tweets avaient attisé la demande pour la monnaie plus tôt cette année, l'a qualifié d’«arnaque» dans l'émission humoristique Saturday Night Live.

Mardi, cependant, il demandait à ses abonnés sur Twitter s'ils voulaient que Tesla accepte le Dogecoin et il a du coup grimpé vendredi en Asie après que Musk a de nouveau tweeté à ce sujet et déclaré qu'il travaillait sur des améliorations de ses systèmes de transaction.

Dogecoin a augmenté de 20% à 52% vendredi selon Binance, et s'est échangé pour la dernière fois à 0,4825 dollar.


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).