Turquie: les rivaux d'Erdogan montent en flèche dans les sondages avant l’élection de  2023

Ekrem Imamoglu salue ses partisans après avoir été élu maire d'Istanbul (Reuters)
Ekrem Imamoglu salue ses partisans après avoir été élu maire d'Istanbul (Reuters)
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Publié le Mardi 18 mai 2021

Turquie: les rivaux d'Erdogan montent en flèche dans les sondages avant l’élection de  2023

  • Les personnalités de l’opposition turque gagnent du terrain auprès des électeurs avant l’élection présidentielle cruciale de 2023
  • Au cours des meetings qui ont réuni les dirigeants de l'opposition sont évoquées les moyens de faire émerger un candidat commun capable de rallier des segments plus larges de la société

ANKARA: Les personnalités de l’opposition turque gagnent du terrain auprès des électeurs avant l’élection présidentielle cruciale de 2023 et sont susceptibles de constituer une menace majeure pour le président Recep Tayyip Erdogan et son parti au pouvoir, selon des sondages récents. 

Le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, et celui d'Ankara, Mansur Yavas, sont à la tête de municipalités contrôlées par l'opposition dans les deux plus grandes villes de Turquie; ils ont déjà défié Erdogan et son parti lors des élections locales du mois de mars 2019. 

Au cours des récents meetings qui ont réuni les dirigeants de l'opposition sont évoquées les différents moyens de faire émerger un candidat commun capable de rallier des segments plus larges de la société turque. 

La dernière enquête d’Istanbul Economics, un institut de recherche de premier plan, montre que Yavas et Imamoglu obtiennent désormais de meilleurs résultats qu'Erdogan dans les sondages. 

Lorsqu’on demande aux électeurs de faire un choix entre le président turc actuel et Yavas, les résultats montrent que 52,5% des électeurs préfèrent Yavas, contre 38,1% qui se prononcent en faveur d’Erdogan. 

De même, 51,4% des électeurs choisiraient Imamoglu et seuls 39,9% d’entre eux voteraient pour Erdogan lors d’une élection présidentielle. Ils lui préféreraient également Meral Aksener, présidente du mouvement de centre-droit le Bon Parti (ou IYI), avec 45,4% contre 39,1% pour Erdogan. 

L'enquête Turkey Report («le rapport turc»), a été menée dans 12 villes auprès de 1 506 personnes. La société de sondage a récemment révélé que le soutien populaire au Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir et à son partenaire, le Parti d’action nationaliste (MHP), a chuté à 45%, face à l'opposition, qui se trouve à 55%. 

La pandémie de Covid-19 a également ébranlé la confiance accordée au gouvernement, en raison des échecs perçus dans sa gestion en Turquie. 

Erdogan s’est récemment «excusé» auprès des Turcs qui ont dû faire face à des difficultés financières à cause des restrictions imposées par la pandémie et du ralentissement économique qui en a découlé. 

Pour le Dr Berk Esen, politologue de l’université Sabanci d’Istanbul, plusieurs raisons expliquent le déclin de la popularité d’Erdogan ces derniers mois. 

«La pandémie a aggravé un ralentissement économique qui avait déjà sévèrement frappé les citadins les plus modestes, dont la majorité est fidèle au parti au pouvoir», déclare-t-il à Arab News. 

«De nombreux électeurs estiment que l'administration d’Erdogan a mal géré la pandémie, tant sur le plan médical que sur le plan économique», poursuit Esen.  

«Bien que la Turquie ait été épargnée par la catastrophe qu’on a pu observer dans d'autres pays populistes de droite comme le Brésil et l'Inde, le nombre de cas reste trop élevé et les campagnes de vaccination ne se sont pas déroulées comme prévu. La Turquie n’est parvenue à vacciner que 13% de sa population et elle a éprouvé des difficultés pour se procurer davantage de vaccins de multiples provenances», ajoute-t-il. 

Le nombre de vaccins contre la Covid-19 administrés en Turquie a atteint 25 millions ce lundi. Cependant, la dépendance excessive à l'égard du vaccin chinois Sinovac et les retards d'expédition, au sujet desquels on soupçonne des manœuvres politiques, ont placé le pays dans une grave situation face à la hausse des cas de coronavirus. 

La pandémie a également menacé les moyens de subsistance des personnes défavorisées du pays; les suicides au sein des foyers et les petites entreprises qui se retrouvent en faillite sont des phénomènes qui deviennent de plus en plus fréquents. De nombreuses personnes, y compris parmi les électeurs de l'AKP, commencent à se sentir délaissés, explique Esen. 

«Les précautions que le gouvernement a prises contre la pandémie sont considérées par beaucoup comme insuffisantes, scientifiquement tout à fait inutiles, mal planifiées et appliquées de manière sélective. Ces restrictions nuisent aux entreprises locales et augmentent le taux du chômage dans tout le pays», déplore-t-il. 

Au cours du premier trimestre 2021, quelque 29 000 commerçants ont mis la clé sous la porte – une augmentation de 11% par rapport à la même période en 2020. 

En outre, de grands rassemblements pro-gouvernementaux, ainsi que d'autres événements «super-propagateurs» comme des manifestations de masse, ont provoqué un tollé dans le pays. De nombreux Turcs ont accusé le gouvernement de pratiquer une politique de deux poids deux mesures au sujet des mesures sanitaires, notamment avec les règles de distanciation sociale. 

Esen déclare que, en distribuant moins que la plupart des autres pays membres de l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques, NDLR], le gouvernement n'a offert qu'une assistance sociale limitée aux pauvres, sans prendre la mesure de l'augmentation de la précarité et du taux de chômage. 

«Il y a chez les électeurs un ressentiment à l’égard de l'AKP, qui est soupçonné de favoriser ses propres membres à travers de vastes stratagèmes de corruption et des accords commerciaux véreux», précise-t-il. 

«Dans ce contexte, les maires de l'opposition des grandes régions métropolitaines comme Istanbul et Ankara ont vu leur popularité augmenter. C’est la conséquence de la dépendance accrue des citadins précaires à l'aide sociale et du fait qu’on accorde des services publics aux quartiers populaires», affirme-t-il encore. 

Une autre enquête menée par la société de recherche turque Gezici révèle que 51% des personnes interrogées seraient prêtes à voter pour Kemal Kilicdaroglu, le chef du principal mouvement d’opposition, le Parti républicain du peuple, alors que 49% voteraient pour Erdogan lors du second tour de l’élection présidentielle en Turquie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


« Le Hezbollah doit choisir entre le Liban et l’Iran », affirme Jean-Yves le Drian

Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
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  • Les frappes sur Beyrouth marquent une escalade majeure malgré une trêve censée s’appliquer à toute la région
  • Jean-Yves le Drian insiste sur une issue diplomatique, incluant la sécurité régionale et la libre circulation maritime dans le détroit d’Ormuz

DUBAÏ : Au lendemain de frappes israéliennes inédite sur Beyrouth, la communauté internationale s’inquiète d’une nouvelle phase d’escalade au Proche-Orient. En dix minutes, une centaine de frappes ont visé la capitale libanaise, sans avertissement, causant des centaines de morts et de blessés.

Pour Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, la violence de l’attaque marque un seuil critique, lors d’un entretien accordé à Arab News en français.

Il évoque « un carnage effrayant » et juge ces frappes « intolérable[s] », rappelant qu’elles interviennent alors même qu’une trêve venait d’être acceptée par les principales parties, notamment les États-Unis et l’Iran.

Au cœur de la crise, la trêve apparaît à la fois essentielle et déjà compromise. Selon l’ancien ministre, celle-ci est « claire dans ses principes, sans ambiguïté, et devait s’appliquer à l’ensemble de la région, incluant le Liban ».

Mais la poursuite des opérations militaires en vide largement la portée. En frappant Beyrouth, Israël agit, selon lui, à rebours de la dynamique diplomatique qui avait permis l’instauration de ce cessez-le-feu. Une contradiction qui rend la situation « extrêmement grave » et alimente une méfiance généralisée entre les acteurs.

Dans ce contexte, le Liban apparaît comme un théâtre secondaire d’un affrontement régional qui le dépasse. Jean-Yves le Drian insiste sur ce point : les combats se poursuivent sur le sol libanais alors même que les protagonistes principaux ne sont pas directement liés au pays.

Cette situation met en péril des éléments fondamentaux de l’État libanais. « Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'intégrité et la souveraineté du Liban », souligne-t-il, décrivant un pays pris au piège d’une confrontation extérieure.

Malgré ses failles, la trêve reste, selon lui, une nécessité stratégique. Elle devait permettre de stopper une spirale jugée « inacceptable », tant pour la stabilité régionale que pour l’économie mondiale.

Mais sa fragilité est évidente. « Chacun suspecte l'autre de mensonge, de mauvaise interprétation ou de cacher son jeu », explique M. le Drian, ajoutant que la poursuite des frappes sur le Liban empêche toute stabilisation réelle.

Dans cette crise, Jean-Yves le Drian désigne clairement le rôle du Hezbollah, qu’il considère comme à l’origine de l’engrenage initial des frappes contre Israël, en lien avec l’Iran. Mais il dénonce simultanément la riposte israélienne, qu’il juge « complètement disproportionnée ».

Cette dynamique crée une situation paradoxale : loin d’affaiblir le Hezbollah, l’intensification des frappes pourrait renforcer son influence.

« L'aggravation des tensions aujourd'hui et l'aggravation du conflit renforcent indirectement le rôle du Hezbollah qui est en train de s'ériger en protecteur de la nation », ajoute M. le Drian.

C’est dans ce contexte qu’il formule une mise en garde centrale : « Il faut que le Hezbollah choisisse ou c'est le Liban, ou c'est l'Iran. Il n'y a pas d'alternative. » Un choix qu’il espère voir tranché en faveur de l’État libanais, notamment par une partie de la population chiite.

Il souligne toutefois que le Liban dispose aujourd’hui d’un « gouvernement de qualité », qu’il décrit comme responsable et engagé dans le renforcement de l’État. Celui-ci a notamment affirmé que « seul l'État a le monopole des armes ».

Mais « ce gouvernement est aujourd'hui en difficulté face à l'aggravation de la crise », explique M. le Drian, insistant sur la nécessité de le soutenir, notamment par les partenaires internationaux et les pays du Golfe.

Malgré l’intensité des combats, une voie politique demeure envisageable. Le gouvernement libanais a récemment proposé l’ouverture de discussions directes avec Israël, une initiative que Jean-Yves le Drian qualifie d’effort « considérable ».

Il y voit une opportunité rare, estimant que cette initiative pourrait constituer un tournant si elle était saisie. Dans un contexte où la guerre ne produit pas de solution durable, il insiste sur la nécessité de redonner toute sa place à la négociation.

Les pays du Golfe apparaissent également comme des acteurs clés dans cette tentative de désescalade. Indirectement affectés par le conflit, ils ont soutenu les efforts de médiation.

« Il y a eu une offre de négociation […] avec le soutien de plusieurs pays du Golfe, en particulier avec le soutien de l'Arabie saoudite », explique M. le Drian.

Pour Jean-Yves le Drian, cette implication ouvre la voie à une redéfinition plus large de la sécurité régionale, fondée sur « une sécurité collective ».

Concernant les opérations israéliennes dans le sud du Liban, M. le Drian met en garde : « toute intervention d'occupation de la part d'Israël sur le Liban est contraire au droit international. »

Il rappelle que les précédentes opérations de ce type ont favorisé le renforcement du Hezbollah, une dynamique qu’il estime à ne pas reproduire.

Au-delà des enjeux stratégiques, la situation humanitaire se dégrade rapidement. « L'intervention israélienne a mis sur la rue quasiment un million de déplacés qui aujourd'hui survivent », explique M. le Drian.

Jean-Yves le Drian alerte sur le risque d’une aggravation rapide, avec des conséquences potentiellement graves pour la cohésion interne du pays.

Face à cette crise, la France maintient son engagement. Elle soutient les forces armées libanaises, notamment par la livraison récente de véhicules blindés, et poursuit son action humanitaire.

L’objectif est clair : renforcer l’État libanais dans ses fonctions régaliennes, en particulier sa capacité à assurer le monopole de la force.

Pour Jean-Yves le Drian, la poursuite du conflit ne peut mener qu’à une impasse. Tous les acteurs en sont conscients, estime-t-il, ce qui rend d’autant plus urgente la reprise des discussions.

Il réaffirme la nécessité d’une solution diplomatique : « La France a toujours considéré qu'il fallait régler les conflits par la voie de la négociation. »

Les paramètres d’un accord existent déjà : « C'est sur la table, il faut en discuter. »

Dans ce contexte, il élargit la réflexion aux enjeux régionaux et internationaux, en particulier la liberté de circulation maritime. « La libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz est essentielle », explique-t-il, avertissant que toute perturbation engendre « des difficultés considérables pour l'économie mondiale ».

Il souligne enfin que des initiatives sont déjà envisagées pour sécuriser cette zone stratégique, notamment par des dispositifs d’escorte maritime, une fois la désescalade suffisamment engagée. À cet égard, le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont permis de mobiliser un ensemble de pays volontaires pour accompagner la sécurisation du trafic maritime dans le Golfe.

Dans une région sous tension, le Liban apparaît ainsi à un moment décisif de son histoire — entre effondrement et sortie de crise par la diplomatie, sur fond d’équilibres régionaux et économiques encore fragiles.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.