L'Address Beach Resort à Dubaï bat le record du monde Guinness

L’Address Beach Resort est situé sur la bande de The Beach à Jumeirah Beach Residence. (Fourni)
L’Address Beach Resort est situé sur la bande de The Beach à Jumeirah Beach Residence. (Fourni)
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Publié le Vendredi 14 mai 2021

L'Address Beach Resort à Dubaï bat le record du monde Guinness

  • Address Hotels and Resorts arrivera bientôt en Arabie Saoudite… Entre-temps, la société enregistre des records aux Émirats arabes unis
  • L’Address Beach Resort est le dernier né du portefeuille d’Address Hotels and Resorts, qui fait partie d’Emaar Hospitality Group des EAU

DUBAÏ: Address Hotels and Resorts arrivera bientôt en Arabie Saoudite… Entre-temps, la société enregistre des records aux Émirats arabes unis (EAU).

L’ambiance était animée quand nous sommes entrés dans le hall de l'Address Beach Resort à Dubaï. Le salon fonctionnait à pleine capacité (conformément aux directives de santé et de sécurité Covid-19), on y servait du thé, du café et des collations légères aux touristes, aux groupes d'amis et aux hommes d'affaires.

À la réception, nous avons été accueillis par un membre du sympathique personnel. C'était notre première visite dans cet l'hôtel qui a ouvert ses portes en décembre, et nous avions de grands espoirs – non seulement en raison de son excellent emplacement et de sa vue imprenable, mais aussi de ses caractéristiques de record du monde Guinness. On en parlera plus tard…

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L’enseigne gère actuellement neuf hôtels dans le pays. (Fourni)

 

L’Address Beach Resort est le dernier né du portefeuille d’Address Hotels and Resorts, qui fait partie d’Emaar Hospitality Group des EAU. L’enseigne gère actuellement neuf hôtels dans le pays, et un en Égypte. Son premier en Arabie saoudite, le Jabal Omar Address Makkah, devrait ouvrir cette année.

Les tours jumelles de l'hôtel de Dubaï sont hautes, 77 étages précisément, avec 217 chambres et suites, 443 chambres meublées et 478 résidences non meublées.

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L'hôtel a récemment fait la une des journaux après avoir obtenu le titre de record du monde Guinness pour la plus haute piscine à débordement extérieure dans un bâtiment. (Fourni)

 

Le complexe propose différents types de chambres – principalement avec vue sur la marina ou la mer – et comprend une suite panoramique exclusive de deux chambres et une suite présidentielle de trois chambres.

Nous avons opté pour une simple chambre de luxe avec vue sur la mer, mais ce n'était en aucun cas en dessous de la moyenne. Spacieuse, conçue avec des tons neutres, un nombre de meubles adéquat… Le plus, sans conteste? Sans aucun doute les fenêtres, du sol au plafond, qui offrent une vue magnifique sur Bluewaters Island et Ain Dubai.

Le seul inconvénient: les fenêtres peuvent se salir à cause de l'humidité, et sans un nettoyage quotidien, il peut y avoir des moments où la vue est moins claire. Donc, pour ceux qui souhaitent prendre des photos en hauteur, il est recommandé de réserver une chambre avec balcon.

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Les tours jumelles de l'hôtel de Dubaï sont hautes, 77 étages précisément, avec 217 chambres et suites, 443 meublées et 478 résidences non meublées. (Fourni)

 

Notre chambre spacieuse comportait une salle de bains tout aussi spacieuse – avec baignoire et douche séparées (malheureusement, notre douche à cascade était défectueuse) – et des produits de toilette Lorenzo Villoresi Firenze.

Alors que l’Address Beach Resort est situé sur la bande de The Beach à Jumeirah Beach Residence, l'étendue des installations de l'hôtel peut rendre moins attrayantes pour certains les aventures à l’extérieur.

Pour notre petit-déjeuner, un buffet chaud et froid était proposé au restaurant ouvert toute la journée, qui donne sur les piscines privées et la plage du complexe. Seul inconvénient: la plage est surveillée par des patrouilles de sécurité et un sentier public passe au milieu.

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Le complexe propose différents types de chambres – principalement avec vue sur la marina ou la mer – et comprend une suite panoramique exclusive de deux chambres et une suite présidentielle de trois chambres. (Fourni)

 

Cependant, ceux qui veulent plus d'intimité peuvent opter pour la piscine à débordement au 77e étage – réservée aux adultes. Malheureusement, notre visite a eu lieu juste avant l'ouverture au public de la piscine et de Zeta Seventy Seven, un restaurant adjacent qui propose de la cuisine asiatique «fusion».

L'hôtel a récemment fait la une des journaux après avoir obtenu le record du monde Guinness pour la plus haute piscine extérieure à débordement dans un bâtiment, et le plus haut étage de pont aérien occupable. Et les photos en soulignent le caractère remarquable.

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L'élégant et décontracté Li'Brasil est situé au rez-de-chaussée et dispose d'un espace extérieur relaxant. (Fourni)

 

Pour une vue plus large, le centre de remise en forme situé au 75e étage est un autre point d'observation inattendu et remarquable, d’où l’on peut regarder le monde d’en haut. Il dépasse largement l’attrait de l'écran de télévision du tapis roulant.

Pour la restauration de niche, nous avons découvert l'élégant et décontracté Li'Brasil, situé au rez-de-chaussée et doté d'un espace extérieur relaxant. Nous avons partagé des assiettes de haricots noirs, des cigares au fromage, du filet de bœuf frotté au café et des fruits de mer marinés avec du riz noir. Lors de notre visite, le restaurant célébrait l'anniversaire d'un cinéaste égyptien bien connu, événement auquel ont assisté plusieurs visages familiers. Certainement un point d’intérêt.

L’Address Beach Resort offre certainement plus de points forts que faibles, mais la conception du bâtiment implique parfois un trop grand nombre de trajets dans des ascenseurs qui sont parfois lents. Et maintenant que Zeta Seventy Seven a ouvert ses portes, que penseront ceux qui viennent de finir une séance d'entraînement de l’idée de partager un ascenseur avec des convives bien habillés? Peut-être l’excuse parfaite pour ne pas aller à la gym…

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« The Other Bennet Sister » : quand Mary Bennet sort enfin de l’ombre

Ella Bruccoleri dans « The Other Bennet Sister ». (Fournie)
Ella Bruccoleri dans « The Other Bennet Sister ». (Fournie)
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  • The Other Bennet Sister réinvente l’univers d’Orgueil et Préjugés en plaçant Mary Bennet, longtemps éclipsée par ses sœurs, au cœur du récit
  • La série séduit par une héroïne authentique, une évolution crédible et une romance de la Régence portée par chaleur, sincérité et charme

DUBAÏ : Mary Bennet — l’enfant du milieu maladroite dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen — a toujours vécu dans l’ombre de ses sœurs plus glamour, davantage connue pour ses faux pas sociaux que pour une grande histoire d’amour.

Mais The Other Bennet Sister braque les projecteurs sur Mary et, ce faisant, livre une série pleine de charme qui mêle récit d’apprentissage et romance de la Régence avec un résultat des plus réjouissants.

Adaptée du roman de Janice Hadlow, la série débute en revisitant les événements familiers d’Orgueil et Préjugés. Plutôt que d’imposer aux spectateurs une nouvelle relecture exhaustive, elle s’appuie sur la voix off de Mary, aussi pragmatique que savoureuse, pour résumer l’histoire emblématique d’Austen avec un mélange d’esprit et d’exaspération. Nous assistons une fois encore aux drames de la famille Bennet, mais cette fois à travers le regard de la sœur perpétuellement reléguée à l’arrière-plan.

Ces premiers épisodes sont particulièrement réussis parce qu’ils permettent au public de retrouver l’univers d’Austen. Mais la série prend véritablement son envol lorsque Mary quitte la maison familiale pour s’installer à Londres. À partir de là, The Other Bennet Sister cesse d’être un simple récit parallèle ludique pour devenir une œuvre plus riche et plus profonde.

À Londres, Mary devient gouvernante chez sa tante et son oncle, interprétés avec charme par Indira Varma et Richard Coyle. Leur demeure devient un refuge où Mary commence peu à peu à découvrir qui elle est, au-delà des attentes et des humiliations qui avaient façonné son existence.

Surtout, sa transformation ne paraît jamais artificielle. Trop souvent, les récits consacrés à des femmes longtemps ignorées gomment leurs aspérités pour les conformer aux standards traditionnels de beauté, d’élégance ou d’assurance. Ici, même lorsqu’elle s’épanouit, Mary reste maladroite, directe et socialement gauche. Elle parle encore avec trop de franchise. Elle continue de mal interpréter certaines situations. Elle ne s’intègre toujours pas complètement. C’est cette honnêteté qui donne à la série sa véritable force émotionnelle.

Et puis il y a la romance. La série comprend parfaitement pourquoi les histoires d’amour situées à l’époque de la Régence fascinent autant le public. Mary attire l’attention de deux prétendants très différents : le charismatique M. Ryder — incarné avec un charme irrésistible par Laurie Davidson — et le sensible avocat M. Heyward (Donal Finn). La série reprend plusieurs codes bien connus du genre, mais avec tant de sincérité et de chaleur que cela n’a finalement aucune importance.

The Other Bennet Sister réussit parce qu’elle comprend quelque chose que les adaptations de Jane Austen oublient souvent : tout le monde n’est pas Elizabeth Bennet. Certaines personnes sont maladroites. Certaines mettent plus de temps à trouver leur voix. Et parfois, ce sont précisément ces histoires-là qui méritent d’être racontées. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« À dream of Saudi Arabia », un livre émotion de Gilles Bensimon

Avec son nouveau livre, « A Dream of Saudi Arabia », le photographe de renommée internationale Gilles Bensimon signe un nouveau chapitre de son idylle avec le royaume d’Arabie saoudite. (Photo fournie)
Avec son nouveau livre, « A Dream of Saudi Arabia », le photographe de renommée internationale Gilles Bensimon signe un nouveau chapitre de son idylle avec le royaume d’Arabie saoudite. (Photo fournie)
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  • Pendant trente-deux jours, le photographe a parcouru l’Arabie saoudite sans annonce, presque à pas feutrés. Il n’y avait ni mise en scène ni attente particulière, juste une disponibilité, un désir de capter en toute spontanéité des instants de vie
  • Bensimon a toujours photographié ainsi : d’abord des visages, ceux des grandes figures de la mode et du show-business lorsqu’il était directeur de la photographie du magazine ELLE

PARIS: Avec son nouveau livre, « A Dream of Saudi Arabia », le photographe de renommée internationale Gilles Bensimon signe un nouveau chapitre de son idylle avec le royaume d’Arabie saoudite.

arabie saoudite

Plus qu’un simple ouvrage, c’est un voyage intérieur, un regard posé avec douceur sur un pays que Gilles Bensimon a connu tardivement et qui semble l’avoir profondément transformé.

Pendant trente-deux jours, le photographe a parcouru l’Arabie saoudite sans annonce, presque à pas feutrés. Il n’y avait ni mise en scène ni attente particulière, juste une disponibilité, un désir de capter en toute spontanéité des instants de vie de ce pays.

C’est sans doute cela qui donne à ses images leur authenticité et leur sensibilité : elles ne cherchent pas à prouver, elles accueillent et immortalisent.

arabie saoudite

Bensimon a toujours photographié ainsi : d’abord des visages, ceux des grandes figures de la mode et du show-business lorsqu’il était directeur de la photographie du magazine ELLE.

Mais ici, quelque chose change. Le regard est autre, empreint de sentiment et de spiritualité. Il devient plus lent, plus attentif, presque méditatif. Et ce qu’il capte en Arabie saoudite ne relève pas du spectaculaire, mais de l’infime : une lumière sur un mur, un geste autour d’un café, un silence dans un désert.

arabie saoudite

Très vite, ce voyage dépasse le cadre esthétique et devient une expérience intime. « Il y a dans ce pays un sens de la spiritualité absolument remarquable », confie-t-il à Arab News en français.

Chez lui, ce mot n’a rien d’abstrait, car ce qui frappe Bensimon, avant tout, c’est l’hospitalité : simple, immédiate, offerte sans condition.

« On n’avait pas annoncé qu’on arrivait, les gens ne me connaissaient pas. Et pourtant… » Il y a dans cette phrase une forme d’étonnement presque enfantin, comme si le photographe découvrait un monde où la relation humaine prime encore sur tout le reste.

De cette proximité naît une forme d’adhésion et de sensibilité. Il raconte, presque à mi-voix, qu’il a suivi le Ramadan avec ceux qui l’accueillaient, non par obligation, mais par désir de partage. « Je ne voulais pas être différent », dit-il simplement.

Et puis il y a cette phrase, surprenante de sincérité : « Si j’habitais là-bas, je deviendrais musulman. » Lorsqu’on l’écoute vraiment, on comprend qu’au fond, il ne parle pas d’une conversion, mais d’une reconnaissance, celle d’une unité. « Je crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu », ajoute-t-il tranquillement.

Dans son récit, les religions cessent d’être des frontières et redeviennent des racines communes. Lorsqu’il en parle, ce n’est pas pour comparer, mais pour relier et réconcilier silencieusement.

Ce regard, Bensimon l’étend aussi à l’histoire. Il s’agace doucement des clichés, des raccourcis, des ignorances. « Les gens parlent sans connaître », dit-il.

Lui découvre un pays de culture, de mémoire, de complexité : un pays qui ne se laisse pas réduire et, surtout, un pays en mouvement.

Car « A Dream of Saudi Arabia » n’est pas seulement un livre sur un territoire, mais un livre sur une transformation. Bensimon en perçoit les signes, notamment dans la place des femmes, dans les évolutions du quotidien, dans cette interaction entre tradition et modernité qui traverse chaque image.

Ses photographies ressemblent alors à des fragments de temps. Elles saisissent, loin de tout préjugé, ce qui est là et ce qui est en train de disparaître.

C’est d’ailleurs cela, au fond, qui le pousse déjà vers un autre projet, car la boucle, pour lui, n’est pas refermée. « Il faut faire ces choses maintenant, parce qu’elles vont disparaître », confie-t-il.

Dans son esprit, un nouveau livre prend forme. Il ne s’agira plus seulement de parcourir un pays, mais de retrouver des traces, des gestes anciens, des modes de vie en voie d’effacement. Il parle de caravanes, de traversées, de ces itinéraires oubliés qui racontaient autrefois le monde autrement.

Après avoir saisi l’instant présent de l’Arabie saoudite, Bensimon semble vouloir en explorer la mémoire profonde, avant qu’elle ne s’efface.

Il y a dans cette démarche quelque chose de presque mélancolique, mais aussi une forme d’urgence douce : photographier pour garder, regarder pour comprendre et, surtout, rester fidèle à ce qui l’anime depuis toujours, soit une curiosité intacte pour les êtres et les lieux.

Le lancement du livre s’est d’ailleurs inscrit dans cette même logique immersive, lors d’un événement grandiose au Molière, hôtel particulier dédié aux événements d’importance.

Entre projections monumentales, installations sensorielles et mise en scène enveloppante, le public a été invité à vivre, plus qu’à découvrir, l’univers du photographe : une expérience totale, à l’image du voyage qu’il raconte.

Avec « A Dream of Saudi Arabia », Gilles Bensimon ne signe pas seulement un livre : il poursuit un dialogue entre les cultures, les croyances et les époques, qu’il avait entamé avec son magnifique ouvrage dédié à AlUla, publié en 2021.


Un nouveau chapitre culturel franco-saoudien : le cinéma s’invite à Villa Hegra

Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
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  • Villa Hegra lance un programme international d’écriture de scénarios à AlUla, renforçant la coopération culturelle franco-saoudienne autour du cinéma
  • Cette initiative s’inscrit dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui ambitionne de faire d’AlUla un nouveau pôle régional de création cinématographique

Paris : À AlUla, oasis minérale nichée dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le temps semble suspendu entre vestiges antiques et ambitions futuristes, et c’est ici que Villa Hegra, résidence d’artistes inaugurée en 2025, ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire en accueillant une nouvelle activité : le cinéma.

À l’occasion du Festival de Cannes 2026, la résidence annonce le lancement d’un programme international d’écriture de scénarios, en partenariat avec Film AlUla et l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA), une initiative qui marque l’entrée officielle du septième art dans l’ADN d’AlUla et, plus largement, dans la stratégie d’influence du royaume.

Depuis sa création, Villa Hegra s’est imposée comme un symbole du dialogue culturel entre la France et l’Arabie saoudite, dans des domaines tels que les arts visuels, la recherche et le spectacle vivant.

L’arrivée du cinéma constitue donc une extension presque naturelle, car, plus que tout autre art, le cinéma est un carrefour entre l’écriture, l’image, la musique, la mémoire et le regard sur le monde.

En lançant la résidence “The Art of Shaping Film Ideas”, Villa Hegra ne se contente pas d’ajouter une corde à son arc, mais se positionne comme un lieu où se fabriquent les récits de demain.

Le choix de s’appuyer sur des partenaires comme le Groupe Ouest et le programme (LIM) Less is More fait écho à l’expertise de ce groupe dans l’accompagnement des auteurs et traduit une ambition claire : privilégier la qualité des histoires avant même leur mise en production.

Ce qui frappe dans cette résidence, c’est aussi sa géographie, puisque le programme se déploie entre la Bretagne, au nord de la France, et AlUla, deux territoires que le cinéma tente de rapprocher.

Ce dialogue entre deux lieux marqués par des paysages rocheux puissants définit l’ambition du projet, qui est de faire se rencontrer des imaginaires, croiser des sensibilités et créer des ponts là où il n’y en avait pas.

Pour comprendre pleinement la portée de cette initiative, il faut la replacer dans le cadre plus large de la transformation que vit l’Arabie saoudite depuis quelques années, dans laquelle le cinéma s’impose comme l’un des piliers de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans le cadre de cette stratégie, la réouverture des salles de cinéma en 2018, après plus de trois décennies d’interdiction, a constitué un tournant qui a enclenché des investissements dans des studios de tournage, des festivals internationaux et la formation des talents.

Longtemps perçue comme un décor spectaculaire capable d’accueillir des tournages internationaux grâce à ses paysages uniques, AlUla se dote donc d’une nouvelle ambition : transformer ce décor en laboratoire.

Avec Villa Hegra, les studios de production et désormais cette résidence d’écriture, AlUla cherche à devenir un lieu où l’on pense le cinéma. En accompagnant les cinéastes dès la genèse de leurs projets, la résidence entend faire émerger des histoires capables de circuler, de toucher et de faire rêver.

Depuis l’accord intergouvernemental de 2018 ayant conduit à la création d’AFALULA, les collaborations se sont multipliées dans les domaines de la culture, du patrimoine et du tourisme. Le cinéma apparaît aujourd’hui comme un prolongement naturel de cette coopération.

Il offre un terrain d’échange où l’expertise française, notamment en matière d’écriture et de formation, rencontre les ambitions saoudiennes, qui ne pourront s’accomplir que sur le long terme, car la construction d’une identité cinématographique nécessite un temps de maturité.