Pourquoi le bitcoin consomme-t-il une énergie de «dingue»?

Un employé inspecte l'équipement informatique utilisé pour le minage de cryptomonnaies au centre «Kriptounivers» (CryptoUniverse) lors d'une présentation du plus grand centre de minage de cryptomonnaies de Russie à Kirishi le 20 août 2018. (Photo, AFP)
Un employé inspecte l'équipement informatique utilisé pour le minage de cryptomonnaies au centre «Kriptounivers» (CryptoUniverse) lors d'une présentation du plus grand centre de minage de cryptomonnaies de Russie à Kirishi le 20 août 2018. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

Pourquoi le bitcoin consomme-t-il une énergie de «dingue»?

  • «Si le bitcoin était un pays il utiliserait la même quantité d'électricité par an que la Suisse»
  • Pour tenter de sortir de la consommation excessive d'énergie, une solution serait alors de passer du «proof of work» à un système moins énergivore

NEW YORK: Devenu l'un des oracles des cryptomonnaies, le patron de Tesla Elon Musk a fait trembler le cours du bitcoin en fustigeant mercredi son impact croissant sur l'environnement, jusqu'à poser des questions sur l'avenir de la devise virtuelle.

«L'utilisation d'énergie sur les derniers mois est dingue», a encore tweeté jeudi matin le milliardaire fantasque en partageant un graphique du Cambridge bitcoin electricity consumption index (CBECI).

Sur ce tableau figure l'évolution de la consommation d'électricité estimée de la devise virtuelle, en hausse quasi-constante depuis 2016 et en nette accélération depuis la fin 2020, sur une base annualisée. 

Elle est actuellement estimée à son plus haut historique, à 149 TWh (terawatt-heure).

«Si le bitcoin était un pays il utiliserait la même quantité d'électricité par an que la Suisse», décryptent les analystes de Deutsche Bank dans une note. 

À titre de comparaison, Google a consommé 12,2 TWh en 2019, et l'ensemble des centres de données dans le monde à l'exception de ceux qui minent du bitcoin, consomme environ 200 TWh, selon George Kamiya, analyste à l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Mais les choses se compliquent à la lecture de la fourchette haute des estimations du CBECI. La pente est bien plus verticale et pourrait s'envoler au-dessus de 500 TWh si les chasseurs de bitcoin, les «mineurs», utilisaient le matériel le plus énergivore, montre cet indice.

Le cours du bitcoin a plongé de 15%, à son plus bas depuis deux mois et demi, après l'annonce mercredi d'Elon Musk que Tesla n'accepterait plus le paiement de ses véhicules en bitcoin tant que son minage consommerait autant d'énergies fossiles, notamment le charbon. 

Les clients du constructeur, qui a aussi investi en février 1,5 milliard de dollars dans la devise virtuelle, pouvaient officiellement l'utiliser depuis fin mars. 

À l'origine de la consommation toujours plus effrénée d'énergie sur le marché du bitcoin, dont la capitalisation a dépassé les 1 000 milliards de dollars en début d'année avant de redescendre, il y a la juteuse récompense convoitée par ces mineurs, à grand renfort de centres de données dédiés. 

 

Équations complexes

Le code du bitcoin prévoit que les personnes qui participent au réseau, prouvent leur travail en résolvant des équations complexes, qui n'ont pas de rapport direct avec les transactions. En échange, ils reçoivent automatiquement une récompense en bitcoin toutes les dix minutes.

C'est un des principes fondateurs de la star des cryptomonnaies, créée en 2008, par un ou des anonymes qui voulaient une monnaie numérique décentralisée: la «proof of work» ou preuve de travail, qui vise à garantir l'intégrité du réseau.

À mesure que le cours du bitcoin augmente, l'intérêt pour le minage grandit lui aussi et la consommation d'électricité avec.

Ce qui n'est pas sans conséquence pour l'environnement: la revue scientifique Nature a publié le mois dernier une étude montrant que le minage de bitcoins en Chine, qui alimente près de 80% du commerce mondial de cryptomonnaies, risque de compromettre les objectifs climatiques du pays.

Dans ce pays, une partie du minage s'effectue grâce à du charbon particulièrement polluant, le lignite. 

Or pour disposer d'une énergie décarbonée dans le pays à même de permettre un minage massif en énergie renouvelable, il faudra attendre les environs de 2060, anticipe Bloomberg.

Concernant le minage, «de nombreuses personnes diront qu'une grande partie est renouvelable», expliquent les analystes de Deutsche Bank. «Or une part encore plus grosse ne l'est pas du tout!».

Pour tenter de sortir de la consommation excessive d'énergie, une solution serait alors de passer du «proof of work» à un système moins énergivore, qui permettrait d'éviter d'une partie des processeurs, une solution envisagée par la deuxième cryptomonnaie, l'ethereum. Mais difficile de voir le bitcoin adopter un tel changement, qui risquerait de rendre le réseau moins décentralisé et sécurisé.

«La décision de Tesla fait office de prise de conscience brutale pour les entreprises et les consommateurs possédant du bitcoin, et qui n'avaient jusque là pas fait attention à la facture écologique», souligne Laith Khalaf, analyste pour AJ Bell.

«Cela montre que l'adoption sur le long terme de cette monnaie par les entreprises, les consommateurs et les investisseurs est encore très incertaine».


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.